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Les articles de Méline, innovations, nouveautés, projets...

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Découvrez ou redécouvrez les séjours répits ANAÉ ouverts à tous !

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Si vous ne connaissez pas encore l’ANAÉ, c’est le moment de découvrir cette association loi 1901 à but non lucratif créée en 1956 par les Scouts et Guides de France.

L’association a un leitmotiv : LES VACANCES ACCESSIBLES À TOUS, et a pour vocation de proposer des séjours vacances adaptés à 100% des besoins pour les enfants en situation de handicap, tout handicap et niveau d’autonomie confondus.

L’ANAÉ dispose de trois lieux d’hébergements situés au cœur de la Nature… Le milieu marin avec le Var, et le grand air de la montagne avec la Savoie… Découvrez les offres ANAÉ pour les vacances de juillet et août 2022.

Les séjours proposés pour l’été 2022

  • Du samedi 2 au samedi 9 juillet 2022 à Pralognan-la-Vanoise : Chambre familiale : Adulte 412 €, Enfant 12-16 ans 330 € et Enfant 4-11 ans 268 € Ou Chambre double : Adulte 548 € – Chambre individuelle : Adulte 618 €.
  • Du samedi 13 au samedi 20 août 2022 à St-Sorlin d’Arves : Chambre familiale : Adulte 497 €, Enfant 12-16 ans 398 € et Enfant 4-11 ans 323 € Ou Chambre double : Adulte 661 € – Chambre individuelle : Adulte 746 €.
  • Du samedi 20 au samedi 27 août 2022 à Pralognan-la-Vanoise : Chambre familiale : Adulte 497 €, Enfant 12-16 ans 398 € et Enfant 4-11 ans 323 € Ou Chambre double : Adulte 661 € – Chambre individuelle : Adulte 746 €.

Les tarifs du service à la personne « Halte répit »

  • Prestation vie quotidienne 7h-10h et 20h-22h : 35 € / heure. Du lundi au vendredi inclus.
  • Prestation d’accompagnement entre 9h et 17h : 28 € / h ou 70 € la 1/2 journée (9h-12h ou 14h-17h) / 175 € la journée (9h-12h + repas du midi 12h-14h + 14h-17h).

Du lundi au vendredi inclus

  • Prestation d’activité à la demi-journée 9h-12h ou 14h-17h : 99 € l’activité : ski assis ou Cimgo (vélo 4 roues).

Disponibles tous les jours de la semaine, week-end inclus.

Les autres prestations

  • Prestation vie quotidienne : aide au lever et au coucher, aide au repas, aide à la toilette.
  • Prestation d’accompagnement : promenades de proximité, visite locales (chèvrerie, chevreaux l’été, Maison du Parc de la Vanoise, église du village, commerces et marché), aller boire un chocolat chaud, prendre un goûter en pleine nature, petites activités manuelles, jeux de société au centre…
  • Atelier jeux pour enfants en situation de handicap.

Contacts et réservations :

Pour toute demande d’information complémentaire ou inscription à l’un de nos séjours, n’hésitez pas à prendre contact avec ANAÉ :

L’équipe se tient à votre disposition du lundi au vendredi pour vous répondre et vous apporter toute précision utile.

L’ANAÉ est convaincue que la mixité entre personnes valides et personnes handicapées est importante. Ainsi, notre association accueille chaque année un large public concerné ou non par le handicap :

  • Familles, couples, amis.
  • Individuels en séjours adaptés tout compris.
  • Groupes : handisports, comités d’entreprises, associations, clubs…
  • Classes découvertes et colonies de vacances.
  • Institutions spécialisées en transferts d’établissements.
  • Organismes de Vacances Adaptées (O.V.A.).
  • Formations BAFA et ski assis.
Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Tom Global, un projet humanitaire mondial qui propose des objets à fabriquer soi-même en impression

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Vous ne le savez peut-être pas, mais il existe un projet humanitaire mondial qui ambitionne d’aider 250 millions de personnes en élaborant et en diffusant des solutions à source ouverte très abordables pour aider les personnes âgées, les personnes handicapées et les plus démunis. Les fichiers peuvent être téléchargés gratuitement et imprimés avec une imprimante 3D et du filament PLA par exemple… Il est également possible de commander les produits déjà imprimés.

Ce projet baptisé TOM (Tikkun Olam Makers) est né en 2015, en Israël. En 2020, TOM Communities était présente dans 23 pays, sur les cinq continents et plus de 450 solutions ont été proposées depuis sa création…

La vision de TOM est un monde dans lequel la technologie et l'innovation permettent à chacun d'accéder à des solutions abordables pour ses besoins.

Prenons quelques exemples pour mieux comprendre le principe de TOM Global !

Le Gyro Tasse est un dispositif gyroscopique qui se connecte à la béquille et stabilise la tasse, et l'empêche de renverser le liquide. Au cours des itérations ultérieures des groupes de développeurs TLV, l'appareil a été simplifié tout en stabilisant mieux les gobelets et il s'adapte à presque toutes les poches lorsqu'il n'est pas utilisé.

Le Gyro Tasse se destine aux personnes à mobilité réduite qui utilisent des béquilles dans leur vie quotidienne.

La Boîte à dés est un lanceur de dés qui aide les personnes qui manquent de motricité fine à jouer à des jeux basés sur les dés. Le produit est composé d'un dôme en plastique, d'une base imprimée en 3D et de deux dés. Le dôme peut être acheté dans n'importe quelle quincaillerie.

Dans chacune des « fiches produits », vous retrouvez le type d’imprimante à utiliser, et les outils ou accessoires nécessaires pour fabriquer le produit vous-même.

Participez au Makeathon de Paris les 12 et 13 juillet !

TOM arrive enfin en France !

TomGlobal organise un Makeathon inédit à La Ruche Paris les 12 et 13 juillet 2022.

Pendant 48h seront réunis makers, designers, ingénieurs, codeurs et personnes en situation de handicap pour trouver des solutions aux défis du quotidien de ces derniers. Tout est expliqué dans cette vidéo d'une minute :

https://www.youtube.com/watch?v=PCO5EzPHFJE

Pour vous inscrire en tant que Maker c’est par ici : https://forms.gle/2FPBg2ZT9snBAFjcA

Pour proposer votre challenge c’est par ici :

https://forms.gle/wkqcXJ1iLDUDKoHq8

Tom Global est à découvrir absolument, c’est une véritable mine d’or d’objets innovants, faciles à fabriquer, et accessibles à tous ceux qui possèdent une imprimante 3D… Il fallait vraiment y penser, ce concept est vraiment génial !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Lilavie, l'actualité facile à comprendre, une association qui redonne le goût de la lecture !

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Connaissez-vous l’association Lilavie ? Cette association, unique en France, basée à Laval (53) a pour but de favoriser le lien social, l’appartenance à la société et la reconnaissance humaine de publics en difficultés avec la lecture.

Ses domaines d’action sont multiples et s’adressent aux personnes âgées, aux personnes en situation de handicap ainsi qu’aux actions culturelles et de loisirs.

Lilavie propose des journaux écrits avec des phrases courtes et des mots simples, les rendant facilement accessibles aux personnes rencontrant des difficultés avec la langue écrite… Cela permet donc à ces personnes de rester informées sur l’actualité, de mieux la comprendre et de garder un contact culturel avec le monde qui l’entoure.

Lilavie propose quatre journaux : ViteLu Sequoia, ViteLu Lilas, ViteLu Nymphéa et Vite Lu Sourds. Chacun des journaux se destinent à un public particulier…

ViteLu Sequoia est un journal de 2 pages, support à l'animation d'ateliers revue de presse, expression et se destine à l’échange avec les personnes âgées sur la société actuelle…

Il se destine aux professionnels des EHPAD ou foyers pour personnes âgées… Mais il peut aussi s’adresser aux CCAS qui peuvent distribuer ce petit journal lors des portages de repas par exemple.  

L’abonnement est de 77€ par an pour moins de 149 exemplaires ou de 105€ par an pour 150 exemplaires et plus. Il paraît les mardis et jeudis.

ViteLu Lilas est un journal de 2 pages, pour comprendre l'information, se l'approprier... mais aussi pour s'exprimer autour de l'actualité, débattre ensemble ! Il se destine aux professionnels de l’éducation qui accompagnent des personnes en situation de handicap mental ou psychique… Il se veut un outil pour animer les activités et échanger autour de l’actualité.

L’abonnement est de 77€ par an mais il peut aussi être disponible en individuel. Il paraît les mardis et jeudis.

ViteLu Nymphea est un journal de 2 pages, outil d'échange pour comprendre l'actualité, découvrir, débattre, support pour la lecture, l’expression écrite ou orale. Il s’adresse aux professionnels et bénévoles qui interviennent auprès de personnes en difficultés avec la lecture (lycées, associations de lutte contre l’illettrisme, épicerie sociales, structures pénitentiaires etc.). Il est conçu pour encourager ceux qui rencontrent des difficultés à lire, à mieux comprendre nos institutions, mais également à exprimer leurs propres incompréhensions. Il est fait pour susciter l’envie de lire, d’apprendre, de connaître et d’aller plus loin.

L’abonnement est de 77€ par an mais il peut aussi être disponible en individuel. Il paraît les mardis et jeudis.

ViteLu Sourds est un journal de 2 pages qui se destine donc à ceux qui n’entendent plus ou qui entendent mal. Ce journal propose un contenu en deux parties. La première se consacre à l’actualité en général avec deux grands sujets expliqués et illustrés… Et la seconde partie est consacrée à l’information des sourds… Articles sur la langue des signes, activités pour les personnes sourdes, événements, spectacles en langue des signes ou accessibles aux sourds etc. Mais, également des services accessibles comme les banques ou assurance…

L’abonnement est de 50€ par an en individuel et de 77€ par an pour les associations, écoles, entreprises etc. Il paraît les mardis et jeudis.

Tous les journaux Lilavie sont transmis par mail ou par fax et peuvent être imprimés en format A3 ou A4.

Retrouvez toutes les actions de Lilavie sur leur site internet.

Retrouvez également quelques exemplaires du ViteLu Lilas ou du ViteLu Nymphea en cliquant sur les liens. 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Focus sur le Festival Entendez-Voir du 18 au 26 juin 2022 à Strasbourg

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Dans un mois, le festival Entendez-Voir ouvrira les portes de sa 4ème édition à Strasbourg. Du 18 au 26 juin 2022, la capitale alsacienne accueillera une rencontre multi-facette, un espace intergénérationnel et multiculturel.

Le Festival Entendez-Voir est né du constat suivant : les livres et films présentés n’étaient pas accessibles à tous publics, notamment aux personnes sourdes ou malentendantes ou aux déficients visuels. Yves Wansi créé et porte cet événement culturel depuis 2019 pour mettre la culture à la portée de tous…

L’objectif de l’édition 2022 : militer contre la sédentarisation des déficients visuels en organisant des manifestations innovantes et porteuses qui rassemblent. Voici le programme !

Projections cinématographiques 

Plusieurs films seront mis à l’honneur lors de cette édition 2022 :

  • Aline, film de Valérie Lemercier retraçant la vie de Céline Dion
  • Rouge comme le ciel de Cristiano Bortone qui s’inspire de la vie de Mirco Mencacci, un ingénieur du son italien aveugle qui réussit à surmonter son handicap et à réaliser ses rêves.
  • Na wewe d’Ivan Goldschmidt qui revient sur la guerre civile au Burundi. Un conflit génocidaire opposant les Hutus et les Tutsis.
  • Voir la Corse autrement de Christine Stromboni & Yves Wansi, un documentaire qui relate l’expérience d’une quinzaine de randonneurs malvoyants, non-voyants et voyants issus de d’horizons différents et qui se retrouvent en Corse pour relever un défi : se lancer à l‘assaut des sentiers de randonnée.

Des expositions « Hors Les Murs »

Le festival Entendez-Voir ! 2022 c'est la culture accessible partout et pour tous. Comme chaque année, le festival se déroule dans différents lieux de Strasbourg : dans les rues, la forêt, des espaces dédiés aux concerts, expositions et animations.

  • Balade en lecture le 19 juin 2022 au Château du Pourtalès 10h30 pour une traversée de la forêt du Pourtalès agrémentée par l’instant d’une citation, d’un proverbe, d’une lecture (en Braille), d’une déclamation, d’un conte, un dicton, un mot, une phrase, d’un poème…
  • Mon StrasTour le 20 juin 2022 – 19h devant l’Office du Tourisme près de la Cathédrale et le 25 juin à 10h30 où Yvoir Yvoir & Vue (d’) ensemble vous proposent une visite touristique de Strasbourg adaptée aux personnes handicapées avec MonStrasTour.
  • Exposition (IN)audibles du 21 au 25 juin 2022 au Nootoos une exposition qui se décrit ainsi : Voyager, c’est explorer, c’est raconter des perceptions et des évènements vécus.

Et bien d’autres choses encore…

Le festival Entendez-Voir accueillera également un concours de Podcast, un salon du livre, d’autres expositions comme « Les enluminures » ou encore l’occasion de profiter d’expériences sensorielles avec « Plan Sonore » ou le « Centre de Transcription ».

De nombreuses animations pour petits et grands sont également au programme :

  • La 3D & VR pour celles et ceux qui s’intéressent au dessin virtuel
  • Les Bagues musicales un jeu dans lequel on porter de petits anneaux bout des doigts capables de transformer n'importe quel objet sur lequel on tapote en son
  • Kamishibaï un théâtre de papier japonais

Des rencontres avec des auteurs, des acteurs économiques de l’inclusion ou encore des conférences sur l’autisme, le braille ou l’art visuel du ChantSigne…

Un joli programme pour un événement à ne pas manquer si vous vous trouvez dans la jolie ville de Strasbourg du 18 au 26 juin 2022.

Retrouvez l’intégralité du programme de cet événement sur le site officiel du site Entendez-Voir !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Découvrez les chouettes, un nouveau service d'aide à domicile pour les personnes âgées

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Lorsque nous vieillissons, il s’avère que, parfois, nous sommes dans l’obligation de quitter notre logement. Que ce soit la solitude qui devient difficile à supporter ou encore la maladie qui s’installe, la plupart des personnes âgées se retrouvent en maison de retraite à un certain âge. Mais pour certaines d’entre elles, il est inconcevable de terminer leur vie dans l’un de ces établissements.

Ce que ne nous savons malheureusement pas assez c’est qu’il existe des structures différentes des maisons de retraite. En effet, de plus en plus d’alternative se créent afin de faciliter la vie des personnes âgées. Parmi celles-ci se trouvent « les Chouettes ».

Les Chouettes, qu’est-ce-que c’est ?

Comme son nom l’indique, les Chouettes est un service de nuit pour les personnes âgées inventé par le groupe Ernesti. Ce sont généralement de jeunes étudiants qui se portent volontaires afin de passer quelques nuits chez différentes personnes âgées et veiller sur elles.

Ce tout nouveau concept a été créé par deux jeunes Bordelais et se présente comme un service de garde de nuit à domicile nommé Ernesti. Ce nom original n’est autre qu’une sous-espèce de chouettes, animaux vivant la nuit.

Ce service permet notamment une relation intergénérationnelle entre étudiants dans le domaine de la santé et personnes âgées en perte d’autonomie ou non.

Mais quel est le prix de ce service et en quoi consiste-t-il réellement ?

Pour ce qui est de son prix, celui-ci est relativement abordable. Le service de garde Ernesti est facturé 52 euros par nuit. Lors de celle-ci, les jeunes étudiants âgées de 20 à 30 ans s’occuperont de la personne âgée.

Ce service comprend une aide pour le dîner, le coucher mais également le lever le matin. De plus, les étudiants auront pour mission de sécuriser tous les déplacements de la personne âgée dont ils s’occupent. Et bien évidemment, tenir compagnie à la personne âgée est l’une de leurs principales missions.

D’autres services comme Ernesti existent

Ces différentes entreprises d’aide à la personne se développent de plus en plus au fil du temps. Encore trop méconnues, elles sont pourtant nombreuses et facilitent le quotidien de nos seniors. Elles sont une alternative au départ en maison de retraite.

Parmi eux, nous retrouvons par exemple Ouihelp où une auxiliaire de vie s’occupe des personnes âgées quotidiennement. Il existe également SeniorAdom qui est une société de téléassistance visant à garder un lien social avec les personnes âgées. Ou encore Allô Louis où des étudiants se rendent chez nos seniors afin d’effectuer certaines tâches plus difficiles comme déplacer des meubles, changer une ampoule ou encore s’occuper du jardin.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Fond Départemental de Compensation : il change mais pas forcément en bien évidemment !

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On ne choisit ni de naître, ni de devenir handicapé mais la vie d’une personne en situation de handicap n’est pas toujours facile au quotidien. En effet, certaines tâches peuvent s’avérer beaucoup plus compliquées. Afin de faciliter cela, l’Etat a mis en place différentes aides afin de permettre aux personnes en situation de handicap de pouvoir aménager leur logement ou encore leur voiture. Le Fond Départemental de Compensation (FDC) peut vous aider à vivre un peu mieux votre handicap… Mais qu’est-ce que le FDC, comment l’obtenir ? On va tout vous expliquer.

Le Fond Départemental de Compensation, qu’est-ce que c’est ?

Le Fond Départemental de Compensation est une aide perçue par les personnes en situation de handicap. Celle-ci aide notamment aux différents financements des aménagements essentiels à la vie des personnes en situation de handicap. Cependant, celle-ci n’est pas toujours très avantageuse. En effet, cette aide connait différentes failles depuis sa création. 

Créée en 2005, cette loi a connu des failles dès sa création. En effet, le FDC a pour rôle d’apporter une aide financière aux personnes en situation de handicap. Grâce à cette aide, les charges d’aménagements et d’aides techniques sont moins conséquentes. Celle-ci comportait même un certain seuil : le reste à charge pour les personnes sollicitant l’aide ne devait pas « excéder 10 % de leurs ressources personnelles nettes d’impôts dans des conditions définies par décret ». Décret qui n’est en réalité jamais sorti.

15 ans plus tard, ça donne quoi ?

15 ans plus tard, celle-ci devient possible uniquement selon la limite des fonds disponibles. En d’autres termes, le montant de l’aide apportée au demandeur dépendra de l’argent que possède le FDC et non des revenus du demandeur. En d’autres termes, si le FDC n’a plus d’argent, le demandeur ne pourra percevoir aucune aide !

En 2022, nouvelle donne encore !

17 ans après sa création, le FDC rencontre encore un nouveau tournant. Cette fois-ci, les ressources du conjoint seront comprises dans les ressources. C’est-à-dire que les 10% d’aides dépendront du revenu total du foyer et non du revenu seul de la personne en situation de handicap. Ce qui diminue considérablement le montant de l’aide versée aux personnes qui la demande. Comme toujours, les différentes aides de l’Etat ne semblent pas considérer un handicapé comme une personne à part entière… Les aides dépendent souvent des revenus du foyer, ce qui rend finalement les personnes handicapées dépendantes de leur conjoint !!! Faut-il divorcer pour percevoir ces aides ? On peut se poser la question !

Traduction mathématique : revenu pris en compte par le FDC = (revenu fiscal de référence – montant de l’impôt sur le revenu) /nombre de parts.

Le CNCPH est bien loin de cautionner ce nouveau décret

Selon le CNCPH, ce nouveau décret qui entrera en vigueur le 1er juillet 2022 se présente comme un recul inacceptable par rapport à l‘esprit fondamental de la loi créée en 2005. C’est pourquoi le CNCPH a clairement émis son avis défavorable face à ce décret. Malheureusement, celui-ci a tout de même été publié.

Mais ce n’est malheureusement pas le seul défaut que possède ce décret. En effet, le CNCPH soulève un autre point plutôt inquiétant. Selon le décret, le fond devra identifier l’ensemble des aides pouvant être attribuées comme compensation du handicap. Mais aucun organisme ni délai de réponse ne figure dans celui-ci. Il est donc probable que les délais de réponses soient inimaginablement longs !

Des aides pourquoi pas, mais encore faudrait-il qu’elles soient vraiment accessibles à la personne handicapée sans aucune dépendance au conjoint ou aux fonds restants sur les comptes de l’Etat !!! Décidément, le handicap ne semble vraiment pas être la priorité de nos têtes soi-disant pensantes !

Source: Faire Face

 

 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Changeons de regard sur les handicapés : stop aux clichés !

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Le quotidien des personnes en situation de handicap n’est pas toujours facile. Même s’il est vrai que leur handicap leur apporte beaucoup de difficultés, d’autres facteurs entrent également en compte. En effet, les personnes touchées par différents handicaps sont la proie de nombreux clichés et regards insistants. Voici quelques clichés que ces personnes doivent subir quotidiennement.

Un handicapé ne peut pas travailler !

Dans l’inconscient de certaines personnes, une personne en situation de handicap n’est pas apte à travailler comme un valide. Pour eux, le travail ne peut être effectué que par des personnes valides. Mais bien entendu, cette affirmation n’est qu’un cliché.

