Stats

Les articles de Caroline LHOMME

Après avoir travaillé une quinzaine d'années dans l'édition, Caroline LHOMME, une rupture d'anévrisme lui a fait découvrir le monde du handicap.Aujourd'hui, elle profite de cette expérience douloureuse mais finalement très riche pour écrire sur des sujets très variés.

Pour moins de 6€/mois*
Une protection juridique c'est l'assurance d'avoir à tout instant un JURISTE compétent dans le domaine du handicap , des aidants ou des séniors qui vous soutienne dans vos démarches vis à vis de tiers. * paiement annuel

Une histoire d’Héritages

Au début, il y a le silence. Un silence presque dérangeant pour les personnes entendantes mais terriblement banal pour les personnes sourdes. Un prologue voulu uniquement en langue des signes. D’ailleurs tout au long de cette pièce, certains passages sont uniquement en LSF et d’autres en langue parlée, une incompréhension partagée. L’International Visual Theatre est un lieu d’échange et de réflexion autour du monde de la langue des sourds. Au mois de février, le théâtre a proposé la pièce Héritages. Au cœur de l’intrigue, Julien, sourd de naissance, revient dans la maison de son enfance. Il y retrouve son frère et sa sœur, la famille réunit évoque le souvenir du père disparu. Mais pour Julien cette évocation est douloureuse, son père a toujours été opposé à la langue des signes. Un père qui l’obligeait à parler même si Julien n’y parvenait pas toujours. Une histoire qui sert de prétexte pour Bertrand Leclair qui souhaitait aborder la délicate histoire du Congrès de Milan qui interdisait la langue des signes. Une pièce menée par l’excellent jeu d’une troupe bilingue, des acteurs entendants (Serpentine Teyssier et Marc Berman) et des acteurs sourds (Simon Attia, Noémie Churlet et Thomas Leveque). Une troupe qui ne cesse d’évoquer une très belle entente et surtout des efforts mutuels pour communiquer : « Nous voulions que les sourds connaissent l’histoire de la langue des signes », explique Emmanuelle Laborit, celle qui a mise en scène cette pièce. Cette jeune femme sourde en a marre que l’on regarde la surdité en se demandant comment la réparer, « pourquoi ne pas voir la langue des signes française comme une langue à part entière ? ». Mais ce qui fait la force de cette pièce reste certainement la vraisemblance des situations. De nombreuses personnes sourdes se sont retrouvées dans les échanges entre Julien, son frère et sa sœur. Des moments d’incompréhension et d’amour que beaucoup ont vécu au sein de leur propre famille. Johanna Amselem7/03/2011

Suggestions: Voici des contenus traitant les même thèmes

Actualité