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Les articles de Caroline LHOMME

Après avoir travaillé une quinzaine d'années dans l'édition, Caroline LHOMME, une rupture d'anévrisme lui a fait découvrir le monde du handicap.Aujourd'hui, elle profite de cette expérience douloureuse mais finalement très riche pour écrire sur des sujets très variés.

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Interview de Luc ARNAL : Prix Emergence Scientifique pour la Recherche Fondamentale 2020

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La Fondation Pour l’Audition a annoncé hier lors de son événement « A l’Ecoute de la Vie » les lauréats de ses Prix Scientifiques, nourrissant des espoirs inédits sur la compréhension et la réponse aux troubles de l’audition. Le « Prix Emergence Scientifique pour la Recherche Fondamentale » est décerné́ à Luc ARNAL pour ses travaux sur les circuits de l'audition "non classiques », ou comment certains sons (cris de bébés, hurlements humains, alarmes stridentes…) sont traités par le cerveau différemment du langage. Luc ARNAL est chercheur à l’Institut Pasteur et codirige, avec Diane Lazard, l’équipe « Cognition et Communication Auditive » (ACCLab) à l’Institut de l’audition, à Paris. Son groupe étudie les réseaux qui acheminent les sons au cerveau, la manière dont ils y sont traités et les réactions comportementales qu’ils engendrent. Il combine pour cela des méthodes pointues de psycho acoustique, d’imagerie cérébrale et de modélisation numérique.

1/ Qu’est-ce que l’équipe cognition et communication auditive ?

Chez l’homme comme chez l’animal, la communication sonore joue un rôle essentiel dans la capacité à partager des informations à distance et à réagir de façon concertée. La perte ou la dégradation de notre faculté à entendre et à communiquer a des conséquences dramatiques sur notre vie mentale et sociale. L’équipe de recherche Cognition et Communication Auditive utilise la Neuro-imagerie et la modélisation informatique pour mieux comprendre comment le cerveau humain perçoit les signaux de communication tels que la parole, la musique ou certaines vocalisations émotionnelles. Nous nous intéressons aussi à mieux comprendre pourquoi et comment certains sons sont perçus comme désagréables et peuvent induire des réactions particulières. Ces recherches ouvrent des perspectives pour mieux comprendre pourquoi les réponses cérébrales à certains sons sont affectées dans des désordres telles que la maladie d’Alzheimer, l'anxiété, ou l’épilepsie.

2/ Quels sons sont les plus désagréables pour le cerveau ?

Notre équipe cherche a comprendre comment et pourquoi certains sons – comme les sons de klaxons, les alarmes ou les cris de bébés – induisent des émotions négatives. Dans certains cas, entendre peut-être épuisant voire douloureux. Le bruit, la pollution sonore liée par exemple au trafic automobile constituent des facteurs de risque pour notre santé auditive et mentale. La surexposition aux hurlements d’un nouveau-né peut même mener le cerveau humain à réagir de façon inconsidérée voire même dangereuse, comme dans le syndrome du bébé secoué. Nos travaux de recherche récents ont permis de révéler le rôle de circuits émotionnels profonds impliqués dans le traitement de ces sons désagréables.

3/ Comment s’en protéger ?

Le danger principal pour notre audition c'est l'intensité sonore. Il est essentiel, et c'est un problème de santé publique identifié depuis longtemps, de protéger nos oreilles contre les sons trop intenses en utilisant des protections efficaces telles que des bouchons d'oreille. Dans le cas du cri de bébé, lorsqu'il est prolongé et déclenche une fatigue et un stress excessif pouvant mener à des réactions brutales, certains pays recommandent de réduire l'impact de la surexposition en s'isolant momentanément et en se reposant sur une aide extérieure.

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