En effet, tout comme les personnes valides, les personnes en situation de handicap peuvent très bien travailler. Et ce, dans différents domaines allant des métiers de l’administratif aux métiers manuels. Même si certains aménagements de postes sont parfois nécessaires afin de les rendre accessibles aux personnes en situation de handicap, cela n’est pas impossible.

Malheureusement, notre société n’a pas encore totalement intégré le fait que les personnes souffrant d’un handicap puissent travailler. Certains efforts sont encore à faire en termes d’embauche.

Le mot handicapé est un gros mot !

Lorsque nous parlons de personnes en situation de handicap, nombreuses sont les personnes ne sachant pas comment les qualifier. Pour beaucoup, dire à quelqu’un qu’il est « handicapé » est une insulte. Mais ceci n’est qu’une idée reçue. En effet, dire que quelqu’un est handicapé n’est pas insultant.

L’utilisation du terme « handicapé » est simplement logique tout comme le mot « valide ». La seule différence est que notre société est depuis toujours conditionnée à se sentir mal à l’aise face à une personne en situation de handicap. C’est pourquoi utiliser ce terme peut être vu comme une insulte mais en réalité dire que quelqu’un est handicapé est juste un fait.

Être handicapé est quelque chose d’insurmontable

Nous avons tous déjà entendu cette fameuse phrase « le jour où je deviens handicapé je me suicide » ou encore « comment tenir le coup lorsque nous sommes handicapés ? » et bien sachez que devenir handicapé n’est pas une fin en soi. Evidemment, lorsque le handicap survient soudainement, les premiers temps s’avèrent être une période difficile mais la plupart arrivent, finalement à en faire une force.

Le réel problème n’est pas le fait d’être handicapé mais plutôt le regard des personnes valides vis-à-vis de ces personnes. Ce sont les clichés et les réflexions qui font du handicap quelque chose de difficile à vivre. N’oubliez pas que le handicap peut toucher n’importe qui.

Changeons le regard des autres sur les handicapés, qui sont des personnes comme les autres, avec, juste une petite différence qui n’est évidemment pas un défaut, ni une épreuve insurmontable.

Source: Ma Grande Taille

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Pensionnés d'invalidité : les grands oubliés de la République Française !

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Nous sommes des millions d’handicapés en France mais la situation de certains ne semblent pas préoccuper nos politiques. En France, les handicapés sont catégorisés : il y a ceux qui perçoivent l’Allocation Adulte Handicapé (AAH), versée par la CAF, et ceux qui perçoivent une pension d’invalidité à la suite d'un accident ou une maladie survenue dans votre vie privée (d'origine non professionnelle), elle peut aussi faire suite à un licenciement pour inaptitude et est versée par la Sécurité Sociale…

Si, ceux qui perçoivent l’AAH sont souvent au centre des débats politiques, il semblerait que ceux qui perçoivent une pension d’invalidité soient les grands oubliés des programmes politiques, et de notre nouveau président de la République, réélu el 24 avril dernier… On vous explique la différence entre un handicapé « AAH » et un handicapé « pension d’invalidité », même si, finalement les handicaps peuvent être similaires… Une aberration française ? Ah oui peut-être !

Qu’est-ce qu’une pension d’invalidité ?

La pension d’invalidité versée par la Sécurité Sociale l’est à la suite d’un accident, d'une maladie ou d'un licenciement pour inaptitude par exemple, qui empêche la personne d’exercer son activité professionnelle. Trois catégories pour les pensions d’invalidité :

  • L'invalidité de 1ère catégorie : l'individu est capable d'exercer une activité professionnelle avec des postes aménagés.
  • L'invalidité de 2ème catégorie : l'individu peut exercer une autre activité professionnelle, mais ses revenus ne devront pas dépasser le montant de sa pension d’invalidité au risque de la voir suspendue… La loi a changé depuis le 1er avril, mais ce n’est pas encore très clair comme souvent !
  • L'invalidité de 3ème catégorie : l'individu ne peut plus exercer d'activité professionnelle.

Concrètement, nous sommes environ 830 000 reconnus invalides et percevant une pension d’invalidité… Pourtant ces 830 000 personnes handicapées au même titre que les autres bénéficient de beaucoup moins d’aides…. La preuve !

Une aide au logement plus faible !

Pour des revenus comparables le pensionné d’invalidité percevra 100€ de moins que le bénéficiaire de l’AAH en termes d’aide au logement ! Et cette différence s’explique par le fait que la pension d’invalidité est imposable quand l’AAH ne l’est pas ! La pension d’invalidité peut être complété par un différentiel AAH mais le montant de la pension est imposable…

En d’autres termes, un handicapé qui touche une pension d’invalidité de 650€ sera imposable alors qu’un handicapé qui perçoit l’AAH à taux plein (environ 900€) ne le sera pas… Pourtant le handicap est parfois le même !

Et le reste ?

Une personne handicapée percevant l’AAH pourra bénéficier de nombreuses aides annexes :

  • Gratuité des transports
  • Chèque Energie
  • Aide de la CAF
  • Etc. Etc. Etc.

Les pensionnés d’invalidité eux, bénéficieront d’aides moins importantes. Pour le chèque énergie, un bénéficiaire de l’AAH percevra environ 300€, le même chèque énergie pour un pensionné d’invalidité à revenus égaux sera de 98€ !

Les différents abonnements aux transports soumis au quotient familial donc calculés sur les revenus imposables ! Ils seront évidemment plus cher pour les pensionnés d’invalidité que pour les bénéficiaires de l’AAH (11€ mensuels de plus à Lille par exemple). Une aberration de plus dans le système administratif français !

Seule petite consolation, la pension d’invalidité est « personnelle » et correspond à 50% du dernier salaire perçu par le salarié classé en invalidité… Elle ne dépend donc pas des revenus du conjoint… Tout cela pour vous dire et redire que, si nous sommes tous considérés comme des handicapés au sens large du terme, nous n’avons pas les mêmes droits et c’est juste inadmissible non ?

Que font nos politiques pour les pensionnés d’invalidité ?

Nous pourrions écrire un roman tant être pensionné d’invalidité est compliqué… Du jour au lendemain, on vous signifie que vous ne pouvez plus travailler, et quand vous tentez un retour à l’emploi, il faut faire des calculs d’apothicaires pour ne pas voir sa pension supprimée… La vie d’un pensionné d’invalidité est beaucoup plus compliquée que celle d’un bénéficiaire de l’AAH et pourtant nous sommes tous handicapés !

Est-ce que cela va changer ? Nous n’en sommes pas vraiment certains, tant les handicapés quels qu’ils soient furent, comme d’habitude, les grands oubliés de cette campagne présidentielle désormais terminée…

Il reste une question ! Quels députés auront le courage de défendre et de porter la cause de ces personnes pensionnées d’invalidité ? L’espoir fait vivre, mais il est si minime que nous nous contenterons peut-être de la revalorisation de 1.8% du 1er mai dernier ! Si nos futurs députés pouvaient enfin entendre nos voix, ce serait bien, mais cela relève probablement de l’utopie !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Protoxyde d'Azote : Attention Danger !

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Depuis quelques temps, une nouvelle drogue fait des ravages auprès des jeunes. Encore trop méconnue, cette drogue peut pourtant entraîner des conséquences irréversibles. Celle-ci est plus connue sous le nom de « ballons ». Les ballons sont en réalité du protoxyde d’azote aussi appelée du gaz hilarant.

De plus en plus consommée, cette drogue a pourtant des effets très néfastes pour notre cerveau. Aussi étonnant que cela puisse paraître, celle-ci peut s’acheter tout simplement sur Internet mais elle peut vous laisser handicapé à vie ! Explications.

Le protoxyde d’azote, qu’est-ce que c’est ?

Aussi appelé gaz hilarant ou « ballons », le protoxyde d’azote est une substance chimique. Celui-ci est généralement utilisée lors d’anesthésie et est réputée pour ses propriétés antalgiques, anxiolytiques et euphorisantes. C’est notamment pour ces effets que le protoxyde d’azote est de plus en plus consommé chez les jeunes.

Bien qu’à petite dose celui-ci ne semble pas entraîner de grandes conséquences, il s’avère être très dangereux s’il est consommé à fortes doses. Agissant directement sur notre cerveau, le protoxyde d’azote à haute dose gèle certains neurones du cerveau et peut entraîner différents handicaps.

Les conséquences d’une consommation de gaz hilarant à hautes doses

Comme toutes les drogues que nous connaissons, le protoxyde d’azote entraîne évidemment une dépendance physique ainsi que psychologique. Mais d’autres conséquences s’avèrent être plus graves.

En effet, celle-ci peut entraîner des troubles neurologiques ou de la coordination. La consommation de protoxyde d’azote peut également endommager la moelle épinière des consommateurs et dans le pire des cas, les rendre handicapés à vie. Dans la plupart des cas, les conséquences sont irréversibles.

C’est notamment le cas de Shérif, âgé de 35 ans, ancien consommateur de protoxyde d’azote devenu paraplégique du jour au lendemain.

Le témoignage poignant de Shérif, ancien consommateur de protoxyde d’azote

Shérif est un jeune homme comme tous les autres qui aiment s’amuser. Un soir, alors qu’il est en boîte de nuit, il se laisse tenter par cette drogue couramment appelé « ballons ». Dès la première consommation, Shérif se rend compte des effets euphorisants de celle-ci. Il continuera d’en consommer toute la soirée.

Le lendemain, Shérif souhaite retrouver l’état euphorisant qu’il a découvert la veille. Il se procure alors une boîte de protoxyde d’azote puis deux, puis trois et sa consommation ne cesse d’augmenter. A tel point que le jeune homme de 35 ans arrive à une consommation de 400 capsules de protoxyde d’azote par jour.

C’est au bout de 4 semaines de consommation que la vie de Shérif va changer. Pris de vomissements et de vertiges, le jeune homme prend rendez-vous chez le spécialiste. Voyant l’état de Shérif, le spécialiste contactera un neurologue et le verdict tombera. Shérif deviendra paraplégique à 35 ans à cause d’une intoxication au protoxyde d’azote. Cette drogue a en effet gelé les cellules de son cerveau lui servant à utiliser le bas de son corps.

Depuis ce jour, le jeune homme de 35 ans se bat afin de prévenir les jeunes des conséquences du gaz hilarant. Il a en effet créé un compte Snapchat sur lequel il raconte son histoire ainsi que son quotidien et tente de dissuader les jeunes de consommer cette drogue aux conséquences dangereuses.

Retrouvez le témoignage de Chérif ici.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

A Vallet (44) de jeunes handicapés réparent et entretiennent des vélos d'occasion

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Malheureusement trop souvent, les personnes en situation de handicap ont beaucoup de mal à s’adapter dans le monde professionnel. En effet, rares sont les métiers adaptés à leur handicap ou les entreprises acceptant de les embaucher.

Pourtant, la plupart des personnes souffrant d’un handicap souhaitent s’insérer dans le milieu professionnel et se surpasser afin de montrer que le travail est possible avec ou sans handicap. Pour permettre à ses personnes de pouvoir s’épanouir professionnellement, de plus en plus d’entreprises n’hésitent pas à les solliciter.

Un partenariat entre une entreprise de location de vélo et un institut médico-éducatif

C’est notamment le cas d’une entreprise située en Loire-Atlantique. Cette entreprise nommée Endur’Cycles est spécialisée dans la réparation ainsi que la location de vélos.

Quant à l’IME en question, celui-ci accueille 62 enfants et jeunes adultes en situation de handicap. Grâce à ce partenariat qui a débuté mi-avril, six de ces jeunes ont la possibilité de gérer l’entretien ainsi que la réparation des six vélos loués. Mais en réalité, ce partenariat de date pas d’hier !

En effet, le magasin et les jeunes de l’IME avaient déjà travaillés ensemble lors du Vignoble à vélo organisé chaque année. A l’occasion de cet évènement, l’IME possède déjà un atelier de réparation dans lequel les jeunes accueillis remettent les vélos en état avec l’accompagnement d’un éducateur. C’est au cours de cet évènement que le lien avec le magasin s’est créé permettant de déboucher sur un partenariat très intéressant.

Bien plus qu’un simple partenariat, c’est un réel mouvement inclusif

Ce partenariat n’a de cesse de rendre de plus en plus fort le lien entre le magasin et les jeunes en situation de handicap. A tel point que pour le gérant d’Endur’Cycles, les solliciter était comme une évidence. Mais ce n’est pas tout !

Grâce à ce partenariat, les jeunes accueillis par l’IME développent de nombreuses compétences ainsi que leur socialisation et le savoir-être. Celui-ci est même reconnu comme un mouvement inclusif et est de plus en plus demandé par les politiques publiques.

Un bel exemple de solidarité locale qui, nous l’espérons, incitera encore de nombreux partenariat.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Les métiers de la santé et du médico-social recrutent

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De nos jours, la population française compte environ 67,4 millions d’habitants d’après l’Insee. D’ici 2070, le nombre d’habitants en France augmentera de 700 000 afin d’atteindre les 68,1 millions d’habitants.

Parmi ces habitants, 12 millions de personnes vivent avec un handicap ou encore une maladie chronique en France. Afin de répondre aux besoins de ces personnes, les métiers de la santé et du médico-social sont impératifs. C’est pourquoi ces deux secteurs tentent de recruter de plus en plus chaque année.

Une pénurie de professionnels de santé

Afin de répondre à leurs besoins, les personnes en situation de handicap font régulièrement appel à des professionnels de santé ou du médico-social. En effet, ces personnes sont essentielles à la vie quotidienne des personnes souffrant d’un handicap ou d’une maladie chronique.

Cependant, depuis quelques temps, une pénurie de candidatures dans ces différents domaines se fait sentir. En effet, de moins en moins de personnes s’intéressent aux métiers sanitaires et sociales. Les professionnels se retrouvent vites débordés de patients et les rendez-vous se font de plus en plus rare.

C’est pourquoi certains professionnels n’hésitent pas à tenter de valoriser ces métiers en essayant d’effacer les différentes idées reçues qui existent. Une campagne a même été lancée afin de recruter un maximum de personnel.

Une campagne valorisante pour les métiers du domaine sanitaire et social

Le principal objectif de cette campagne est évident de développer les recrutements afin de répondre aux besoins actuels et futurs de la population française. Ces différents secteurs tentent évidemment de recruter de manière quantitative mais également qualitative.

La population ciblée par cette campagne n’est autre que les jeunes souhaitant s’orienter vers une formation initiale. Mais ce n’est pas tout. Cette campagne vise également les adultes souhaitant se reconvertir grâce à une formation en continue. Alors si vous correspondez au profil n’hésitez plus et lancez-vous !

Ces métiers sont insuffisamment considérés mais sont pourtant essentiels au bon fonctionnement de notre système de santé. Que ce soit pour les personnes en situation de handicap, atteintes d’une maladie chronique ou autres, les métiers de la santé et médico-social sont primordiaux afin de répondre à leurs besoins.

Toucher les personnes prêtes à s’engager

Par le biais de cette campagne, les professionnels de santé souhaitent dans un premier temps faire connaître au grand public les métiers du soin et de l’accompagnement. Dans un second temps, ce dispositif veut également montrer la diversité trop peu connue de ces différentes professions.

Mais ce n’est pas tout, cette campagne serait peut-être l’occasion de créer de véritables vocations chez des personnes prêtes à s’engager. Quelque soit la formation choisie, vous y apprendrez l’utilité, l’humanité, la confiance en soi ainsi que la responsabilité.

Si vous êtes intéressés par ces métiers, sachez que cette campagne est lancée depuis le 21 mars 2022 sur de nombreux supports. Vous y trouverez peut-être votre vocation qui sait ?

Une campagne pour inciter à s’orienter vers ces métiers

Extrait du communiqué de presse publié par le ministère des Solidarités et de la Santé

Valoriser ces métiers et les remettre au coeur de la société

L’objectif de cette campagne est de développer les recrutements de façon quantitative et qualitative pour répondre aux besoins actuels et à venir. Pour cela deux types de profils sont ciblés :
 

  • Les jeunes sur le point de s’orienter dans une formation initiale,
  • Les adultes qui cherchent à se reconvertir par le biais d’une formation continue.

Insuffisamment considérés, ces différents métiers sont essentiels à notre système de santé, à notre vie ou à celle de ceux qui nous sont chers et qui, en raison de leur âge, leur handicap ou de problèmes de santé, ont besoin d’aide ou de soins au quotidien.

L’ambition de cette campagne est donc d’une part de faire connaître les métiers du soin et de l’accompagnement, mais également d’insuffler une dynamique positive afin de renforcer leur attractivité, susciter des vocations et inciter le public à s’orienter vers ces secteurs. L’objectif est aussi de montrer la diversité de ces professions pour permettre d’envisager ces carrières et de les replacer au coeur de la société.

Un concept « gagnant-gagnant » pour toucher les citoyens prêts à s’engager

Cette campagne de recrutement illustre comment les métiers du soin et de l’accompagnement répondent aux attentes de nombreux jeunes et adultes en quête de reconversion pour leur futur métier. Utilité, responsabilité, évolution, humanité, confiance en soi sont autant de bénéfices apportés par ces métiers.

Pour toucher à la fois les jeunes et les adultes qui songeraient à se former et à se reconvertir, cette campagne sera déployée à partir du 21 mars 2022 sur de nombreux supports.
 

 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Atypik'Baby : une jeune maman crée une marque de vêtements adaptés au handicap de sa fille

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Encore aujourd’hui, les personnes atteintes d’un handicap sont bien malheureusement trop souvent mises de côté. Et ce dans bien des domaines différents. Parmi eux, nous retrouvons notamment les vêtements. Quel que soit votre handicap, il est rare de trouver des vêtements adaptés à moins de les faire sur mesure…

C’est notamment la situation que rencontre une Toulousaine de 29 ans prénommée Angélique Maurat. Elle peine à trouver des vêtements adaptés pour sa fille de 15 mois atteinte d’un pied bot. C’est pourquoi, cette Toulousaine a décidé de lancer sa propre marque.

 

Angélique Maurat, mère d’une enfant handicapée

C’est à partir du septième mois de sa grossesse que cette Toulousaine découvre le handicap de sa fille. En effet, Mandy, sa fille, possède un pied mal positionné. Les médecins décident donc de plâtrée la jambe du nouveau-né deux semaines après sa naissance afin de tenter de repositionner son pied.

Un mois plus tard, les médecins apprennent à Angélique que sa fille souffre en réalité d’un handicap appelé pieds bots varus équins congénitaux. C’est-à-dire que les pieds du nourrisson sont anormalement positionnés et sont tournés vers l’intérieur. Mandy portera ensuite des attelles sur ses deux jambes jusqu’à ses six mois.

Pour Angélique Murat « C’est difficile d’encaisser une telle nouvelle et en plus, on a des difficultés au quotidien car aucun vêtement n’est adapté. » C’est pourquoi la mère de famille a pris la décision de créer sa marque de vêtements nommée Atypik’Baby.

 

Atypik’Baby, une marque de vêtements pour enfants

Cette marque lancée à la mi-février par la jeune maman est destinée aux enfants de 1 à 24 mois qui souffrent d’un handicap. Contrairement aux marques lambdas, ces vêtements sont pensés afin de faciliter l’habillage des enfants atteints d’un handicap. Lorsqu’elle habillait sa fille, Angélique était obligée de découper les bas de pyjamas qui étaient trop étroits.

Atypik’Baby, propose des vêtements pouvant s’ouvrir au niveau des mollets afin de pouvoir laisser passer un pied bot par exemple. Mais la marque ne s’arrête pas là ! Angélique Maurat a également pensé à munir les pyjamas d’une ouverture de poche afin de pouvoir y laisser passer une sonde gastrique pour les enfants atteints de gastrotomie.

100% français, les vêtements Atypik’Baby se vendent pour un prix allant de 27 à 39€ et ne devrait pas tarder à ouvrir son Internet ainsi qu’à lancer sa seconde collection !

En attendant l’ouverture du site Internet, vous pouvez retrouver Atypik’Baby sur Facebook ou sur Instagram.

 

https://www.leparisien.fr/economie/business/handicap-une-toulousaine-cree-des-vetements-adaptes-aux-bebes-differents-09-04-2022-T6VL2GNNIJF5TFNARK4HIS3JPU.php

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Handicap et Assurance Automobile : Que faut-il ou non déclarer ?

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Pour certaines personnes, le handicap est présent dès la naissance, pour d’autres en revanche, celui-ci survient au fil de la vie. Que ce soit la conséquence d’une maladie ou encore d’un accident, le handicap change le quotidien des personnes qui en sont atteintes. Il y a bien sûr différents types de handicap empêchant parfois d’accomplir certaines tâches quotidiennes. Mais qu’en est-il de la conduite automobile ?

Quels points diffèrent en fonction de la validité du conducteur ?

Contrairement à ce que pourrait penser certaines personnes atteintes d’un handicap, il vous est tout à fait possible de conduire votre voiture préférée ! Bien entendu, selon votre handicap, il vous faudra dans un premier temps aménager votre voiture afin de la rendre accessible pour vous-même. Seul point négatif, il faut savoir que l’aménagement de votre véhicule fera varier le montant de la cotisation annuelle de votre assurance.

En parlant d’assurance, il faut savoir qu’il est important d’informer votre compagnie d’assurance dans le cas où vous êtes atteint d’un handicap. Bien sûr, la question de validité du conducteur n’impactera en aucun cas votre cotisation annuelle. Eh oui, n’en déplaise à certaines assurances, une loi indique que les organismes n’ont pas le droit d’augmenter leur prix d’assurance auto pour les conducteurs handicapés. Cette pratique est illégale et condamnée par la loi.

Quelles sont les démarches à suivre pour signaler un handicap à votre compagnie d’assurance ?

Bien que cela puisse paraître totalement logique, certaines personnes ne pensent pas toujours à prévenir leur compagnie d’assurance qu’elles sont atteintes d’un handicap. Et pourtant, le déclarer peut vous faire gagner beaucoup d’argent !

Dans le cas où votre handicap nécessite un aménagement de votre véhicule, il est préférable de la signaler à votre assurance afin de pouvoir être indemnisé en cas d’accident. L’aménagement d’un véhicule peut vite devenir très cher, il est donc primordial de l’assurer !

Pour ceux et celles souhaitant aménager leurs véhicules, il est possible de le faire sur demande de votre médecin. Sachez également que plusieurs aides financières peuvent vous être versées par la Maison Départementale des Personnes Handicapées ainsi qu’en sollicitant la Prestation de Compensation du Handicap.

Mais au fait, quels sont les handicaps devant être signalés à l’assureur ?

Même si le type d’handicap n’influence pas le montant de la cotisation annuelle, l’aménagement du véhicule variera, quant à lui, en fonction de celui-ci. Il est donc important de notifier à votre assureur votre handicap quel qu’il soit afin que votre compagnie d’assurance puisse réaliser les aménagements nécessaires.

 

Les handicaps à notifier sont :

-      Le handicap visuel

-      Le handicap auditif

-      Les personnes à mobilité réduite

-      Le handicap mental ou cognitif

De plus, si votre handicap survint au cours de votre vie, il est important de demander l’avis de votre médecin afin de reprendre la conduite ! Il est le seul habilité à décider de votre aptitude (ou de votre inaptitude) à la conduite quotidienne.  

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Macron/Le Pen : Quels programmes pour le handicap pour les qualifiés au second tour ?

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Au lendemain du premier tour des élections présidentielles françaises, nous aurons le choix entre deux candidats pour le second tour du 24 avril : Emmanuel Macron et Marine Le Pen, sont ceux ayant réussi à franchir la barre du 1er tour.  Alors que nous serons appelés aux urnes pour choisir le ou la présidente de la France pour les cinq ans à venir, qu’en est-il de leurs programmes respectifs en matière de handicap ?

Nous vous proposons de découvrir le programme pour le handicap d’Emmanuel Macron, arrivé premier au suffrage, puis celui de Marine Le Pen, arrivée seconde… Nous aussi, handicapés, votons notre futur… Alors autant savoir ce qu’ils nous réservent et quelle importance a le handicap dans leurs programmes présidentiels. C’est parti !

Emmanuel Macron et le handicap

Le candidat de La République En Marche nous indique d’abord ce qui va changer pour nous :

  • Augmentation jusqu’à 35 heures du temps de travail des accompagnants des élèves en situation de handicap pour les revaloriser et mieux aider les enfants.
  • Mise en place d’un fonds territorial d’accessibilité piloté par les préfets, pour les lieux publics.
  • Proposer un revenu d’études pouvant aller jusqu’à 500€ par mois pour les étudiants en situation de handicap.
  • Accélérer la recherche pour les handicaps dits « rares » et psychiques.

Il s’engage également à :

  • Créer une plateforme publique recensant l’offre d’habitat inclusif.
  • Poursuivre les aides pour celles et ceux qui doivent rendre plus accessibles leurs logements.
  • Créer un fonds territorial d’accessibilité, piloté par les préfets, pour accélérer la mise en accessibilité des commerces de proximité, écoles, collèges, lycées, voirie, transports.

Retrouvez les détails du programme d’Emmanuel Macron concernant le handicap ici.

Marine Le Pen et le handicap

Dans le programme de la candidate du parti Rassemblement National, le handicap est le 10ème point (sur 22) de son programme présidentiel.

Elle s’engage à :

  • Assurer enfin les droits de nos compatriotes en situation de handicap.
  • Déconjugaliser et revaloriser l’Allocation Adulte Handicapée à 1000€ au lieu de 900€ environ actuellement
  • Lancer un grand plan sur l’accès à la scolarité pour les enfants touchés par le handicap.
  • Abaisser à moins de trois mois les délais d’instruction de la demande par les Maisons départementales du handicap et uniformiser les critères d’attribution.
  • Appliquer la loi sur l’accès à tous les lieux et transports publics.
  • Revaloriser et augmenter la durée des aides destinées aux proches aidants.
  • Renforcer le plan autisme de 2018, que la candidate RN juge insuffisant, en dotant chaque département d’un centre de dépistage des jeunes autistes
  • Créer 10 000 places d’accueil dans des établissements spécialisés en France.
  • Mettre en place des contrats et des formations pour augmenter le nombre d’accompagnants des élèves en situation de handicap.

Retrouvez les détails du programme de Marine Le Pen concernant le handicap ici.

Votez en votre âme et conscience le 24 avril prochain, mais votez, c’est ainsi que la démocratie doit s’exprimer… Si vous ne pouvez pas vous rendre aux urnes, vous pouvez donner une procuration en ligne jusqu’à la veille du scrutin. Dans l’absolu, vous devrez vous déplacer pour la signer au commissariat le plus proche de votre domicile, mais pour les personnes en situation de handicap vous pouvez demander qu’un fonctionnaire de police se déplace à votre domicile ou au sein de votre établissement de soins.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Le CBD peut-il aider à soulager certains handicaps ?

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Vous êtes peut-être déjà utilisateur de CBD, ou de cannabidiol pour soulager vos douleurs… Il faut savoir que le CBD est un dérivé du cannabis, mais à la différence du THC, le tétrahydrocannabinol, le CBD ne provoque pas de dépendance… Il est la substance non psychotrope du cannabis naturel… Depuis quelques années, il est autorisé en France, à condition que son taux de THC ne dépasse pas les 0.2%.

Déjà largement utilisé en Suisse avec un taux de THC qui ne doit pas dépasser les 1%, il est encore assez mal vu en France… En décembre dernier, l’Etat Français avait d’ailleurs interdit la vente des fleurs de CBD, par souci de pouvoir la distinguer des produits stupéfiants… Mais, devant l’indignation des vendeurs de CBD, le gouvernement était revenu sur sa décision…

C’est donc acté : la fleur de CBD n’est pas interdite en France. Elle s’utilise en tisane, en cuisine ou mélangée à du tabac à fumer !!! Mais dans quelles mesures les le CBD peut-il aider les personnes atteintes de handicap ? On va tout vous expliquer !

En quoi le CBD peut-il être bénéfique pour les handicapés ?

Certaines études affirment que le cannabis, enfin le CBD, pourrait être plus bénéfiques aux personnes atteintes d’un handicap que pour les autres… Les handicapés comme les valides ont le même système endocannabinoïde, et on sait par exemple que le CBD peut aider à soulager l’épilepsie.

D’ailleurs, dans un rapport de 2018, l’OMS affirme la chose suivante :

Le cannabidiol est entièrement sûr pour la consommation humaine

On sait que le CBD est un anti-inflammatoire, il soulage les douleurs, antioxydant, il limite le stress, antiémétique, il supprime les nausées de la chimiothérapie.  Mais il est évidemment très connu pour être un antidépresseur, anxiolytique et antipsychotique… Trois symptômes qui se retrouve dans plusieurs maladies considérées comme des handicaps (trisomie 21, épilepsie, autisme). Enfin, mais cela reste encore à démontrer par des études plus approfondies, le CBD pourrait nous à aider à lutter contre l’apparition de certaines maladies neurodégénératives comme Parkinson, Alzheimer ou Huntington.

Le CDB et la trisomie

La trisomie touche chaque année un enfant sur 850 environ… Elle provoque des troubles intellectuels, de la mémoire, et des difficultés d’apprentissage. Les scientifiques pensent que le CBD pourrait aider ces malades pour différentes raisons.

Les personnes atteintes de trisomie ont trop de récepteurs CB1 au niveau de l’hippocampe, ce qui finit par endommager les connexions nerveux et, mené aux troubles cognitifs.

Des études post-mortem de cerveaux atteints de trisomie, ont montré les mêmes plaques que dans la maladie d’Alzheimer, liées à un excès de récepteur CB2 et de l’hydrolase des amides d’acides gras (HAAG). Le haut niveau d’HAAG suggère que le système endocannabinoïde est chroniquement affamé. La supplémentation en CBD pourrait donc garder les récepteurs CB1 et CB2 « nourris » et protéger les neurones en diminuant les plaques qui se forment dans le cerveaux. Des recherches plus approfondies seront nécessaires.

Le cannabis pour traiter l’autisme ?

Il naît chaque année un enfant autiste pour cent enfants nés. Les personnes autistes, sont considérées comme très intelligentes mais sont freiner dans leur relation au monde extérieur. Ils sont aussi confrontés à des difficultés face à l’autorité, aux règles sociales à respecter et aux normes en général. Par conséquent, les autistes et notamment les enfants peuvent être de forts niveaux de crise de colère ou d’anxiété. De plus l’autisme, aussi appelé trouble du spectre autistique est un trouble sceptral, ce qui signifie que les symptômes sont variables d’une personne à une autre. Les traitements souvent à base de psychotropes sont donc également variables en fonction du patient… Mais ce sont à ce jour, les seuls traitements thérapeutiques de l’autisme.  

Certains patients ou parents d’enfants autistes affirment que le CBD peut permettre de soulager l’autisme par ses vertus anxiolytiques. Le CBD pourrait donc avoir un effet bénéfique sur l’autisme, mais cela reste également à démontrer de manière scientifique !

Le CBD et la dystrophie musculaire

Les dystrophies musculaires sont des maladies musculaires provoquant une faiblesse et une dégénérescence progressive des muscles. Après une période de dégénérescence, les muscles s’atrophient, perdent du volume et deviennent inefficaces. Une étude publiée dans la revue Pubmed explique que le CBD aurait une action positive sur cette maladie musculaire.  Actuellement, il n’existe aucun traitement curatif pour lutter contre cette maladie. Les chercheurs ont exploré l’hypothèse du CBD pour soulager les douleurs et réduire l’inflammation.

Ils expliquent :

« Nous avons exploré la possibilité d’utiliser des composés non euphoriques présents dans Cannabis sativa, notamment le cannabidiol (CBD), le cannabidivarine (CBDV) et la tétrahydrocannabidivarine (THCV) pour réduire l’inflammation, restaurer l’autophagie fonctionnelle et améliorer la fonction musculaire in vivo. »

Les résultats sont les suivants. Pour les chercheurs, il semble évident que les nouvelles thérapies avec CBD pourront prévenir la dégénérescence musculaire, mais il est encore trop tôt pour l’affirmer.

Le CBD, un allié pour les handicapés

Ce produit est récent en France, de nombreuses études sont encore à mener pour arriver des résultats probants. Cependant, il est évident que le CBD, pris en tisane grâce à des fleurs infusées, peut permettre d’apaiser, de calmer. Le CBD est bien connu pour ses vertus calmantes et anti inflammatoires… Les boutiques de CBD fleurissent un peu partout, tout comme les sites de vente en ligne, le CBD ne présente pas de dangers, si le doses indiquées sont respectées, pour la santé et peut permettre de soulager certains maux… Le mieux étant peut-être de l’essayer !

Article sponsorisé.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Lire sur le handicap : Celle qui souriait trop pour être autiste, par Sylvie Sandeau

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Pendant très longtemps, on a cru que les femmes étaient moins touchées par l’autisme que les hommes. Pourtant la question ne semble pas là, mais dans le fait qu’elles masqueraient plus leurs symptômes que les hommes… De ce fait, elles sont souvent diagnostiquées très tard, après de longues années… L’auteure Sylvie Sandeau, dans son livre, Celle qui souriait trop pour être autiste, nous livre son combat pour faire reconnaître son handicap par le milieu médical… Elle souriait trop pour être autiste, comme si les autistes étaient des gens tristes qui ne sourient pas ! Découverte !

L’Histoire de Sylvie Sandeau

Sylvie a été diagnostiquée autiste Asperger à l’âge adulte après des années à errer de médecins en médecins… Avec ce livre, elle souhaite alerter l’opinion sur la situation actuelle des femmes concernées par ce trouble neurologique…. Elle tente également d’apporter des réponses, ou du moins, des éléments de compréhension de l’autisme au féminin, dont les symptômes diffèrent par rapport aux hommes. Elle apporte également un regard sur les injustices que ces femmes autistes subissent dans tous les domaines de leurs vies.

Quels sont les principaux troubles de l’autisme au féminin !

Même si les troubles sont différents d’une personne à une autre, la plupart du temps, le syndrome d'Asperger chez la femme se traduit par les troubles suivants :

  • Trouble d’anxiété sociale ou phobie sociale (TAS)
  • Trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH)
  • Trouble obsessionnel compulsif (TOC)
  • Trouble bipolaire
  • Trouble de la personnalité limite (TPL)
  • Trouble dépressif majeur (TDM)
  • Syndrome de Gille de la Tourette (SGT)
  • Troubles alimentaires

Bien sûr, une femme autiste Asperger n’a pas tous ces symptômes mais la présence de l’un d’entre eux, peut aider au diagnostic médical.

Ces troubles sont souvent assimilés à une dépression, une phobie, une névrose ou une bipolarité… Il faut parfois plusieurs années pour que le diagnostic Asperger soit posé ! Le problème réside souvent chez les professionnels médicaux qui ne connaissent finalement que les stéréotypes de ce trouble de la personnalité. Cette méconnaissance est due au fait que les principales études ont été réalisées sur des hommes et très souvent par des hommes !

En quoi l’autisme au féminin est-il différent ?

Tony Attwood, spécialiste de l’autisme, définit quatre différences entre l’autisme chez la femme et chez l’homme. 

  • En cas de refoulement de leurs pensées et émotions, les femmes Asperger peuvent entrer dans un état dépressif et y associer un sentiment de culpabilité.
  • Fuir le réel est aussi une caractéristique de l’autisme au féminin. Souvent elles développent un monde imaginaire dans lequel elles se réfugient ou porte un intérêt très prononcé pour certains animaux, un autre pays ou une autre culture ou une période de l’Histoire. Les femmes autistes Asperger peuvent par exemple être incollables sur la Révolution française, ou la culture aztèque.
  • Le syndrome d’Asperger peut aussi s’exprimer par des émotions fortes… Elle peut être colérique, intolérante, arrogante ou avoir envie de vengeance quand une personne s’oppose à elle.
  • Certaines femmes autistes peuvent aussi parvenir à devenir de véritables caméléons avec l’objectif de passer inaperçues… Elles copient, imitent et rient autant que quelqu’un qu’elles admirent ou jugent importants socialement. Et plus le niveau d’intelligence est élevé, plus l’appropriation d’un rôle se retrouve dans les moindres détails.

 

« Ce livre rendra espoir aux femmes qui peinent à trouver des professionnels formés à l’autisme. Il soulagera leur dépit, car le diagnostic d’autisme chez les femmes n’est pas toujours pris au sérieux. Il aidera les autres lecteurs à mieux connaître l’autisme, difficilement perceptible au premier abord, surtout chez les femmes à haut niveau de fonctionnement » explique Sylvie Sandeau pour présenter son petit bijou à lire absolument pour comprendre ce handicap invisible par les médecins !

 

Le livre, Celle qui souriait trop est disponible sur Amazon au prix de 19.95€

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Handicap A Vendre : le livre qui dénonce les conditions de travail des handicapés dans les ESAT !

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Après le livre Les Fossoyeurs, qui dénonçait il y a quelques semaines, le traitement de nos anciens dans certains EHPAD, c’est au tour d’un autre livre qui dénonce !

Ce livre, qui s’intitule Handicap à Vendre a été écrit par Thibault Petit, journalise de profession… Il explique comment ceux que l’on appelle les ESAT (Etablissements et services d’aide par le travail) sont devenus de véritables entreprises… Mais aussi comment ils bafouent les droits des handicapés qui y travaillent, leur demandant toujours plus dans un souci de productivité… Un livre à lire absolument pour se rendre compte du peu de considération qu’ont ces travailleurs, qui, pourtant ont un statut de salarié protégé… Décidément la France va mal, et les anciens ou les handicapés n’ont vraiment que peu de considération… Présentation !

Les travailleurs en ESAT c’est quoi ?

Quand le gouvernement met en avant les « nouveaux droits » des travailleurs handicapés, Vincent Petit dénonce des « abus » constatés dans le milieu des ESAT ! En France, 120 000 personnes en situation de handicap travaillent dans ces « milieux protégés » que devraient être les ESAT… Les 1500 établissement de ce type en France, sont sensés s’adapter aux handicaps physique et/ou mental du travailleur. Des travaux souvent simples, comme l’emballage de produit, l’assemblage de composant… Chaque travailleur bénéficie également d’un soutien médico-social et éducatif afin de favoriser son épanouissement !

Les salariés des ESAT sont rémunérés à hauteur de 60% du SMIC pour 35 heures de travail… En complément des aides diverses auxquelles ils peuvent prétendre. Voilà donc le discours officiel de ces centres d’aide par le travail !

Et dans la réalité ça se passe comment ?

Thibault Petit a enquêté sur ce qui se passe réellement dans les ESAT qui ne sont, rappelons-le, pas sensés être productifs en termes économiques et qui doivent s’adapter à leurs travailleurs, et non l’inverse !

En réalité, les ESAT ont des clients qui peuvent aussi bien être des marques de cosmétiques pour les emballages, ou des start-up qui travaillent dans les technologies… Et ces entreprises ont-elles-aussi des clients qui passent commande, et il faut les satisfaire ! Les ESAT n’hésitent donc plus à « augmenter les cadences de production », demandant toujours plus à des travailleurs handicapés qui ne gagnent que 60% du SMIC !

Les travailleurs handicapés perçoivent également l’AAH en complément du salaire, ajustée à leur revenu professionnel… Les directeurs augmentent donc la cadence, sans augmentation de salaire, puisque le salarié verra son AAH baisser s’il gagne plus… En revanche, ils peuvent quand même augmenter la cadence en toute légalité !!! Exploitation du handicap ? On peut largement se poser la question !

Jérôme, travailleur en ESAT écrit dans le livre de Thibault Petit :

Au final, « on est handicapé […] quand ça les arrange, mais quand il faut bosser, on ne l’est plus. Faut savoir.

Des pratiques discriminatoires !

Thibault Petit dénonce également une discrimination entre handicapés… Etrange ? Non classique apparemment ! Concrètement, les handicapés atteints de handicap « trop lourd » sont évincés des ESAT, car ils ne pourraient pas être assez productifs… Les ESAT se défendent de ces discriminations, et, on l’espère, ne fonctionnent pas tous ainsi, mais cela existe malheureusement !

Les ESAT s’insurgent

Comme pour les EHPAD, les dirigeants d’ESAT s’insurgent et accusent le livre d’être un brûlot sans nuance !! Sophie Cluzel, Secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, explique que l’auteur ne peut pas juger car il n’a visité qu’un faible nombre d’établissements. Le gouvernement viendrait d’ailleurs de publier un plan de transformation … Posons-nous les bonnes questions… Si plan de transformation il y a, c’est bien qu’il y a des choses à changer non ? Les statuts des travailleurs en ESAT devraient changer sous peu… En attendant, ce livre est comme un pavé dans la mare… Et montre, encore une fois, que même dans les milieux protégés, les handicapés voient leurs droits bafoués… Nous sommes près de 3 millions d’handicapés qui voteront aux prochaines élections…. Et il va peut-être falloir que les candidats revoient leurs copies en la matière… Être discriminé dans un ESAT, n’est-ce pas là un comble ?

Le livre Handicap à Vendre est disponible sur Amazon au prix de 21€ (broché) ou 15.99€ (Kindle)

Source SudOuest

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

AAH : les nouveaux montants à compter du 1er avril 2022

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Dès le 1er avril prochain, le montant de l’Allocation aux Adultes Handicapés change… 1.2 millions de français perçoivent chaque mois l’AAH qui est versée par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF). Le montant sera revalorisé de 1.8% dès jeudi prochain. L’AAH est destinée aux personnes qui, du fait d'un handicap ou d'une maladie chronique invalidante, ne peuvent exercer une activité professionnelle normale afin d'assurer leur subsistance. Voici les changements au 1er avril prochain.

Comment l’AAH est-elle octroyée ?

La CAF procède au versement de l'AAH, mais celle-ci est octroyée par la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) au sein de la Maison des personnes handicapées (MDPH) du département de résidence du bénéficiaire.

Quels sont les changements par rapport à 2021 ?

Ainsi, en 2021, le montant mensuel maximum de l'allocation aux adultes handicapés s'élevait à 903,60 € par mois. Dès le 1er avril, celui-ci passera à 919,86 € soit une augmentation nette mensuelle de 16,26 €.  Attention, ce montant maximum s’adresse uniquement aux personnes handicapées seules et sans ressources. La déconjugalisation de l’AAH n’étant malheureusement toujours pas d’actualités, sauf dans les programmes présidentiel de chaque candidat ou presque !

L’AAH peut également être adaptée en fonction de vos revenus, comme une pension d’invalidité ou un revenu professionnel, qui ne vous permet pas d’atteindre un niveau de vie décent. L’AAH est, dans ce cas, réévaluée tous les trois mois au moyen de la déclaration trimestrielle de ressources.

Quelles sont les conditions pour percevoir l'AAH ?

Trois conditions sont obligatoires pour percevoir l’AAH :

  • Résider en France
  • Être âgé de 20 ans au moins
  • Avoir un taux d’incapacité permanente de 80% au moins ou s’il se situe entre 50 et 79%, subir une restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi par la CDAPH.

Les ressources annuelles en doivent pas dépasser un certain plafond qui sera, lui aussi, revalorisé au 1er avril 2022.

Les plafonds de l’AAH

  • Vous vivez seul sans enfant à charge : 11038,32€
  • Vous vivez en couple sans enfant à charge :  19 979,36 €

 

  • Vous vivez seul avec un enfant à charge : 16 557,48 €
  • Vous vivez en couple avec un enfant à charge :  25 498,52 €

 

  • Vous vivez seul avec deux enfants à charge : 22 076,64 €
  • Vous vivez en couple avec deux enfants à charge : 31 017,68 €

 

  • Vous vivez seul avec trois enfants à charge : 27 595,80 €
  • Vous vivez en couple avec trois enfants à charge : 36 536,84 €

 

  • Vous vivez seul avec quatre enfants à charge : 33 114,96 €
  • Vous vivez en couple avec quatre enfants à charge : 42 056 €

L’AAH en cas d'hospitalisation

Si le bénéficiaire de l'allocation aux adultes handicapés est hospitalisé ou admis en maison d'accueil spécialisée pour une durée d'au moins 60 jours, le montant mensuel maximum de l'aide sera réduit de 30 %, soit 275,96 €, conformément à la revalorisation qui entrera en vigueur dès le mois de mai.

Source : Dossier Familial, où vous pourrez également retrouver un simulateur de l’AAH !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Pension d'invalidité et revenus professionnels : tout change au 1er avril 2022

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Vous percevez une pension d’invalidité et exercez une activité professionnelle ? A l’heure actuelle, vous devez absolument veiller à ce que vos revenus professionnels ne dépassent pas le montant de votre pension au risque de la voir supprimée !

Dès le 1er avril, tout va changer, et certaines pensions d’invalidité vont, de fait, augmenter ! Une bonne nouvelle pour ceux qui doivent parfois s’obliger à travailler moins pour ne pas gagner trop ! Un paradoxe inouï qui n’encourageait pas vraiment le retour à l’emploi de ceux qui perçoivent cette pension d’invalidité à la suite d’un accident, ou d’une maladie. Décryptage de cette bonne nouvelle !

Le décret en question

Dès le mois prochain, le cumul pension d’invalidité et salaire pourra dépasser les revenus perçus avant l’invalidité. Et c’est grâce au Décret n° 2022-257 du 23 février 2022 relatif au cumul de la pension d'invalidité avec d'autres revenus et modifiant diverses dispositions relatives aux pensions d'invalidité.

Dans ce décret, on peut lire :

Le décret aménage les modalités de suspension de la pension d'invalidité en cas d'exercice d'une activité professionnelle, en permettant, pour les salariés, un cumul intégral des revenus d'activité et de la pension d'invalidité jusqu'à ce que le revenu disponible de l'assuré redevienne similaire à celui qu'il avait avant son passage en invalidité, puis en organisant au-delà de ce seuil la réduction de la pension de l'équivalent de la moitié des gains constatés.

Quelles sont les conditions pour percevoir la pension d’invalidité ?

La pension d’invalidité permet de compenser en partie ou en totalité la perte de salaire « résultant d’un accident ou d’une maladie d’origine non professionnelle.

Dans les faits, il faut que la capacité de travail ou de revenu soit réduite d’au moins 2/3. De plus, il ne faut pas avoir atteint l’âge légal de la retraite, soit 62 ans.

Enfin, pour percevoir la pension, les salariés doivent être affiliés à l’Assurance maladie depuis au moins 12 mois. Sinon, les bénéficiaires doivent avoir effectué au moins 600 heures de travail ou cotisé 2 030 fois le SMIC horaire lors des 12 derniers mois.

Et pour les indépendants, il faut percevoir des indemnités journalières maladie ou avoir cotisé lors des 3 dernières années civiles sur un RAAM (revenu d’activité annuel moyen) au moins égal à 10 % de la moyenne annuelle des plafonds de sécurité sociale.

Concrètement cela va changer quoi ?

À compter du 1er avril, certains salariés qui perçoivent une pension d’invalidité vont voir leurs revenus augmenter. En effet, à l’heure actuelle, le salaire et la pension ne peuvent pas dépasser les revenus perçus avant l’octroi de cette aide. Le mois prochain c’est la fin de ce plafond. Un encadrement des sommes touchées au-delà de ce seuil entre en vigueur, plus souple que le précédent.

Concrètement, les salariés peuvent intégralement cumuler la pension et leurs revenus d’activité jusqu’à ce que ce total atteigne le salaire qu’ils avaient avant leur invalidité. Puis, au-delà de ce seuil, la pension sera réduite de la moitié des gains constatés.

Quelques exemples !

Par exemple, un salarié qui percevait avant son invalidité un salaire mensuel de 1500€ pouvait dans les faits percevoir 750€ de pension et 750€ de revenus d’activité pour que sa pension ne soit pas supprimée… Dans cet exemple, il pourra donc percevoir 1600€ net sans voir sa pension dégrévée ou supprimée…

Autre exemple : Un salarié vient à toucher 2.200 euros en cumulant sa pension d’invalidité avec ses revenus salariés alors que son salaire d’origine s’élevait à 2.000 euros, il continuera de toucher partiellement une pension d’invalidité. Ce qui n’était pas possible avant le 1er avril…

Le décret entre en vigueur le 1er avril prochain, mais dans le cas de revenus supplémentaires dès le mois d’avril, la pension pourrait être supprimée malgré tout. La loi étant rétroactive, les sommes seront reversées quelques mois plus tard… Mieux vaut donc peut-être patienter encore quelques mois pour augmenter ses revenus, si l’on touche une pension d’invalidité.

Une petite avancée seulement !

C’est une petite avancée pour ceux qui perçoivent une pension d’invalidité, mais ce n’est pas non plus une révolution ! Ceux qui ne perçoivent aucune pension d’invalidité peuvent cumuler salaires, indemnités d’élus, revenus d’autoentreprise, mais pas les handicapés…. Constatons que cela avance, mais il faudra encore du temps pour que cette inégalité tombe définitivement !

Le gouvernement pense faciliter le retour à l’emploi des personnes percevant une pension d’invalidité ! Attendons de voir et souhaitons que cette mesure soit amplifiée dans les années à venir… On en parle des inégalités sociales entre handicapés et valides ou c’est toujours un sujet tabou ?

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Présidentielles 2022, quels programmes sur le handicap pour les 12 candidats

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Le 10 avril prochain, nous voterons pour élire notre futur(e) président(e) de la République Française. Dans chaque programme des candidats, une partie plus ou moins importante est consacrée aux personnes en situation de handicap.

Mais qui propose quoi ? Dans quelle mesure, nous, handicapés, sommes entendus ou écoutés, et quels seront les améliorations que prévoient chacun des candidats au plus haut poste de l’Etat Français ? Par souci d’équité, notre classement est établi par ordre alphabétique… En France, nous sommes 12 millions d’électeurs potentiels… Il faudrait peut-être que le handicap devienne un axe majeur des programmes, mais, au vu de certains, ce n’est pas encore d’actualité !

Nathalie Arthaud (Candidate du parti Lutte Ouvrière)

  • Objectif "zéro chômeurs", incluant donc les personnes en situation de handicap.
  • Déconjugalisation et revalorisation de l’AAH
  • Prise en charge intégrale par la collectivité des compensations liées au handicap ou à toute perte d’autonomie, (aides matérielles ou humaines)
  • Mise en conformité de tous les bâtiments publics sans exception
  • Quotas d’embauche de personnes en situation de handicap.

Retrouvez l’intégralité du programme de Nathalie Arthaud

Nicolas Dupont-Aignan (Candidat du parti Debout la France)

  • Déconjugalisation de l’AAH et revalorisation de 160 € pour atteindre le seuil de pauvreté
  • Rétablissement de l’allocation complément de ressource
  • Part fiscale complète aux familles ayant un enfant en situation de handicap au lieu d’une demi-part actuellement
  • Réductions pour l’accès aux divertissements et à la culture
  • Amélioration du fonctionnement des maisons départementales d’autonomie (MDA) et ouverture aux personnes autistes
  • Soutenir les aidants en entreprise
  • Revoir les conditions d’attribution de l’allocation de l’éducation de l’enfant handicapé (AEEH)
  • Respect du quota prévu par la loi de 1987 de 6 % de personnes en situation de handicap en entreprise
  • Exonération de cotisations sociales patronales, pour les deux premières années d’embauche, pour les entreprises embauchant un travailleur RQTH avec un taux d’incapacité supérieur à 50%
  • Instauration de formations pour faciliter l’insertion
  • Doubler le nombre d’apprentis en situation de handicap entre 2022 et 2027
  • Développer le covoiturage entre salariés valides et en situation de handicap

Retrouvez l’intégralité du programme de Nicolas Dupont Aignan

Anne Hidalgo (Candidate du Parti Socialiste)

  • Déconjugalisation de l’AAH
  • Création d’un véritable statut pour les AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap)
  • Formation renforcée des personnels de l’Éducation nationale autour d’un "projet d’école inclusive"
  • Accessibilité universelle menée "en lien avec les maires et les acteurs du handicap"
  • Des crèches plus inclusives pour les enfants en situation de handicap

Retrouvez l’intégralité du programme d’Anne Hidalgo

Yannick Jadot (Candidat Ecologiste)

  • Garantir l’accès aux études supérieures aux personnes en situation de handicap
  • Donner plus de pouvoir au Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH)
  • Créer une Agence de l’accessibilité
  • Généraliser la traduction en Français facile à lire et à comprendre (FALC)
  • Faire que la loi sur l’obligation d’emploi des travailleurs et travailleuses handicapés (OETH) soit réellement appliquée
  • Renforcer les contrôles dans les établissements spécialisés
  • Déconjugalisation et revalorisation de l’AAH
  • Revalorisation du métier d’aide à domicile
  • Aller vers le « zéro reste à charge » en ce qui concerne les soins et les équipements

Retrouvez l’intégralité du programme de Yannick Jadot

Jean Lassalle (Candidat du parti Résistons !)

  • Définir une politique pour les handicaps invisibles Restructurer les MDPH et réduire les délais de prise en charge
  • Supprimer les seuils d’âge de la prestation de compensation du handicap
  • Déconjugalisation de l’AAH
  • Revalorisation et Formation des AESH (24h / semaine et 1700€ net / mensuel)
  • Revalorisation du statut et du salaire des aidants familiaux
  • Adaptation des logements, centres de loisirs et équipements urbains aux personnes à mobilité réduite
  • Formation des enseignants qui accueillent un élève handicapé.

Retrouvez le programme de Jean Lasalle en intégralité

Marine Le Pen (Candidate du parti Rassemblement National)

  • Individualisation et revalorisation de l’AAH
  • Plan national d’accès à la scolarité pour les enfants atteints de handicap
  • Application de la loi sur l’accès à tous les transports
  • Revalorisation et augmentation de la durée des aides destinées aux proches aidants avec la durée du congé de proche aidant portée à douze mois pour l’ensemble de la carrière
  • Création une indemnité spécifique de 300 euros mensuels "pour toute personne faisant le choix de vivre au domicile d’un proche dépendant ou de l’accueillir chez elle pour se consacrer pleinement à son accompagnement".

Retrouvez le programme de Marine Le Pen dans son intégralité

Emmanuel Macron (Candidat du parti La République en Marche)

  • Augmenter jusqu’à 35 heures le temps de travail des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) "pour les revaloriser et mieux aider les enfants"
  • Accroître la participation des personnes en situation de handicap à la vie sociale
  • Améliorer la vie au quotidien pour chacun
  • L'allocation aux adultes handicapés (AAH), sera portée au-delà de 900 par mois pour une personne seule
  • Faciliter l’accès au logement social ou inclusif
  • Améliorer l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap.
  • Aider les aidants en favorisant le dons de RTT, en leur permettant de se former etc
  • Créer un service du maintien à domicile avec un seul interlocuteur pour l’aidant ou la personne âgée pour organiser tous les services
  • Créer une 'Prime Adapt’' prenant en charge, selon les ressources, jusqu’à 70 % des coûts des travaux d’adaptation

Retrouvez l’intégralité du programme d’Emmanuel Macron

Jean-Luc Mélenchon (Candidat du parti La France Insoumise)

  • Augmentation du nombre des enseignants référents pour la scolarisation des élèves en situation de handicap "afin de garantir un suivi individualisé de qualité"
  • Mise en place d’actions de sensibilisation pour lutter contre les discriminations
  • Créer un véritable service public d’accompagnement des élèves en situation de handicap, avec un nouveau corps de fonctionnaires et un service de 24 heures pour un temps plein
  • Financer l’insertion professionnelles des personnes en situation de handicap
  • Favoriser l’emploi des travailleurs handicapés
  • Déconjugalisation de l’AAH et revalorisation au niveau du SMIC
  • Création d’un statut d’aidant familial avec formation et rémunération
  • Parvenir à 100% de logements accessibles dans les constructions neuves

Retrouver l’intégralité du programme de Jean-Luc Mélenchon

Valérie Pécresse (Candidate du parti Les Républicains)

  • Déconjugalisation de l’AAH et faire en sorte que les enfants handicapés aient droit à la pension de réversion dont le parent bénéficiait à son décès.
  • Offrir le choix d’un parcours de vie aux personnes en situation de handicap
  • Réformer la PCH en harmonisant la reconnaissance et la compensation du handicap
  • Moderniser la gestion des MDPH
  • Scolariser les enfants en situation de handicap dans un cursus ordinaire dès lors que cela est possible
  • Revaloriser le métier d’AESH
  • Rendre tous les bâtiments publics accessibles aux personnes à mobilité réduite
  • Créer un véritable statut d’aidant familial
  • Création d’un droit au logement prioritaires pour les aidants et personnels soignants
  • Augmentation du crédit d’impôt pour l’emploi à domicile de 6 000 à 10 000 euros, avec 2 500 euros de plus pour une personne dépendante à charge.
  • Amélioration de la recherche et de la prise en charge des troubles de neuro développement.

Retrouvez l’intégralité du programme de Valérie Pécresse

Philippe Poutou (Candidat du Parti Nouveau Parti Anticapitaliste)

  • Scolarisation pour tous de la maternelle à l’université en milieu protégé ou ordinaire
  • Recrutement d’AVS, AESH et éducateurs spécialisés formés et rémunérés
  • Obligation d’emploi de 6 % et adaptation du poste de travail pour toutes les entreprises
  • Maintien du salaire plein pour les salariés se retrouvant en invalidité
  • Logement pour tous et en autonomie
  • Gratuité des frais de santé et d’appareillage ;
  • Déconjugalisation de l’AAH avec un montant égal au Smic
  • Création de nombreux postes au sein des MDPH

Retrouvez l’intégralité du programme de Philippe Poutou

Fabien Roussel (Candidat du Parti Communiste Français)

  • Création d’un "véritable" métier d’accompagnement des élèves en situation de handicap, sous statut de la fonction publique
  • Développement des structures dites adaptées avec une capacité d’accueil augmentée grâce à un plan de recrutement et de formation.
  • Déconjugalisation de l’AAH avec un revenu minimum d’existence pour les personnes qui ne peuvent plus travailler
  • Créer une Prestation Universelle d’Autonomie (élargissement du périmètre de la PCH et de l’APA qu’il souhaite revaloriser)
  • Renforcer l’égalité territoriale par un grand service public de l’autonomie
  • Renforcer les obligations légales d’embauche des personnes en situation de handicap
  • Rétablir l’obligation d’adaptation de 100% des logements neufs.

Retrouvez l’intégralité du programme de Fabien Roussel

Éric Zemmour (Candidat du parti Reconquête !)

  • Création de 15 000 places "dans des établissements et services adaptés pour adultes handicapés"
  • Individualisation de l’AAH
  • Création d’un statut pour les aidants familiaux avec droit à congés et droit au répit
  • Instauration d’une obligation dans tous les nouveaux appels d’offres d’outils numériques pour les entités publiques et les grandes entreprises, de l’accessibilité aux personnes en situation de déficience visuelle ou cognitive.
  • Recrutement et formation de 50 000 AESH supplémentaires
  • Développement de services et établissements spécialisés sur tout le territoire.

Retrouvez l’intégralité du programme d’Eric Zemmour

Quelque soit votre choix, chaque voix compte, et il faudra se rendre aux urnes les 10 et 24 avril prochain. Vous pouvez également choisir le vote par procuration, et vous inscrire jusqu’à la veille du scrutin du 1er tour, pour les deux tours, ou jusqu’à la veille du scrutin du 2ème tour, pour le 2ème tour.

Retrouvez les démarches pour donner procuration sur le site du Service Public.

Source : Konbini

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

L'ANAÉ lance cette année, les séjours répits pour familles et individuels.

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Connaissez-vous l’ANAÉ, une association loi 1901 à but non lucratif, créée en 1956 qui a pour vocation de rendre les vacances accessibles à tous. En proposant des séjours adaptés, ANAÉ s’adresse aux enfants en situation de handicap, mais également aux aidants familiaux.

Trois centres de vacances existent à la mer et à la montagne : Hyères (Var), Pralognan la Vanoise (Savoie) et St-Sorlin d’Arves (Savoie). Ces villages vacances sont pensés pour accueillir au mieux les personnes en situation de handicap. Ainsi, les chambres sont aménagées, les salles de bains adaptées et des espaces collectifs sont disponibles. 

Les séjours ANAÉ, proposent également la pratique de sports et de loisirs adaptés aux différents handicaps. Cette année, l’association lance les séjours répit pour familles et individuels

Que sont les séjours répit pour familles et individuels ?

Les séjours halte répit se destinent aux aidants et aux aidés. Les aidants ont parfois besoin de prendre un peu de temps pour eux, et les aidés ont parfois besoin de s’évader de leur cadre habituel. C’est à partir de ce constat que l’ANAÉ a décidé de proposer ces nouveaux types de séjours adaptés.

En famille ou en solo, organisez votre prochain séjour de vacances à la carte, car c’est vous qui allez organiser votre séjour et non l’inverse. Le séjour sera construit en fonction de vos besoins individuels et s’adapteront à vos volontés.

Les différents types de services à la personnes proposés :

-       Prestation vie quotidienne, de 7h-10h et 20h-22h, du lundi au vendredi inclus (35€/heure)

-       Prestation d'accompagnement, entre 9h et 17h, du lundi au vendredi inclus (28€ de l’heure ou 70€ la demi-journée ou 175€ la journée complète)

-       Prestation d'activité adaptée à la demi-journée du lundi au dimanche inclus, de 9h à 12h ou de 14h à 17h (99€ l’activité, ski assis ou vélo à 4 roues)

Retrouvez ici les Séjours Halte Répit en détail

Deux centres dédiés aux séjours Halte Répit,

Les deux centres de Savoie vous accueilleront pour les séjours Halte Répit, deux centres de vacances, labellisés Tourisme et Handicap.

Pralognan-la-Vanoise est une station-village familiale et authentique, située aux portes du célèbre Parc national de la Vanoise.

Le centre de vacances, le Chalet de la Grande Casse, se trouve à 1 410 mètres d’altitude, et à seulement 400 mètres du centre-ville et des remontées mécaniques !

Voir le Centre de Pralognan la Vanoise

Saint-Sorlin d’Arves est une station-village familiale en Savoie, située au coeur de la vallée de la Maurienne.

Notre centre de vacances, le Chalet de l’Ornon, se trouve à 1 600 mètres d’altitude, et à seulement 400 mètres du centre-ville et des remontées mécaniques !

Voir le Centre de Saint Sorlin d’Arves

 Quand vais-je pouvoir partir ?

Les séjours Halte répit seront disponibles à compter du 10 avril et jusqu’au 27 août.

Voici les dates sur lesquelles vous pourrez réserver votre prochain moment de détente avec ANAÉ :

-       Du dimanche 10 au dimanche 17 avril 2022 à Pralognan

     Chambre familiale : Adulte 384 €, Enfant 12-16 ans 307 € et Enfant 4-11 ans 250 € / Chambre double : Adulte 511 € – Chambre individuelle : Adulte 576 €

 

-       Du samedi 2 au samedi 9 juillet 2022 à Pralognan

     Chambre familiale : Adulte 412 €, Enfant 12-16 ans 330 € et Enfant 4-11 ans 268 € / Chambre double : Adulte 548 € – Chambre individuelle : Adulte 618 €

 

-       Du samedi 13 au samedi 20 août 2022 à St-Sorlin

     Chambre familiale : Adulte 497 €, Enfant 12-16 ans 398 € et Enfant 4-11 ans 323 € / Chambre double : Adulte 661 € – Chambre individuelle : Adulte 746 €

 

-       Du samedi 20 au samedi 27 août 2022 à Pralognan

     Chambre familiale : Adulte 497 €, Enfant 12-16 ans 398 € et Enfant 4-11 ans 323 € / Chambre double : Adulte 661 € – Chambre individuelle : Adulte 746 €

Pour plus de renseignements sur l’offre Séjours Halte Répit, vous pouvez contacter Bernard Loquais au 04 81 91 96 86 ou au 06 07 19 88 24 ou par mail à contact@anae.asso.fr

Quelles aides possibles pour vos vacances ?

Pour aider au financement de vos séjours halte répit, voici les organismes qu’il est possible de solliciter :

-       Les MDPH qui peuvent inclure les frais en lien avec le handicap d’un enfant par le biais d’une demande de complément d’Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé ou dans une demande de Prestation de compensation du Handicap dite PCH

-       La Caisse d’Allocations Familiales et la Mutualité Sociale Agricole accordent des bons vacances aux familles allocataires en fonction du type de séjour, de la durée et des revenus de la famille.

-       La commune du lieu d’habitation ou le Centre Communal d’Action Sociale proposent différentes aides selon les communes.

-       Les Conseils départementaux ou régionaux

-       L’Agence Nationale des Chèques Vacances, dite ANCV, gère les chèques vacances remis par les employeurs. Elle attribue aussi les Aides aux Projets Vacances. Ce sont des aides financières individuelles, versées sous forme de Chèques-Vacances. Vous ne pouvez bénéficier que d’une seule aide ANCV pour un même projet.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Le jeu des 8 familles entend lutter contre les discriminations liées au handicap chez les femmes

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Le handicap fait partie intégrante de notre société. Bien que les mentalités évoluent au fil des années, la discrimination est encore très présente au sein de notre société. Bon nombre de personnes en situation de handicap sont la cible de discrimination au quotidien. Afin d’éviter ce genre de situation, plusieurs associations ont été créées et ont mis des actions en place.

Parmi ces associations, nous retrouvons l’association ASEI. Cette association vient de créer un jeu de société afin de sensibiliser dès leur plus jeune âge les enfants aux différents handicaps. Et plus particulièrement, ceux des femmes en situation de handicap.

Le « Jeu des 8 familles » de l’association ASEI

En réalité, le jeu des 8 familles aborde deux thèmes différents : les femmes et le handicap. C’est notamment à l’occasion de la journée des Droits des Femmes que l’association ASEI a décidé de mettre au point ce jeu de société. Le but de celui-ci est de faire connaître 32 femmes en situation de handicap ayant réussi leur parcours de vie malgré les difficultés qu’elles pouvaient y rencontrer. En faisant de leur handicap une force, ces 32 femmes ont réussi là où bien d’autres auraient échoué.

Parmi ces femmes, nous retrouvons notamment Frida Kahlo dans la famille des peintres, Jessica Alba pour la famille des actrices, Agatha Christie qui incarne la famille des auteures mais également Britney Spears pour la famille des musiciennes. Pour ce qui est de la famille des danseuses, nous retrouvons Sandra Benetti, Greta Thunberg appartient quant à elle à la famille des politiques. Pour les scientifiques, nous retrouvons évidemment Marie Curie et enfin, Pascale Casanova pour la famille des sportives.

Grâce à ce jeu, les membres de l’association ASEI veulent enfin intégrer des modèles féminins dans notre société. Mais pas seulement ! Ils espèrent également changer les mentalités et lutter contre les différentes discriminations.

Un jeu allant au-delà de la reconnaissance des femmes dans la société

Bien que le jeu soit un moyen d’intégrer des modèles féminins en situation de handicap dans notre société, ce n’est pas son seul but. En effet, ces créateurs espèrent également lutter contre les discriminations grâce à celui-ci. Sensibiliser les individus aux différentes discriminations devient très important dans notre société.

Lorsque l’on nait femme, notre parcours dans la société est bien souvent plus difficile que pour les hommes. Nous ne sommes pas sans savoir que le sexisme fait encore partie intégrante de notre société malgré les actions mises en place. De plus, être atteinte d’un handicap rend également la vie quotidienne plus difficile. Il n’est malheureusement pas rare que des personnes en situations de handicap soient prises pour cible et soient discriminées.

En espérant que ce jeu soit un moyen de sensibilisation efficace et que les mentalités changent positivement. Si vous êtes intéressés, il est possible de télécharger et d’imprimer gratuitement le jeu des 8 familles sur le site de l’association ASEI.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Découvrez HiFiVE! L’app la plus cool pour découvrir la Langue des Signes !

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Et si vous appreniez la langue des signes sans pour autant être sourd ou malentendant ? Cette langue des signes appelée LSF est un langage universel pour ceux qui n’entendent pas ou plus… Mais est-il vraiment obligatoire d’être sourd pour apprendre la langue des signes ?

Une toute nouvelle application baptisée HiFiVE ! vient de voir le jour… Elle se présente comme l’app la plus cool pour découvrir la Langue des Signes ! Elle se destine à la découverte et à l’apprentissage de la langue des signes, pour permettre à des entendants de pouvoir échanger avec des personnes sourdes…

Apprenez juste à dire « bonjour » ou « merci » en LSF et faites le signe à votre caissière arborant un badge « je suis sourde », vous verrez des étoiles dans ses yeux ! Cette application est un outil absolument fantastique pour réunir le monde des sourds et celui des entendants ! Présentation.

HiFiVE! pour une société plus inclusive !

Le monde qui sépare les sourds des entendants est bien sûr dû à la barrière de la langue, ce qui est valable aussi lorsque l’on se trouve face à une personne parlant une langue étrangère.

L’idée d’HiFiVE! est donc de créer un lien entre ces deux mondes qui ne s’opposent pas, mais qui ne se comprennent pas toujours !

Avec cette application, vous allez donc pouvoir dire bonjour silencieusement, même si votre interlocuteur n’est pas sourd… En entrant dans un lieu silencieux par exemple… Mais vous allez aussi pouvoir parler la bouche pleine, alors que ce n’est pas vraiment un signe de politesse, ou encore parler sous l’eau pourquoi pas… Signer c’est s’offrir une corde supplémentaire à son arc pour échanger !

Une application qui se destine évidemment à l’échange avec des personnes sourdes !

Si l’application peut être utilisée de manière ludique, elle a, bien entendu, été pensée pour pouvoir échanger avec des personnes sourdes. En cas d’urgence notamment, nous devrions tous pouvoir échanger avec la personne en souffrance et ce n’est malheureusement pas le cas !

HiFiVE! propose un lexique de plus de 800 mots et 1200 phrases répartis en 20 saisons et 110 épisodes autour de différentes thématiques utiles dans la vie quotidienne.

Avec les deux mascottes, Esther et Saul, vous allez pouvoir apprendre les bases de la LSF de manière ludique et agréable… Colorée à souhait, cette application est un vrai plaisir pour les yeux, et vous pourrez choisir votre rythme, vos thèmes et ce que vous avez envie d’apprendre !

L’ambition d’HiFiVE! est de démocratiser la Langue des Signes et de la rendre accessible à tous afin de favoriser la communication et l’inclusion. Et c’est aussi une super méthode pour sensibiliser les plus jeunes à cette Langue des Signes, qui devrait être apprise dans toutes les écoles de France non ?

Combien ça coûte ?

Si l’on imagine qu’un jeu vidéo coûte entre 40 et 100€ pour finalement ne pas en apprendre grand-chose, on se dit que l’application HiFiVE! pourrait être un cadeau utile pour les enfants comme pour les adultes !

Concrètement, l’application propose d’abord une mini saison d’initiation gratuite de 3 épisodes…

Pour aller plus loin, trois forfaits sont disponibles :

  • HiFLEX! (1 mois) : 5,49€/mois,
  • HiFUN! (12 mois) : 45,99€
  • HiFAMiLY! (12 mois, 4 comptes) : 89,99€

Quelques mots sur la créatrice de l’application

Cette application est la création d’Elsa, comme tous les CODA (enfant de parents sourds), ses premiers mots, Elsa les a signés. En devenant interprète, formatrice LSF et bébé-signe, elle a pu constater que la Langue des Signes intéressait bien au-delà des personnes sourdes. Elle a donc créé HiFiVE! avec l’ambition de participer pleinement à la démocratisation de sa langue maternelle.

Pour télécharger HiFiVE! sur Android

Pour télécharger HiFiVE! sur iOs

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Où et comment faire don d'un fauteuil roulant qui ne sert plus ?

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Les fauteuils roulants sont évidemment des accessoires indispensables à la vie quotidienne de certaines personnes handicapées. Mais parfois, ils s’avèrent très chers à l’achat et certains n’ont pas le budget, malgré les aides disponibles, pour acquérir un matériel sécurisé et en parfait état de fonctionnement. Saviez-vous que de nombreuses associations permettaient le don, et l’achat de matériaux médicaux rénovés puis revendus à des prix bien plus pas que ceux des matériels neufs… Où donner vos anciens fauteuils roulants ou siège percé ? Où en acheter d’occasion, on va tout vous expliquer.

Pourquoi donner du matériel médical ?

La première raison pour donner du matériel médical et notamment des fauteuils roulants c’est de permettre à des personnes qui en ont besoin de les acheter moins chers que neufs !

Mais donner un fauteuil roulant c’est aussi une démarche environnementale puisqu’il est recyclé et aura une seconde vie auprès d’un autre handicapé.

Enfin, en sachant que la plupart des associations qui récupèrent ces matériels, les font rénover par des travailleurs handicapés…C’est donc également participer à l’inclusion des travailleurs handicapés par le biais de votre don !

Où donner un fauteuil roulant qui ne sert plus ?

Il existe de nombreuses associations qui récupèrent les fauteuils roulants dont vous n’avez plus l’usage…

Par exemple, avec l’association Envie Autonomie vous pouvez simplement remplir ce formulaire en ligne.

Attention, certains matériels comme corsets, appareils d’oxygénothérapie, prothèses orthopédiques, monte-escaliers, appareils auditifs ne sont pas récupérés.  

Sur le site de la FHM, il est également possible de faire des dons en vous référant aux unités locales ou départementales.

Enfin le Réseau Français du Fauteuil Roulant, publie une carte de France, qui classe toutes les associations par ordre alphabétique et par région française.  

Où acheter un fauteuil roulant d’occasion ?

Le site Envie Autonomie propose de nombreux matériels médicaux, tous recyclés, vérifiés et garantis… Par exemple il est possible de trouver un fauteuil roulant manuel pour enfant à partir de 300€ ou pour adulte à partir de 279€… Des prix très intéressants lorsque l’on sait qu’un fauteuil neuf peut coûter plus de 1000€ !

Pensez à faire appel à ces associations si vous devenez propriétaires d’un fauteuil roulant ou de matériels médicaux que vous n’utilisez plus. Ils peuvent avoir une seconde vie et rendre de fiers services à ceux qui en ont besoin, mais qui n’ont pas forcément les moyens d’investir dans du matériel neuf !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Les personnes âgées qui possèdent un chien seraient moins vulnérables au handicap !

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Nous le savons tous, le chien est l’animal réputé comme étant le meilleur ami de l’Homme. Et, bien entendu, cette réputation n’est pas un hasard. Le chien possèderait de nombreux bienfaits pour la santé des humains selon différentes études.

Avoir un chien comporte évidemment beaucoup de contraintes. Cependant, les bienfaits que cette boule de poil peut nous apporter nous ferait vite oublier les petits tracas d’avoir un fidèle compagnon. De plus, avoir un chien pourrait être un rempart contre le handicap et on vous explique pourquoi.

Le chien, une aide précieuse pour la santé mentale

Bien que nous n’y fassions pas forcément attention, le chien se révèle être une source de bien-être pour l’homme. En effet, celui-ci est toujours présent pour nous tenir compagnie et nous apporter de la tendresse. Mais selon une récente étude, ce ne serait pas les seuls bienfaits de posséder un chien.

En effet, une équipe de recherche internationale de l’Institut métropolitain de gérontologie de Tokyo vient de publier une énième étude sur les toutous. Eh bien, croyez-le ou non, selon cette étude, les chiens auraient un effet protecteur sur leurs maîtres. Nous ne sommes pas sans savoir que de nombreuses boules de poils ont sauvés la vie de leur maître au risque de perdre la leur. Cependant, bien que les chiens n’aient aucun impact sur la mortalité humaine, ceux-ci réduiraient le risque d’invalidité selon l’étude japonaise.

Posséder un chien réduit le risque d’invalidité chez les personnes âgées

Après avoir soumis un panel de personnes âgées de 65 à 84 ans à de nombreux questionnaires, les chercheurs en sont arrivés à cette conclusion. En effet, en analysant les données des différents questionnaires, les scientifiques japonais se sont rendu compte qu’un lien existait entre l’invalidité et la possession d’un chien.

La raison de cette conclusion est simple, le fait de posséder un chien oblige le maître à faire un peu d’exercice. Lorsque vous posséder un canidé, celui-ci a besoin de sortir et de se dépenser. En promenant leurs chiens plusieurs fois par jour, les personnes âgées qui en sont propriétaires sont donc obligées de respecter les besoins d’exercice de leur animal. En respectant celles-ci, elles ne sont plus sédentaires et diminuent les risques de devenir invalide.

Bien que la raison paraisse évidente, cette récente étude prouve que la possession d’un toutou protège contre l’apparition d’un handicap chez les personnes âgées. Face aux nombreux chiens abandonnés chaque années, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Il n’en sera que bénéfique pour votre santé mentale et physique.

« Le fait de posséder un chien protège contre l’apparition d’un handicap chez les personnes âgées, et les soins quotidiens, la compagnie et l’exercice qu’implique le fait de s’occuper de l’animal jouent un rôle important dans le processus de vieillissement », conclut M. Taniguchi, principal auteur de l’étude japonaise.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Maladie de Charcot : Une simple prise de sang pour la détecter ?

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Saviez-vous que cette année, en France, entre 5 000 et 7 000 individus souffrent de la sclérose latérale amyotrophique aussi appelée la maladie de Charcot. Découverte au 19ème siècle, la maladie de Charcot est une pathologie incurable paralysant progressivement les muscles. Ce qui cause cette paralysie n’est autre qu’une mort précoce des cellules nerveuses actionnant les muscles.

Chaque année, c’est environ 1 000 nouveaux cas qui se déclarent. En ce qui concerne le diagnostic, il survient généralement à l’âge de 60 ans mais peut également survenir à tout âge chez l’adulte. De plus, cette maladie toucherait plus souvent les hommes que les femmes.

La maladie de Charcot, ses symptômes et son diagnostic

En ce qui concerne les symptômes de la sclérose latérale amyotrophique, ils sont multiples. Généralement, les personnes atteintes de la maladie de Charcot ressentent une raideur dans leurs muscles ainsi que des crampes, des secousses et une atrophie musculaire. De plus, l’amaigrissement, la fatigue ainsi que la diminution du tonus et du volume musculaire peuvent présager de la maladie de Charcot.

Généralement, la maladie de Charcot peut être détectée par différents examens neurologiques et cliniques. Il se fait entre 40 et 70 ans avec un âge moyen de 60 ans. Très difficile à vivre, la maladie de Charcot paralyse progressivement la personne touchée. Dans la plupart des cas, cette maladie est malheureusement diagnostiquée trop tard et ne peut donc être totalement traitée.

Cependant, cela pourrait bien changer grâce à toute nouvelle découverte faites par des chercheurs suédois.

Un nouveau moyen de diagnostiquer la maladie de Charcot

Une nouvelle étude publiée dans la revue Scientific Reports le 11 novembre, affirme qu’un simple test sanguin pourrait permettre de diagnostiquer la maladie de Charcot. En effet, des chercheurs de l’université de Götenborg en Suède aurait enfin fait la découverte d’un biomarqueur de la sclérose latérale amyotrophique. Et celui-ci n’est autre que les neurofilaments. Les neurofilaments sont des protéines qui jouent un rôle important dans les cellules ainsi que les fibres nerveuses.

Selon cette étude, les personnes atteintes de la maladie de Charcot possèdent des chaînes de neurofilaments beaucoup plus élevés que les personnes non atteintes par cette pathologie. Ce taux de neurofilaments serait détectable grâce à une simple prise de sang et permettrait donc d’éluder les différentes maladies ressemblant à la SLA.

Eh oui, il suffira maintenant de faire un simple test sanguin pour savoir si un patient est bel et bien atteint de la maladie de Charcot. Ainsi, le diagnostic pourrait être fait au plus tôt afin de mettre des dispositifs en place pour faciliter au maximum la vie des personnes atteintes par cette maladie incurable.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Troubles DYS : Découvrez KeyDys le clavier inventé par le jeune Ryann, un breton de 16 ans à peine !

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Au fil des années, bon nombre d’inventions voient le jour afin de faciliter notre quotidien. Cependant, la période de confinement due à la crise sanitaire que nous connaissons tous a créé un réel mouvement créatif. En effet, de nombreuses inventions ont vu le jour au cours de ces périodes.

Bien que certaines d’entre elles n’ont pas fait fureur auprès des consommateurs, d’autres se révèlent avoir beaucoup plus de succès. C’est notamment le cas de l’invention de Ryann Dubois, un jeune garçon originaire de Bretagne âgé de seulement 16 ans qui a inventé un clavier un peu spécial pour les personnes atteintes de troubles DYS. On vous le présente tout de suite.

Les troubles DYS, un réel handicap pour les élèves qui en sont atteints

Les troubles appelé troubles DYS sont des troubles d’apprentissages tels que la dyslexie, la dysorthographie ou encore la dyspraxie. Ces différents troubles touchent 6 à 8% des élèves en France. Ils empêchent également les élèves concernés d’écrire avec facilité. En effet, l’écriture est, pour eux, un véritable calvaire.

L’une des méthodes rendant l’écriture beaucoup plus aisée pour les élèves atteints de troubles DYS n’est autre que les ordinateurs. En effet, la plupart de ces élèves n’ont pas d’autres choix que d’utiliser un ordinateur portable afin de pouvoir prendre en notes leurs différents cours.

Néanmoins, il est conseillé d’ajouter des couleurs sur le clavier de l’ordinateur afin d’en faciliter l’utilisation pour les élèves atteints de troubles DYS. Ces conseils, Ryann Dubois les a appliqué à la lettre.

L’invention de Ryann Dubois, lui-même atteint de troubles DYS

Ryann Dubois est un jeune homme âgé de seulement 16 ans originaire de Bretagne. Lui-même atteint de troubles DYS, il a récemment décidé d’utiliser son temps afin de créer un outil qui changerait la vie des élèves comme lui. Mais pas seulement. En effet, cet outil s’adapterait également aux adultes atteints également de troubles DYS.

Baptisé le Kit Keydys, l’invention de Ryann n’est autre qu’un kit autocollant à placer directement sur le clavier d’un ordinateur. Adaptable à n’importe quel clavier, ce tout nouveau kit s’utilise simplement et convient à n’importe quel enfant atteint de troubles DYS.

De plus, le kit Keydys inventé par le jeune Breton se révèle être une invention révolutionnaire dans le monde du handicap. A tel point que le Président de la République a lui-même félicité le jeune garçon pour son invention. C’est pourquoi celui-ci est entièrement accessible pour tous. Il se vend notamment en grande surface dans les magasins tels que Boulanger. Pour ce qui est de son prix, ce clavier se vend pour seulement 24 €. Vous n'avez donc aucune raison valable de vous en passer !

Pour acheter le kit Keydys sur Boulanger.fr, c’est par ici !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Vocaleo : une application aide mémoire vocal pour les déficients visuels

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Être atteint d’un handicap visible ou invisible peut vite devenir un frein afin d’accomplir certaines tâches du quotidien. Il est vrai que la plupart des handicaps physiques tels que l’hémiplégie ou encore l’amputation d’un des membres empêche d’accomplir des tâches quotidiennes qui semblent banales. Mais ces handicaps ne sont pas les seuls. En effet, les personnes atteintes de déficiences sensorielles rencontrent elles aussi bon nombre de difficultés et notamment les personnes déficientes visuelles.

La déficience sensorielle, un handicap quotidien

Bien que tous les handicaps rendent difficile la vie quotidienne des personnes qui en sont atteintes, certains d’entre eux sont souvent oubliés. Les différentes déficiences sensorielles en font notamment parties. Parmi les déficiences sensorielles, nous retrouvons la déficience auditive, olfactive, gustative ainsi que celle liée au toucher. Toutes celles-ci entraînent une perte partielle ou totale de l’un ou plusieurs des sens.

Lorsqu’une personne est atteinte de déficience sensorielle, les tâches banales du quotidien comme s’habiller ou prendre ses médicaments peuvent s’avérer compliquées. C’est notamment le cas des personnes déficientes visuelles.

Cependant, une toute nouvelle application risque bien de changer la vie quotidienne des personnes atteintes de déficiences visuelles. Cette application n’est autre que Vocaléo.

Vocaléo, une application pour faciliter la vie des personnes déficientes visuelles

Créée en 2018 par deux jeunes femmes lyonnaises, Vocaléo est une application destinée à faciliter certaines tâches quotidiennes des personnes déficientes visuelles. Cette application innovante permet notamment aux personnes atteintes de déficiences visuelles de pouvoir différencier leurs vêtements.

De plus, son fonctionnement est très simple ! L’application est directement connectée à de petites balises blanches de la taille d’un bouton. Ces balises peuvent êtres cousues sur les différents vêtements afin de permettre à l’utilisateur de reconnaître ses vêtements. Il suffit de relier les balises à un mémo vocal décrivant le vêtement.

Mais ce n’est pas tout, Vocaléo peut également permettre de prendre les bons médicaments ou encore connaître la date de péremption de certains aliments. En résumé, cette application peut apporter une aide précieuse pour les personnes atteintes de déficience visuelle.

Vocaléo est disponible sur Google Play ou sur Apple Store.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Handylight, un autocollant pour rendre visible le handicap invisible

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Bien que les différents handicaps puissent être visibles, certains ne se remarquent pas. Les personnes atteintes de handicaps invisibles rencontrent souvent plus de difficultés que les personnes en situation de handicap visible. En effet, pour beaucoup, si le handicap ne se voit pas, il n’existe pas.

C’est notamment afin de lutter contre cela qu’HandyLight a été créé. HandyLight n’est autre qu’un simple badge permettant de signaler qu’une personne est atteinte d’un handicap. Ce badge s’utilise afin d’avertir du handicap de la personne qui l’utilise.

HandyLight, un badge aussi intelligent que pratique

Grâce à cette toute nouvelle invention, il est maintenant possible d’avertir les gens qui se trouvent sur votre chemin, que vous êtes handicapés. Bien que votre handicap soit invisible, ce badge permet de signaler votre situation.

Le badge HandyLight s’adapte à tous types de véhicules. Il doit, bien entendu, être visible que vous soyez en voiture, en deux roues ou encore à pied. Ce badge peut être placé sur les vêtements, sur une sacoche ou encore directement sur le moyen de transport.

De plus, HandyLight est visible de jour comme de nuit et se fixe facilement sur n’importe quel support grâce à un clip ou une attache en caoutchouc. En permettant une grande visibilité de la personne handicapée, ce badge permet notamment de réduire les accidents et ainsi, de sécuriser les personnes en situation de handicap.

Les avantages et inconvénients d’HandyLight

Ce badge est une véritable petite merveille pour faciliter le déplacement des personnes atteintes d’un handicap invisible. C’est une véritable innovation dans le monde du handicap. Avec son utilisation très simple, il est un réel outil pour les personnes en situation de handicap invisible. Son adaptation à tous types de supports est également l’un de ses atouts majeurs permettant de l’emporter partout.

Mais ce n’est pas tout ! HandyLight est inclusif et regorge d’avantages. Il permet aux usagers de la route de d’être plus attentifs et bienveillants envers les personnes porteuses de ce badge ce qui permet une meilleure sécurité des personnes en situation de handicap invisible.

Ce petit badge facilite amplement les déplacements des personnes atteintes d’un handicap qui n’est pas forcément visible. Cependant, HandyLight possède tout de même un inconvénient. En effet, ce badge rend visible un handicap. Chaque personne que vous croisez dans la rue saura désormais que vous êtes handicapé. Cette visibilité peut gêner certaines personnes et donc les empêcher de l’utiliser.

Mais, en comparant le nombre d’avantage que celui-ci possède, cet inconvénient de devrait freiner son utilisation. La sécurité des personnes atteintes d’un handicap invisible doit être la priorité.

Le badge Handilight devrait être disponible dès les premiers jours de Mars sur la boutique du site.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Epilepsie : Quand le chien d'assistance devient une aide précieuse !

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Aujourd’hui nous allons vous parler d’une maladie neurologique qui touche environ 650 000 personnes en France. Cette maladie s’appelle Épilepsie et elle est la seconde pathologie neurologique après la maladie d’Alzheimer. Les prises en charge sont compliquées car de nombreuses personnes résistent à tous les traitements et 3000 personnes meurent chaque année faute de prise en charge adaptée à leurs pathologies.  

Nous allons aussi vous expliquer pourquoi un chien d’assistance peut être primordial pour les épileptiques, avec l’histoire de Stéphanie et de son chien Oggy… Un duo d’enfer qui a complètement changé la vie de Stéphanie…

L’épilepsie c’est quoi exactement ?

L’épilepsie fait partie des handicaps invisibles. Cette maladie neurologique se traduit par des crises plus ou moins intenses qui ne préviennent pas de leur venue… La maladie, bien que très étudiée, est encore méconnue des scientifiques. On sait que son origine est cérébrale et liée à des décharges anormales au sein du réseau neuronal. C’est une maladie souvent très mal perçue socialement, on parle alors de double maladie : pathologique mais également par l’image qu’elle renvoie aux autres.

Quels traitements contre l’épilepsie ?

Les seuls traitements existants reposent sur la prise d’un traitement antiépileptiques, mais pour un quart des malades, ces traitements ne sont pas suffisants à faire diminuer les crises. L’objectif du traitement anti épileptique n’est pas de soigner la maladie mais de faire disparaitre ou réduire les crises ou leur intensité. Parfois l’ablation d’une lésion cérébrale peut favoriser le traitement. Et parfois l’appel à un chien d’assistance peut valoir tous les traitements du monde, car l’épilepsie s’améliore aussi grâce à une aide psychologique… Et quoi de mieux qu’un bon gros chien pour aller mieux !

L’histoire de Stéphanie et de Oggy

Dans une interview accordée au journal Actu, Stéphanie Martins, 28 ans, épileptique lance d’entrée de jeu : « Depuis que j’ai mon chien, ma vie a complètement changé ». Cela fait 8 ans qu’elle combat sa maladie et depuis 18 mois, avec l’aide d’Oggy et cette aide lui est précieuse, voire vitale. Comme chez tous les épileptiques, les crises surviennent sans crier gare… Mais Oggy, lui, est capable de les sentir, et d’agir pour sa maîtresse.

Jérôme Aupy, neurologue au CHU de Bordeaux explique que les chiens aident à prévenir, mais qu’ils sont également un lien social pour le malade. L’épilepsie, par la violence de ses crises, est une maladie qui fait peur et qui dresse un mur entre l’épileptique et la société.

Le bel Oggy, un labrador noir, lui a été confié après formation par l’association Handi’Chiens, et depuis, il la suit absolument partout… On sait que les chiens sont capables de reconnaître des odeurs que les humains ne peuvent percevoir, comme la drogue ou les armes pour les chiens policiers… Et les crises d’épilepsie, avant qu’elles ne se déclenchent, provoquent une odeur corporelle caractéristique que seul un chien entraîné peut détecter.  

Lorsqu’une crise est sur le point de survenir, Oggy donne des coups de museau à sa maîtresse, voire aboie si elle ne réagit pas assez vite… Le temps pour elle d’aller se mettre en sécurité.  En fonction du lieu où le chien se trouve et des bruits alentours, il peut détecter une crise entre 20 et 90 minutes avant qu’elle ne survienne… Ce qui laisse le temps à Stéphanie de rentrer chez elle, ou de prévenir un proche qui pourra veiller à ce qu’elle ne se blesse pas pendant la crise.

Oggy sait aussi prévenir les proches depuis un bouton installé au domicile de Stéphanie, dès que les convulsions débutent. Il sait aussi apporter le smartphone de sa maîtresse pour qu’elle puisse appeler à l’aide, ou les secours.

Les chiens sont les meilleurs amis de l’homme, mais chien d’assistance ne veut pas dire uniquement chien guides d’aveugle, ils peuvent aider dans maintes situations.

Pour en savoir plus sur les chiens d’assistance dressés pour l’épilepsie, rendez-vous sur le site Handi’Chiens.

Source : Actu.fr

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

L'UNAFAM interpelle les candidats à la présidence de la République sur la Santé Mentale

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Vous n’êtes pas sans savoir que les élections présidentielles avancent à grands pas… Nous entendons beaucoup parler de sécurité, d’immigration, de santé, mais très peu de candidats, voire aucun, ne s’aventure sur le terrain escarpé du handicap…

A la suite de la journée mondiale de la Santé Mentale d’octobre dernier, l’UNAFAM (Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques) interpelle les candidats dans une sorte de plaidoirie qui leur demande de prendre 10 mesures urgentes…

Les 10 mesures demandées par l’UNAFAM

Comme nous vous l’avons expliqué dans un précédent article, certains décrets mettent sur un pied d’égalité les terroristes et les malades atteints de troubles psychologiques ou psychiatriques

Afin que ceci ne soit plus qu’un mauvais souvenir voici ce que demande l’UNAFAM :

- Mettre en place une agence nationale pour la santé mentale et psychiatrie

- Doubler le budget consacré à la recherche sur la santé mentale et la psychiatrie pour le quinquennat 2022-2027

- Rendre obligatoire la formation aux premiers secours en santé mentale pour l’ensemble des services publics accueillant du public

- Donner accès aux dispositifs de compensation du handicap aux personnes en situation de handicap psychique

- Développer les dispositifs de logements accompagnés pour permettre aux personnes en situation de handicap psychique d’accéder et de se maintenir dans un logement

- Ouvrir à toute personne souffrant de troubles psychiques l’accès aux dispositifs d’accompagnement vers et dans l’emploi

- Former 20% des médecins et infirmier(e)s scolaires par an aux problèmes de santé mentale chez les jeunes

- Organiser les équipes du SAMU pour qu’elles disposent de compétences psychiatriques 24h/24

- Créer une équipe mobile dans chaque secteur psychiatrique pour limiter l’hospitalisation et les ruptures de parcours

- Faire de la santé mentale et de la psychiatrie une grande cause nationale

L’UNAFAM encourage les Français à se mobiliser

Pour tenter de faire réagir les politiques, l’UNAFAM ouvre un site internet dédié à cette cause capitale.

La santé mentale devrait faire partie intégrante de tous les programmes des candidats, de quelque bord politique qu’ils soient.

Site Internet UNAFAM La Force d’Avancer

Sur ce site, vous pourrez interpeller le candidat de votre choix via le réseau Twitter sur le thème de la Santé Mentale.

Quelques chiffres…

En France, 15% des Français sont dépressifs, 23% anxieux et 10% montrent des envies suicidaires. Tous ces facteurs font de la santé mentale, un enjeu capital. De plus, après la crise du Covid-19 que nous avons traversé, la santé mentale des Français ne s’est pas améliorée… Cela fait tout de même 23 millions de Français concernés. Les dépenses remboursées au titre de la détresse psychique (ou maladies psychiatriques) dépassent les 23 milliards d’euros chaque année. Largement devant les maladies cardiovasculaires et les cancers. Il y a donc urgence pour les politiques à prendre des décisions concernant la santé mentale des Français.

Source : Magazine Handirect.fr

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Découvrez Myhandyplus la 1ere application de rencontres handi-valide

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Qui ne rêve pas de trouver le grand amour ? Passer sa vie aux côtés d’une personne qui nous aime pour ce qu’on est reste un but à atteindre pour la plupart d’entre nous. De nos jours, de plus en plus d’applications se créent afin d’aider certaines personnes à trouver l’amour mais pas seulement. En effet, elles permettent également de simplement faire de nouvelles rencontres. Découvrez MyHandyPlus, la première application de rencontres handi-valide.

Faire de nouvelles rencontres en fonction de certains critères

Certaines applications de rencontres vous permettent de choisir quels genres de rencontres souhaitez-vous faire mais également de fixer certains critères. Pour la majorité de ces applications, les critères ne sont autres que l’âge, le lieu de résidence ou encore le sexe.

Cependant, ces critères tendent à se diversifier au fil des années. En effet, de nouvelles applications de rencontres ont mis au point de tout nouveau critère tels que la religion, les nationalités ou encore les critères physiques. En effet, il devient de plus en plus aisé de rencontrer la personne idéale.

Mais ce n’est pas tout ! Une toute nouvelle application vient de voir le jour. Celle-ci permet aux personnes handicapées de trouver elles aussi l’amour. Cette application a vu le jour en décembre 2021 grâce à Alexia Barjhoux, conseillère en économie sociale et familiale.

MyHandyplus, une toute nouvelle application de rencontre

Depuis les très récents confinements, la popularité des applications de rencontres a largement augmentée. En effet, la plupart d’entre elles ont vu le jour au cours de ces périodes afin d’aider à lutter contre la solitude. Mais la dernière en date est sans doute la meilleure application de rencontre.

En effet, celle-ci est principalement dédié aux personnes atteintes d’un handicap mais également aux personnes non-handicapés. De par leur handicap, certaines personnes connaissent des difficultés dans leurs liens sociaux mais également à trouver l’amour. C’est là que cette toute nouvelle application intervient.

MyHandyPlus permet de faire de fabuleuses rencontres ! Et tout ça, sans cacher son handicap ! Cette appli permettra sans aucun doute de développer les liens sociaux des personnes handicapées et de ce fait de les sortir de l’isolement. Il est tout aussi possible de rencontrer des amis comme l’amour de sa vie mais aussi des personnes atteintes d’un handicap comme des personnes non handicapées. Enfin une application de rencontre inclusive !

Pour vous inscrire sur l'application MyHandyPlus c'est par ici ==> MyHandyPlus disponible sur Android et sur iOS

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

L'Etat considère donc les personnes atteintes de troubles mentaux comme DANGEREUX !

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Dans notre société, les maladies mentales comme la dépression, la bipolarité ou la schizophrénie souffrent d’une image biaisée… La discrimination systémique dont les personnes souffrant de troubles mentaux font l’objet se nomme psychophobie… Pourtant un dépressif, un bipolaire ou un schizophrène n’est pas un danger pour la société… Un sujet encore tabou qui agite les plus hautes sphères de l’Etat… Qu’est ce la psychophobie et comment lutter contre cette phobie infondée ? On va tout vous expliquer.

Des décrets qui ne passent pas du tout !

Avant d’entrer dans le vif du sujet sachez que la psychophobie existe apparemment dans les plus hautes sphères de l’Etat ! Début décembre, trois décrets listent les informations personnelles à des fins sécuritaires.

Parmi les facteurs de dangerosité, on peut trouver les antécédents judiciaires, l’appartenance à des groupes terroristes ou les données relatives aux troubles psychologiques ou psychiatriques. La stigmatisation des personnes atteintes de troubles psychiatriques est juste invraisemblable. Certes, certains troubles psychologiques ou psychiatriques peuvent représenter un danger, mais comment peut-on mettre tous les malades dans « le même sac » …

Retrouvez l’interview d’Aude Caria, directrice de Psycom, un organisme public luttant contre cette stigmatisation. Une interview accordée au site Faire-Face.fr qui explique pourquoi la psychophobie ne devrait pas être de mise.

Enfin dans une lettre ouverte au gouvernement, plusieurs associations s’indignent sur la teneur de ces décrets qui finalement expliquent que les troubles psychologiques ou psychiatriques sont des dangers pour la société… Au même titre qu’un terroriste ! N’y-a-t-il pas un gros problème ?

Qu’est-ce que la psychophobie ?

La psychophobie peut se définir comme une oppression subie par les personnes neuro-atypiques, c’est-à-dire souffrant de troubles mentaux et/ou perçus comme tels par autrui.

Les troubles mentaux sont nombreux et tous très différents pourtant ils sont souvent réduits à un seul sentiment : celui d’être dangereux ! Parmi les troubles mentaux on peut citer l’autisme, la dépression chronique, la bipolarité, la démence, les troubles dys, la schizophrénie… La liste n’est évidemment pas exhaustive.

La discrimination envers les personnes atteintes de troubles mentaux se retrouvent partout ! Que ce soit dans l’accès à l’emploi, la recherche de logement, l’accès aux soins… Mais il y a plus grave encore, car ces personnes sont souvent les cibles de violences physiques ou verbales, y compris de la part de certains professionnels.  

En France, 20% de la population est touchée par des troubles mentaux… Ce qui ne veut pas dire que ces 20% sont dangereux pour la société ! Certains troubles mentaux comme la dépression ou l’anxiété chronique semblent moins dangereux que la bipolarité ou la schizophrénie dans l’inconscient collectif.

Pour Fanny Jacq, psychiatre et directrice santé mentale de Qare et co-créatrice de Mon Sherpa, les troubles psychiatriques sévères comme la schizophrénie sont mal connus… Et on le sait, ce que l’on ne connaît pas bien peut faire peur… Ce n’est pas le cas de la dépression, qui est, en quelque sorte, devenue une maladie courante, surtout depuis la pandémie que nous venons de traverser…

Comment lutter contre la psychophobie ?

Pour faire changer les choses il va falloir nous rééduquer… Par exemple, quelqu’un qui est d’humeur changeante se verra offrir un « t’es bipolaire » ou quelqu’un qui ne fera pas les choix que l’on désire aura un « t’es schizo » … Un enfant qui ne sera pas d’accord avec un autre dira « tu es fou ou tu es folle » ? La dernière tendance étant de traiter quelqu’un « d’Alzheimer » lorsqu’il a oublié quelque chose !

Cela peut paraître anodin, mais la stigmatisation des maladies psychiatriques commence avec ses tics de langage. Ces termes médicaux sont entrés dans la vie quotidienne, sans que l’on en comprenne réellement le sens ni la définition.

Les médias jouent aussi un rôle dans la psychophobie, mettant en avant des méfaits commis par des schizophrènes par exemple… Mais combien de mêmes méfaits sont commis par des personnes sans aucun troubles psychiatriques ?

Et justement pour que les choses évoluent dans le bon sens, il faudrait peut-être que nos gouvernants commencent par arrêter de stigmatiser de la sorte ces personnes atteintes de troubles mentaux.  Ont-ils un seul instant pensé qu’ils pouvaient choquer ceux qui étaient atteints de troubles mentaux. Appartenir à un groupe terroriste ou avoir des antécédents judiciaires est un choix de la personne… Être atteint de troubles mentaux est un fait dont personne n’est responsable… Honnêtement c’est une hérésie que de comparer un dépressif à un terroriste non ?

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Les dépareillés, un site qui propose des chaussures pour ceux qui n'ont plus qu'un pied !

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Plongeons-nous un instant dans la tête et dans le corps d’une personne qui possède deux jambes et surtout deux pieds… Rien d’original nous direz-vous ! Lorsque nous allons chez un vendeur de chaussures, nous repartons avec une paire de chaussures, donc deux souliers que nous enfilons à nos deux pieds ?

Maintenant, plongeons dans la tête et dans le corps d’une personne amputée d’un membre inférieur ? A quoi bon acheter deux chaussures si elle n’a qu’un seul pied ? Avez-vous déjà imaginé que ces personnes devaient avoir de nombreuses chaussures célibataires qui ne chausseront jamais leur pied ?

En Bretagne, Gwénaëlle Dominé Guennoc a eu une idée un peu folle au départ, mais celle-ci s’avère être finalement une petite révolution : le site Les Dépareillés ! Curieux de connaître la suite, on vous explique tout de suite !

Quelle est donc cette idée ?

Gwénaëlle compte parmi ses proches, deux personnes amputées des membres inférieurs… Un jour, alors que sa tante souhaite lui donner ses chaussures inutilisées, elle se demande ce qu’elle va bien pouvoir en faire… Un seul pied, plusieurs chaussures de même taille ! Une idée germe alors : ces chaussures pourraient servir à des personnes amputées à l’inverse de sa tante ! Une riche idée qu’elle met en pratique via un site internet dédié quelques mois plus tard.

Le site internet Les Dépareillés

Sur ce site, ne cherchez pas de « paires » de chaussures, vous ne trouverez que des chaussures « seules » … Le site internet de Gwénaëlle se veut un lien entre celles et ceux qui ont des chaussures inutiles et celles et ceux à qui elles pourraient servir. C’est une sorte de forum qui permet d’acheter utile et de ne plus gaspiller par ailleurs.

Le principe est très simple puisqu’il suffit de poster votre annonce de la chaussure restante, avec une photo. Il faut ensuite détailler la taille et le « pied » qui est vendu ! Et les affaires sont plutôt bonnes, on peut trouver une chaussure de marque à 10€ en taille adulte… Quand on sait que la paire entière coûte plus de 100€ c’est un super bon plan non ?

Certaines personnes n’ont pas la même taille de pied à gauche qu’à droite… Ce sont donc deux paires de chaussures à acheter à chaque fois… Le site propose donc également des chaussures semblables, mais de taille différente, 39 pour le pied gauche et 35 pour le pied droit par exemple.

Nous trouvons cette idée absolument géniale, autant pour le fait que cela peut créer des liens entre les personnes, éviter le gaspillage et offrir de belles économies à tous ceux qui en profiteront… N’hésitez pas à partager, ce site est une petite merveille !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

La Maladie d’Alzheimer précoce c’est quoi (+ lecture à découvrir)

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Lorsque l’on parle de maladie d’Alzheimer, on parle souvent de personnes de plus de 65 ans atteintes de cette maladie neurodégénérative. Mais saviez-vous que cette maladie pouvait aussi toucher les personnes plus jeunes et que l’on parlait alors de maladie d’Alzheimer précoce. Selon la Fondation pour la Recherche Médicale, la maladie précoce touche des personnes en 40 et 60 ans, et même parfois avant cet âge. En France, les malades précoces d’Alzheimer représentent environ 10% des cas de moins de 65 ans. Dans environ 2% des cas de précocité, le facteur est héréditaire. Mais quels sont les signes à surveiller pour détecter cette maladie chez les sujets jeunes ?

En fin d’article, nous vous proposerons de découvrir le livre de Mélissa Da Costa, Tout le Bleu du Ciel, dans lequel, Émile, le personnage principal est atteint de cette maladie…

D’où vient la maladie d’Alzheimer précoce ?

Plusieurs études ont déterminé que trois gènes pouvaient à l’origine de cette maladie précoce. Les formes héréditaires sont dites à transmission autosomique dominante, c’est-à-dire qu’elles se transmettent sans distinction du chromosome sexuel (X ou Y) et peuvent donc touches indifféremment les hommes ou les femmes. Et dominante, car il suffit d’une seule mutation du gène pour que la maladie se développe.

Les trois gènes identifiés sont :

  • Le gène PSEN1 qui se trouve sur le chromosome 14 et qui est utile dans la production de préséniline. C’est le gène qui est le plus souvent en cause dans la maladie de forme héréditaire.
  • Le gène PSEN2 qui se trouve sur le chromosome 1 et qui sert à la synthèse de la préséniline. Si ce gène est en cause, la maladie se déclare entre 47 et 69 ans.
  • Le gène APP qui se trouve sur le chromosome 21, il est essentiel à la production de la protéine précurseur du peptide amyloïde. Cette mutation du gène fait apparaître la maladie entre 37 et 64 ans.

Les mutations dans ces 3 gènes provoquent une surproduction de peptides amyloïdes, qui sont à l’origine de la maladie d’Alzheimer.

Quels peuvent être les signes d’une maladie d’Alzheimer précoce ?

Lorsque l’on vieillit, il peut arriver que notre mémoire défaille sans pour autant que ce soit un signe de la maladie d’Alzheimer. Or, lorsque l’on confond un lieu, une heure, une date fréquemment et avant 60 ans, il faut se poser des questions.

Des sautes d’humeur fréquentes peuvent également être le signe d’une maladie sous-jacente. Irritabilité, anxiété, dépression sont des symptômes à surveiller.

Les pertes de mémoire fréquentes sont également à prendre en compte. Il n’est pas normal qu’une personne de 20, 30 ou 40 ans oublie ses rendez-vous, ou ne se souvienne pas du chemin pour aller travailler ou rentrer chez elle. Tout comme il n’est pas normal de sans cesse perdre ses objets, d’arriver dans une pièce sans savoir ce que l’on venait y faire etc…

Enfin, les troubles de la vision peuvent être un signe annonciateur d’une maladie d’Alzheimer précoce. Une mauvaise différenciation des couleurs, des distances ou des lignes qui se déforment doivent aussi alerter et encourager à consulter son médecin traitant qui jugera s’il est nécessaire de consulter un neurologue.

Notre découverte lecture : Tout le Bleu du Ciel de Mélissa Da Costa

Dans ce livre, on rencontre divers personnages, mais le personnage principal, Émile apprend qu’il est atteint de maladie d’Alzheimer précoce. Il a 23 ans et l’envie de croquer la vie… Mais les médecins ne lui laissent que deux ans à vivre avant que la maladie ne l’emporte… Il a alors le choix entre vivre ses deux dernières années dans un centre pour effectuer des tests cliniques OU partir sans rien dire à personne avec un ou une inconnue qui voudra bien le suivre… Il part à l’aventure avec la personne qui lui répond et nous embarque dans ce voyage poignant où il vit ses derniers mois sur Terre…

Une rencontre, un voyage à travers les Pyrénées vont définitivement changer sa vision des choses et sa vision de la vie… Celui ou celle qui l’accompagne vivra à ses côtés en toute connaissance de cause et donc avec sa maladie qui ne lui laisse aucun répit.

A travers ce livre joyeux, transpirent les méfaits d’une maladie qui normalement est sensée atteindre les personnes âgées. On se dit alors que la vie vaut la peine d’être vécue et qu’il a peut-être eu bien raison de tout plaquer pour vivre sa VIE !

Evidemment, nous ne vous dévoilerons rien de plus, mais sachez que ce livre est une superbe découverte, et une œuvre rare, qui parle d’une maladie rare, mais qui existe et touche les plus jeunes !

Le livre Tout le Bleu du Ciel sur Amazon

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

PCH : il reste deux mois au gouvernement pour respecter ses engagements !

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Ce jeudi 3 février 2022, Jean Castex, Premier Ministre, s’est officiellement engagé auprès des personnes en situation de handicap. En effet, lors du sixième Comité interministériel du handicap, le gouvernement Français s’engage à élargir la prestation de compensation du handicap. Cette prestation concernerait aussi bien les personnes en situation de handicap psychique que les personnes atteintes d’un handicap mental.

Lors de ce comité, le gouvernement a officiellement pris la décision d’élargir la prestation de compensation. Celle-ci ne s’adressait qu’aux personnes atteintes de handicap physique jusqu’à ce jeudi 3 février. Dès lors, elle s’élargit également aux personnes en situation de handicap psychique, mental, cognitif ou encore celles atteintes de troubles du neurodéveloppement.

Les différentes actions mises en place par le gouvernement

Et ce n’est pas tout ! Aujourd’hui, les besoins d’une aide humaine pour les personnes en situation de handicap se trouvent dans les actes essentiels à l’existence, dans l’exercice d’une activité professionnelle mais également en ce qui concerne la surveillance régulière. Eh bien, d’ici fin mars 2022, cette surveillance régulière sera remplacée par ce que l’on appelle le soutien à l’autonomie.

De plus, le gouvernement a affirmé vouloir s’engager pour la reconnaissance des personnes atteintes de déficience visuelle et auditive. C’est environ 6 500 personnes qui seraient touchées par ce rare handicap. C’est pourquoi le gouvernement mettra en place trois forfaits de prestation de compensation du handicap. Ces trois forfaits sont 30, 50 et 80 heures d’aides humaines pour les personnes atteintes de surdicécité.

Et le gouvernement n’a bien sûr pas oublié les usagers d’Esat. Ceux-ci verront leurs droits d’améliorer et notamment un droit aux congés exceptionnels. Cependant, les usagers d’Esat garderons le statut d’un usager et non de travailleur.

Un accompagnement pour les étudiants en situation de handicap

Les étudiants en situation de handicap ne seront pas non plus laissés de côté puisque le gouvernement a décidé de doubler les moyens consacrés à leur accompagnement. En effet, ces moyens passeront de 7,5 à 15 millions dès l’année 2022. Une grande surprise puisque la loi de finances de décembre 2021 ne prévoyait que 7,5 millions d’euros pour cet accompagnement.

Cependant, cette augmentation était nécessaire et ne permettra malheureusement pas de répondre aux besoins réels des 20 549 étudiants handicapés. En effet, si on fait un rapide calcul, ces moyens représentent seulement 350€ par an et par étudiant.

Pour ce qui est de l’accessibilité, celle-ci n’a en revanche pas vraiment été évoquée lors de ce Comité interministériel du handicap.

Source : Faire-Face.fr

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Appel aux dons de LEGO pour APF France Handicap Nancy

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Vous avez de vieux LEGO que vous n’utilisez plus ? Faites-en don à APF France Handicap.

Nous relayons la demande de don de LEGO parue sur le site Actu.fr pour aider l’association à construire des rampes d’accessibilité en LEGO

Et si au lieu de jeter vos Lego à la poubelle, vous en faisiez don à la délégation de Meurthe-et-Moselle de l’association APF France Handicap ? À Nancy (Meurthe-et-Moselle), celle-ci les récupère dans le cadre de son projet RampEgo.

Des points de collecte dans Nancy

Ce dernier a pour but de collecter un maximum de Lego « afin de construire des rampes d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap », explique l’association.

Et pour apporter votre pierre à l’édifice, rien de plus simple, trois points de collecte sont disponibles dans Nancy pour y déposer les Lego que vous n’utilisez plus : à la MJC des 3 Maisons, à la MJC Henri-Bazin et à la délégation nancéienne APF France Handicap, au 125 rue Mac-Mahon 54 000 Nancy.

Vous pouvez contacter APF France Handicap Nancy au : 03 83 32 35 20

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Non-Voyants : RANGO, un système d’orientation pour les non-voyants révolutionnaire !

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Lorsque l’on est aveugle ou malvoyant, une balade en ville peut être synonyme d’angoisse ou de stress. Canne blanche ou chien guide d’aveugle sont deux dispositifs qui permettent aux malvoyants de se déplacer avec plus d’aisance et de sécurité… Certains obstacles restent indétectables avec une canne blanche ou alors, ils sont détectés trop tard.

Une start-up lyonnaise, GoSense a probablement inventé le système le plus révolutionnaire existant et disponible à ce jour. Son nom : RANGO, un dispositif électronique qui devrait révolutionner le monde des non-voyants… Présentation.

GoSense, c’est qui ?

Fondée à Lyon en 2015 par François Birot et Hugues de Chaumont, la start-up est labelisée « Entreprise sociale et solidaire ». Son objectif est de développer une gamme de solutions intelligentes à base de capteurs 3D de l’environnement.

L’entreprise lyonnaise a travaillé pendant deux ans sur une technologie de réalité augmentée pour concevoir RANGO, un petit boitier connecté à la canne blanche et aux NOUR, des écouteurs externes à capteurs de mouvements.

Rango c’est quoi ?

RANGO est un petit boitier électronique qui se relie aux écouteurs et à la canne blanche. Il va, en quelque sorte, apporté de l’intelligence à la canne blanche. Dans l’Union Européenne, 2 millions de personnes sont non-voyantes, mais RANGO pourrait bien leur changer la vie.

Concrètement le boitier s’installe directement sur la canne blanche. Lorsqu’un obstacle se présente, il alerte l’utilisateur via les écouteurs. Le retour de son se fait en trois dimensions, ce qui lui confère un son très réel qui permet aux non-voyants de mieux maîtriser leur environnement.

De nombreuses villes ne sont pas adaptées aux personnes non-voyantes, et RANGO leur permet d’évoluer seuls, avec plus de sécurité qu’une canne blanche seulement.

Comment fonctionne RANGO ?

Le boitier se connecte en Bluetooth à l’application mobile installée sur le smartphone de l’utilisateur. Il permet de prévenir le non-voyant d’un obstacle situé à 2.50 m au maximum de la personne. Il n’alertera pas pour rien, car il est capable de détecter la dangerosité de l’obstacle. Si l’obstacle ne présente aucun risque de collision, alors Rango ne se déclenchera pas.

Lorsque RANGO détecte un obstacle, il génère un son 3D à droite, au centre ou à gauche en fonction de la position de l’obstacle. Les écouteurs NOUR sont conçus pour ne pas couvrir les bruits extérieurs, nécessaires aussi pour pouvoir se repérer. L’application fonctionne sous Ios et Android et se maîtrise en quelques jours à peine.

En 2022, RANGO s’enrichit d’une nouvelle fonction

GoSense ne s’est pas arrêté à concevoir le système RANGO, l’entreprise a continué à le développer et à l’améliorer. Ainsi, le petit boitier « magique » intègre l’annonce et la description des intersections et des carrefours, pour plus de sécurité, mais également pour plus d’autonomie.

Enfin, et c’est une énorme nouvelle, RANGO va également lister les rues que le non-voyant va emprunter ! Tout d’abord, il annoncera la rue dans laquelle la personne se trouve… Puis au fur et à mesure de l’avancée, il énoncera les rues à gauche, à droite et l’ensemble des rues qui se trouvent à un carrefour !

RANGO combien ça coûte et où l’acheter ?

Le pack RANGO / NOUR coûte 2000€ mais il est éligible à un remboursement de 75% par les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH). Le pack est déjà en vente auprès de l’association AVH-Valentin Haüy et d’autres revendeurs dont vous trouverez la liste ici en indiquant votre lieu d’habitation ou en vous géolocalisant

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Focus sur Les Fossoyeurs, le livre qui dénonce la maltraitance de nos anciens en EHPAD

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Depuis ces derniers jours, une bombe a été lâchée dans le milieu très fermé des EHPAD, que l’on appelle aussi Maisons de Retraites… Ces établissements de soins aux personnes âgées ont fait l’objet d’un livre accusateur : Les Fossoyeurs, écrit par Victor Castanet, journaliste et réalisateur. L’auteur, à qui l’on aurait proposé des millions d’euros pour ne pas que paraisse son livre, a décidé de dénoncer les pratiques des établissement ORPEA, le géant français des résidences séniors en France… Dans ce livre, il dénonce les maltraitances dont sont victimes les personnes âgées, qui ne l’oublions pas, paient très cher pour ce qui devrait être de la bienveillance et qui finalement se révèle être de la maltraitance… On vous en dit un peu plus sur ce livre, qui va probablement permettre de faire bouger les choses…

Un livre est-il nécessaire pour que nos anciens soient protégés ?

Faut-il un livre si tonitruant qu’il soit pour que l’on offre une vie digne à nos anciens ? La question se pose apparemment dans notre pays où seulement 0.7% du PIB est consacré à nos anciens… Et le respect dans tout ça ? Où se trouve-t-il ? Lorsque que l’on sait combien coûte les hébergements en EHPAD pour les résidents, mais également pour les enfants assujettis à l’obligation alimentaire, on est en droit d’avoir des soins respectables pour nos aînés…  

Après la sortie du livre Les Fossoyeurs, cette bombe lâchée dans le milieu des EHPAD, la société ORPEA a limogé son directeur, son action en bourse a dévissé comme jamais, et les responsables sont convoqués par Brigitte Bourguignon, Ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargée de l'Autonomie. Malheureusement, cela ne résoudra pas le problème de ceux qui ont été maltraités ou qui le sont toujours au sein de ces établissements… ORPEA est la cible de ce livre, mais combien d’EHPAD ne respectent pas non plus la dignité des personnes qu’ils hébergent… Evidemment cela n’est pas une généralité, il existe, et heureusement des maisons de retraite où il fait bon vieillir… Mais ceux qui ne respectent pas nos anciens, ne devraient tout simplement plus exister ! Alors, la faute à qui ?  Un ancien directeur d’EHPAD avançait que le peu de moyen consacré par l’Etat aux EHPAD créait des soignants maltraitants… Pas faux, quand on constate qu’un aide-soignant peut avoir la charge des toilettes de 20 ou 30 résidents… Comment faire alors pour être bienveillants avec tous ?

Les fossoyeurs où une bombe atomique dans les méandres des Ehpad Orpea !

Après plus de trois années d’enquête et plus de 250 entretiens, Victor Castanet en arrive à un constat alarmant et désastreux… Il dénonce au sein des établissements :

  • Le rationnement des repas des résidents
  • Le rationnement des soins médicaux des résidents
  • Le rationnement des produits d’hygiène pour les résidents

Ces rationnements étant destinés évidemment à créer un profit financier pour le groupe ORPEA… D’après une auxiliaire de vie interrogée, les résidents ont droit à 3 couches par jour, pas plus… Mais alors s’ils sont souillés plus de 3 fois par jour, ils attendent donc le lendemain pour entamer leurs quotas de couches ?

La famille de Françoise Dorin, écrivaine et comédienne française parle des conditions de vie de celle qui est décédée en 2018… Non pas de maladie ou de vieillesse, mais de suites d’escarres non soignés… Résidente dans l’un des plus huppés établissement du groupe, à Neuilly-Sur-Seine, l’écrivaine déboursait près de 7000€ par mois…  Pour la famille de Mme Dorin, cet établissement n’était pas un établissement de soins mais une entreprise à but lucratif… 7000 € mensuels quand même pour mourir de ne pas avoir été soignée…

La réponse d’Orpea à ce livre !

ORPEA conteste formellement l’ensemble des accusations portées dans ce livre. Il estime que ces accusations sont mensongères, outrageantes et préjudiciables… La direction du groupe dit avoir saisi la justice afin de donner toutes le suites possibles à ce qu’ils considèrent comme un brûlot ! Ces déclarations ont été faites par Yves Le Masne dès la sortie du livre… Depuis il a été limogé par le groupe ORPEA et remplacé par Philippe Charrier qui devra se présenter devant le gouvernement pour des explications…. Deux enquêtes ont d’ailleurs été ouvertes depuis la parution du livre.

Pour la direction, les témoignages à charge, proviennent tous d’anciens salariées qui auraient une rancœur envers le groupe ORPEA.

Nous ne sommes ni juges ni partis, nous ajouterons simplement que depuis, la parution de ce livre, les langues se délient… Et que les témoignages qui vont dans le sens du livre affluent… Et comme le dit le dicton : il n’y a pas de fumée sans feu !

C’est en tout cas un effrayant constat que Victor Castanet nous livre dans cet ouvrage… Si vous arrivez encore à le trouver en librairie, prenez en connaissance, mais attendez-vous à lire le pire de ce que pourrait supporter un homme ou une femme, âgé de surcroît !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Cinéma : Presque, un film qui brise les tabous à découvrir absolument !

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Que diriez-vous d’une petite sortie cinéma en ce dernier weekend du mois de janvier ? Avec un film fort, émouvant, une histoire d’amitié improbable entre un handicapé et un croquemort. Depuis sa sortie en salle, le 26 janvier dernier, tous les réseaux sociaux parlent du film « Presque » avec Alexandre Jollien et Bernard Campan et réalisé par les têtes d’affiches eux-mêmes !

Dans ce film, « On ne naît pas homme, on le devient », ce film est un ode à l’amitié, un road-movie rafraichissant qui remplit les spectateurs d’émotion et prouve que le handicap n’est pas une barrière au bonheur. Présentation.

L’histoire des deux réalisateurs

Bernard Campan est connu pour être membre du trio d’humoristes, les Inconnus mais c’est surtout son sixième long métrage. Alexandre Jollien est un auteur suisse de 46 ans, handicapé cérébral à la suite de l’étranglement par le cordon ombilical alors qu’il était encore dans le ventre de sa mère.

La gestation du film a pris du temps, car Bernard Campan était près mais Alexandre Jollien craignait de s’exposer à la critique et aux jugements des autres. Comme pour toutes les personnes en situation de handicap visible ou invisible, le regard des autres est un poids avec lequel il faut vivre.

Le premier livre d’Alexandre Jollien qui s’intitule « Eloge de la faiblesse » est l’histoire de son cheminement vers la philosophie. Mais également une critique de la mise à l’écart des personnes handicapées dans des institutions spécialisées… Sans le savoir, ce film apportait la preuve vivante de la méprise de Mr Zemmour lorsqu’il souhaite que les enfants handicapés ne soient pas inclus dans les écoles de la République !

Et Alexandre sait de quoi il parle puisqu’il a vécu dans une institution de l’âge de 3 ans, jusqu’à ses 20 ans. Bernard et Alexandre s’étaient déjà rencontrés en 2007 lorsque qu’il réalisait « La Face Cachée », il avait eu besoin des conseils d’Alexandre, et depuis, ils ne s’étaient plus jamais perdus de vue.

Un film qui brise les tabous !

Des films comme « Presque », il en faudrait toutes les semaines dans les salles françaises pour que le regard sur les handicapés change. Avec le film Intouchables, qui racontait la vie de Philippe Di Borzio (François Cluzet) et de son aidant Driss (Omar Sy), nous rencontrions deux personnages attachants, indissociables l’un de l’autre et tellement drôles…

Dans Presque, on retrouve Igor, un quadragénaire handicapé, adepte de la philosophie et qui livre des légumes bio pour gagner sa vie. Un jour, il rencontre Louis un croquemort qui décide de l’embarquer dans un road trip entre Lausanne et le sud de la France.  Dans ce film, tous les sujets sont abordés : handicap, mort, amitié, sexe, regard des autres… Un concentré explosif de ce que peuvent ressentir les personnes handicapées dans leur vie quotidienne.

Cette fiction est largement inspirée de la vie réelle des deux acteurs, c’est peut-être la raison pour laquelle ce film semble si « réel » !

Un film qui dénonce le jugement des autres !

Même si le film se base sur une histoire d’amitié improbable, c’est aussi l’occasion de dénoncer une société, Notre société, dans laquelle les handicapés n’ont pas vraiment de place… Scrutés, observés, parfois moqués, voire agressés, le film tente de démontrer qu’en restant indifférent au regard des autres, la vie est possible et qu’elle est belle !

Pas de doute, c’est probablement le film de l’année, même si l’on doute qu’il soit récompensé de quelque manière que ce soit, les films de ce genre dérangent en général… Sortie en 2022, nous aimerions vraiment le voir figurer dans la liste des Césars 2023… L’équipe du film le mérite tellement, c’est une ode à la vie, une ode au bonheur ce film…

A ne rater sous aucun prétexte !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Handicap Invisible : explications et témoignage

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Vous êtes reconnu handicapé par la Sécurité Sociale ou par la MDPH et vous disposez d’une carte d’invalidité ? Mais lorsque l’on vous voit, marcher sur vos deux jambes, sans aide technique, et que vous « osez » passer sur une caisse réservée, les réflexions fusent… Vous êtes alors obligés de vous justifier, de prouver que vous êtes bien handicapés… Vous faites alors partie des 9 millions de français (sur 12 millions) qui souffrez d’un handicap invisible… Invisible aux yeux de la société, pourtant bel et bien présent dans votre vie quotidienne…

Afin de sensibiliser les salariés au handicap invisible, la cellule maintien dans l'emploi du SSTRN a élaboré deux nouvelles affiches.

C’est quoi un handicap invisible ?

Le handicap invisible est un handicap non détectable, qui ne peut pas être remarqué si la personne concernée n'en parle pas. Le trouble dont elle souffre impacte pourtant sa qualité de vie. Le handicap invisible est un concept complexe et s’applique dans bien des situations de handicap (sensoriel, psychique, cognitif). Ce terme se médiatise, dans tous les contextes, en guise d’excuse de ne pas voir, de ne pas comprendre. Malgré les idées reçues du « handicapé en fauteuil », seuls 2% des personnes en situation de handicap sont en fauteuil et que 80% des handicaps sont « invisibles » des autres.

80 % des personnes en situation de handicap souffrent d’un handicap invisible, c’est-à-dire qui n’est pas détectable directement.

Ce terme regroupe des handicaps très divers :

  • Sensoriels (la rétinite pigmentaire, cécité partielle ou totale, surdité partielle ou totale, limitation au niveau du toucher, du gout et de l’odorat...)
  • Psychiques (dépression, bipolarité, TOC, schizophrénie...)
  • Moteurs (malformation, amputation, paralysie, lombalgie, rhumatisme...)
  • Mental (trisomie 21, autisme...)
  • Maladies Invalidantes (diabète, asthme, cancer, allergie, insuffisance cardiaque...)

Témoignage de Nathalie, ma maman, handicapée « invisible » :

J’ai 46 ans et je suis reconnue handicapée à 66% à la suite d’un accident du travail et sept opérations consécutives du genou droit… Je n’ai rien demandé lorsque j’ai passé huit mois en centre de rééducation, on s’est occupé de moi… Et les autorités compétentes m’ont reconnue handicapée… Oui mais voilà : je marche et je ne suis pas dans un fauteuil… Une fois une dame m’a dit qu’elle ne voyait pas ce que je faisais sur une place handicapée, qu’elle était âgée mais qu’elle marchait… Certes elle était âgée, mais pas handicapée ! Quant aux douleurs quotidiennes, aux difficultés à monter un escalier ou à plier le genou quand je suis fatiguée, personne ne le voit, personne ne le sait, mais je le sens… Si seulement cette dame savait les efforts que cela me demande de « marcher normalement », en essayant de contenir cette douleur lancinante qui me rappelle que mon genou n’a pas bien vieilli !

Et sinon, on en parle des boîtes d’antalgiques que j’avale chaque année ?

J’ai toujours l’impression de voler la place de quelqu’un, de ne pas être reconnue par la société parce que mon handicap ne se voit pas… Et c’est parfois tellement usant que je préfère souffrir… et attendre mon tour plutôt que d’utiliser mon droit de priorité ! Les gens ne changeront pas, pour eux, un handicapé est forcément cloué dans un fauteuil roulant… Sinon c’est forcément du cinéma ! Ce n’est déjà pas simple d’être handicapé, il faut aussi l’accepter, mais la société ne nous aide vraiment pas…

Nous avons tous, handicapés invisibles des témoignages de ce genre, car nous avons tous, un jour vécu la suspicion de profiter des aides de l’état, ou de simuler un handicap pour vivre aux crochets de la société… Et pourtant, s’ils savaient tous ces gens, s’ils savaient ? Une petite remise en question leur ferait sans doute le plus grand bien !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Allocation adultes handicapés, le nouveau mode de calcul

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Le décret publié au Journal Officiel le 19 janvier dernier annonce la mise en place d’un abattement de 5000€ (majoré de 1400€ par enfant à charge) aux revenues du conjoint d’un bénéficiaire de l’AAH, une mesure qui permettra à 120 000 allocataires de bénéficier de l’AAH. Ce qui sous-entend donc que jusque-là 120 000 handicapés en étaient privés car leur conjoint gagnait trop… Mais c’est un autre débat que nous n’ouvrirons pas tout de suite !

Comment fonctionnait l’AAH avant 2022 ?

L’Allocation Adulte Handicapé était versée à plus de 1.2 millions de bénéficiaires et elle était progressive. C’est-à-dire que plus les revenus de l’adulte handicapé (ou de son conjoint) étaient hauts, plus le niveau de l’AAH diminuait. Le taux plein étant fixé à 903.60€ par mois. Pour les allocataires vivant en couple, la personne handicapée pouvait percevoir l’AAH à condition que les revenus du couple (sans enfant) n’excèdent pas 19626€.

Par exemple, un allocataire sans aucune ressource personnelle mais dont le conjoint perçoit un salaire de 1500€ mensuel (18 000€ par an). En ôtant les abattements de 10 et 20% les ressources prises en compte s’élèvent à 12600€. Il faut ensuite ajouter l’abattement de la carte d’invalidité du bénéficiaire. Ce qui ramène les revenus à 10118€

Pour calculer l’AAH, il faut alors soustraire le montant des revenus au plafond le plus haut (19626 – 10118 = 9508), nous arrivons donc à un versement mensuel de 792€ (9508 / 12).

Comment cela fonctionnera en 2022 ?

Le nouveau mode de calcul conserve le premier abattement de 10%, mais en lieu et place de celui de 20% c’est un abattement de 5000€ qui est mis en place.  Nous arrivons donc dans le cas présent à 16200€ (18000 – 10%) et nous ôtons 5000€, ce qui donne des revenus de 11200€. A ces 11200€ on enlève l’abattement de la carte d’invalidité comme vu plus haut, soit 2482€, nous arrivons à 8718€ au lieu 9508 avec l’AAH 2021. Selon le même procédé, il faut ensuite enlever la somme de 8718 du plafond de ressource (19626 – 8718) et nous arrivons à 10908, ce qui en théorie reviendrait à une AAH de 909 € par mois… Mais le plafond étant fixé à 903.60€, le bénéficiaire ne pourra percevoir plus.  Ce qui représente une hausse de 111 € mensuels dans ce cas précis.

C’est bien mais peut encore mieux faire !

A l’aube d’une élection présidentielle, différents candidats se sont engouffrés dans cette défaillance du gouvernement actuel. Valérie Pécresse et Anne Hidalgo s’opposent politiquement, mais elles sont toutes deux favorables à la déconjugalisation de l’AAH. N’oublions pas que ce projet de loi présenté le 2 décembre dernier a été refusé au Parlement ! Le projet sera rediscuté, mais peu de chance qu’il aboutisse avant le 10 avril, jour du premier tour des présidentielles… Ce sera donc à celui ou celle qui sera élu(e) que reviendra la lourde tâche de finaliser enfin cette loi tant attendue… Que ce soit en matière de revenu financier, mais aussi et surtout de la reconnaissance d’une personne handicapée comme un être unique, qui n’a pas à dépendre de son conjoint pour avoir une allocation digne de ce nom !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Handicap.fr vous permet de poser vos questions aux candidats à la présidence de la République

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A travers cet article, nous souhaitons relayer l’initiative de nos confrères du site HANDICAP.FR.

Le thème est simple : Elections et handicap : posez vos questions aux candidats !

A quelques semaines du premier tour des élections présidentielles, Handicap.fr souhaite donner la parole à tous ceux qui ont des questions à poser.

Vous souhaitez poser des questions sur la thématique du handicap aux candidats à la Présidentielle de 2022 ?

Handicap se charge de les collecter. Vous avez jusqu'au 15 février pour déposer vos contributions sur 2022.handicap.fr

Nous vous invitons donc à nous transmettre vos questions en lien avec le handicap sur des sujets qui, au quotidien, vous interpellent, vous émeuvent, vous turlupinent, vous mettent en colère... Dans six domaines :

  • Emploi et formation
  • Éducation, école, études supérieures
  • Logement, accessibilité, vie quotidienne
  • Ressources, argent, aides
  • Sports, loisirs, culture
  • Santé, vie affective et sexuelle

Après avoir collecté l'ensemble des questions, nous sélectionnerons celles qui reviennent le plus souvent. Et, pourquoi pas, d'autres plus insolites, décalées, impertinentes...

Les collaborateurs du site Handicap.fr iront, ensuite, les poser à tous les candidats.

Vous avez jusqu'au 15 février 2022 pour transmettre vos contributions, sur la page suivante : https://2022.handicap.fr (lien ci-dessous). Pour cela, merci de communiquer votre prénom et département, qui apparaîtront dans les questions sélectionnées.

Voir la vidéo explicative : https://www.youtube.com/watch?v=urpWJaW4iS0

Posez toutes vos questions ici : https://2022.handicap.fr/ 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Pétition en ligne : 12 millions de personnes handicapées, est-ce normal de les oublier ?

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L'Unapei œuvre pour l'inclusion des personnes en situation de handicap dans la société et lance une grande campagne via une pétition sur Change.Org dont voici les détails.

#Oubliés du Ségur de la Santé en 2020 et en 2021, tous les professionnels du médico-social doivent aujourd’hui être considérés au même titre que les autres acteurs du soin.

Agissons ensemble pour que tous, personnes en situation de handicap, familles et professionnels, puissent #VivreSansAttendre !

Vous trouverez le lien pour signer en bas de notre article …

Face à la pénurie des professionnels, les personnes en situation de handicap et leurs familles sont aujourd’hui les victimes collatérales d’un secteur médico-social abandonné. #OubliésDuSégurDeLaSanté

Depuis de nombreuses années, les professionnels médico-sociaux accompagnent sans relâche, jours et nuits, les personnes en situation de handicap à domicile ou en établissement. Ils sont à leur écoute, veillent à leur bien-être, à leur participation à la société, à leur santé, à leur sécurité, répondent de leur mieux à leurs besoins et à leurs attentes. Pourtant, ces professionnels travaillent le plus souvent dans l’ombre. Et ce sentiment d’invisibilité ne fait que se renforcer depuis le début de la crise sanitaire. Le secteur médico-social connait, aujourd’hui en France, une crise profonde, sans pareille, représentant un grave danger pour l’accompagnement des personnes en situation de handicap.

#Oubliés du Ségur de la Santé en 2020 et en 2021, tous les professionnels du médico-social doivent aujourd’hui être considérés au même titre que les autres acteurs du soin.

Epuisés, ignorés, non reconnus à la hauteur de leurs compétences et de leurs engagements, les professionnels médico-sociaux sont de plus en plus nombreux à quitter le secteur du handicap. Dans tous les territoires, des associations du Collectif Handicaps sont confrontés à ce problème de recrutement de professionnels qualifiés et d’accompagnement dégradé. Par exemple, au sein du réseau Unapei, on dénombre : 120 postes vacants en Haute-Savoie, 116 en Loire-Atlantique, 53 en Savoie, 70 dans le Rhône, 50 dans les Hauts-de-Seine… Même les agences d’intérims n’arrivent plus à combler le manque de professionnels.

Ces pénuries ont d’ores et déjà des effets délétères sur l’accompagnement quotidien des personnes en situation de handicap, que ce soit en établissement ou au domicile. Dans certains départements, nos associations manquent tellement de professionnels qu’elles ne peuvent plus assurer les actes les plus quotidiens et essentiels à la vie : toilettes ou aide aux repas. Les familles ont dû prendre le relai parce que certaines associations ont été contraintes d’interrompre des services... Un véritable retour en arrière de 60 ans pour notre pays. 

Or, rappelons que les professionnels médico-sociaux formés et qualifiés sont la clé de voûte indispensable à la France pour garantir une réelle effectivité des droits des personnes en situation de handicap : le droit à l’éducation, le droit de se nourrir, de se loger, d’avoir accès à un emploi, aux soins et de participer pleinement à la vie en société…

Aussi, nous, personnes en situation de handicap, parents, sœurs, frères, amis, aidants, Français, nous demandons que l’engagement de ces professionnels soit ENFIN reconnu au même titre que les autres acteurs du soin.

Monsieur le président de la République, nous demandons une application stricte des mesures d’augmentation et de revalorisation salariales du Ségur de la Santé pour TOUS les professionnels médico-sociaux du handicap, sans inégalité de traitement, avec notamment la revalorisation nette mensuelle de 183 euros ainsi qu’une reconnaissance réelle de de ces métiers et de leurs expertises.

Défendre ces métiers essentiels, c'est permettre à tous, personnes accompagnées, familles et professionnels, de vivre sans attendre !

Nous dénonçons cette situation alarmante qui met en péril la qualité de l’accompagnement, et donc viole les droits fondamentaux des personnes en situation de handicap. Elles sont, ainsi que leurs familles, victimes collatérales d’une politique qui les ignore.

Partageons, relayons et diffusons ce message en masse autour de nous

Agissons ensemble pour que tous, personnes en situation de handicap, familles et professionnels, puissent #VivreSansAttendre !

Luc Gateau, président de l'Unapei

Arnaud de Broca, président du Collectif Handicaps

Signez la Pétition à l’initiative de l’UNAPEI

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Idée Lecture : Ma Crohn de vie de Juliette Mercier

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Juliette Mercier est une jeune femme à qui l’on a découvert une maladie de Crohn à l’âge de 15 ans. Après cette découverte, 12 ans de combats l’attendent sans compter la douleur, la fatigue… Alors que sa vie est en jeu, les médecins décide d’une opération de l’intestin et de la mise en place d’une stomie, une poche qui deviendra indissociable de Juliette. Dans son livre, Juliette alias @Stomiebusy sur Instagram nous parle sans détour, en image et avec humour de sa maladie et de tout ce qui l’entoure. Présentation.  

Ma Crohn de vie, c’est le nom de cet ouvrage illustré et plein d’humour, qui vient nous expliquer ce qu’est cette maladie de Crohn. 

Avec humour, force et résilience, elle revient sur ses années de souffrance, l’appropriation de sa poche, sa reconstruction et sa liberté enfin retrouvée.

Juliette Mercier est également une « Kangouroo Girl » qui porte de jolies stomies réalisées par Charlène, nous vous en avions parlé ici d’ailleurs.

Mais au fait, c’est quoi la Maladie de Crohn ?

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l'intestin (MICI) pouvant toucher tout le tube digestif. Cette affection est favorisée par des prédispositions génétiques, des facteurs environnementaux et un dysfonctionnement du système immunitaire.

La maladie de Crohn (MC) est une inflammation chronique qui peut toucher les parois de tout le tube digestif, de la bouche à l’anus. Le plus souvent, la maladie de Crohn atteint la partie terminale de l’intestin grêle qui relie l’estomac au côlon, le côlon (ou "gros intestin") et l'anus.

L'inflammation chronique d'une partie du tube digestif dans la maladie de Crohn s'aggrave par périodes, ce qui se traduit par une alternance :

  • De phases d'activité (ou "poussées"), d'intensité et de durée variable
  • De phases sans symptôme dites de rémission

Avec la rectocolite hémorragique, cette affection fait partie des maladies dénommées MICI : maladies inflammatoires chroniques de l'intestin.

Comment survient cette maladie ?

Les mécanismes de survenue de la maladie de Crohn sont encore mal compris. Ils font intervenir des facteurs génétiques, immunitaires et environnementaux.

Une prédisposition génétique : des gènes de prédisposition à la maladie de Crohn ont été mis en évidence. Certaines mutations de gènes augmentent le risque de survenue de la maladie.

Un déséquilibre entre le système immunitaire et le microbiote intestinal (ou flore intestinale) : le système immunitaire réagit anormalement contre les bactéries normalement présentes dans le tube digestif. Il s'ensuit une inflammation de la paroi intestinale, présente dans la maladie de Crohn.

Le constat d'une augmentation rapide du nombre de nouveaux cas de maladie de Crohn dans les pays en cours d'industrialisation conduit à penser que l'environnement joue un rôle dans le déclenchement de la maladie.

Parmi les facteurs environnementaux, le tabagisme est le principal facteur connu dans le déclenchement de la maladie de Crohn. Le tabac augmente le risque et la sévérité des poussées et complique la prise en charge thérapeutique.

Les chercheurs prennent aussi en compte le régime alimentaire, mais son influence n’est pas prouvée pour le moment.

Le stress psychologique n'est pas, à ce jour, reconnu comme un facteur de risque indépendant.

En France, la maladie de Crohn touche près d'une personne sur 1 000, avec chaque année 8 nouveaux cas pour 100 000 habitants.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

BIPED un dispositif d'aide aux malvoyants recherche des testeurs

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Le cru du Consumer Electronic Show 2022 (CES) de Las Vegas a permis la découverte d’une innovation intéressante pour les non-voyants. Un jeune breton, originaire de Crozon, mais installé en Suisse, a présenté un dispositif baptisé BIPED.

Maël Fabien n’a que 25 ans et son innovation a déjà reçu plusieurs prix, c’est dire combien il peut être important. Pour le jeune homme, c’était déjà presque miraculeux de participer au CES 2022, alors recevoir un prix, c’est un peu la cerise sur la gâteau !

Mais qu’est-ce que le BIPED, on va tout vous expliquer.

Un but : améliorer les déplacements des déficients visuels.

Comme le précise l’inventeur, ce dispositif ne vise pas à remplacer l’utilisation d’une canne blanche. Ni d’ailleurs de se substituer aux chiens guides d’aveugle. Le BIPED viendra en complément de ces aides essentielles.

Le BIPED se présente comme un cordon à passer autour du cou de la personne. Grâce à un ingénieux dispositif, il va pouvoir localiser les objets et obstacles à l’aide de caméras 3D.

Les informations sont ensuite transmises grâce à un système d’échelle sonore. Concrètement, plus l’objet repéré est proche, plus le son est fort. Maël Fabien explique qu’il veut faire du son 3D, afin de pouvoir estimer l’angle et la distance de l’objet.

Comment a-t-il eu cette ingénieuse idée ?

Maël était étudiant à Genève, près d’un centre ophtalmique et aidait souvent des malvoyants à traverser la route. Lorsqu’il a soutenu sa thèse à Lausanne, il étudiait à côte du laboratoire de robotique et d’intelligence artificielle. Il s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire pour aider, en liant ces deux mondes.

Biped pour quelle problématique ?

Pour proposer son innovation, le jeune breton est parti d’un constat simple : le déplacement de façon autonome d’une personne malvoyante est un parcours du combattant.  

  • La canne blanche guide mais parfois n’évite pas les collisions avec un obstacle.
  • Chercher son chemin peut générer un état de stress important
  • La découverte d’un nouveau lieu nécessite une aide d’un proche ou d’un ergothérapeute.

C’est donc pour répondre à ces trois principaux défis, que Maël a créé BIPED.

Des tests bientôt réalisés en Bretagne et en région parisienne…

C’est dans sa région natale que le jeune homme teste son BIPED auprès de malvoyants. Actuellement testés en Suisse, pays de création de l’invention, dans les mois à venir, la start-up recherche des testeurs en région parisienne et en Bretagne. L’objectif étant de proposer la commercialisation dès septembre 2022.

Enfin, Maël Fabien espère que son invention pourra être prise en charge par les MDPH dans un avenir proche. En attendant le dispositif devrait coûter 99€ / mois sous forme d’un abonnement.

Comment devenir bêta-testeur ?

Vous êtes malvoyant ou vous connaissez quelqu'un qui pourrait être intéressé ? Vous êtes un expert en basse vision travaillant dans une association ou un hôpital ?

Rejoignez notre programme de beta-testeurs ! Testez le dispositif donnez votre avis et soyez le premier sur la liste des pré-commandes !

Rendez vous sur le site Biped, tout en bas de la page… ou par mail à hello@biped.ai

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Handicap : les aides sociales évoluent en 2022…

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Chaque année, les aides destinées aux personnes en situation de handicap évoluent… Et 2022 annonce également certaines évolutions plutôt bénéfiques pour les personnes handicapées, mais également pour les proches aidants, ou pour les enfants. Nous vous proposons un petit tour d’horizon des changements opérés depuis le 1er janvier dernier.

La prime inflation

Cette prime inflation mise en place pour faire face à l’augmentation considérable du carburant en fin d’année est de 100€. Elle a déjà été versée à certaines catégories de population, comme les autoentrepreneurs ou certains salariés. Pour les personnes handicapées ou percevant une pension d’invalidité, cela devrait être réalisé au cours du mois de janvier. La seule condition de ressource pour la percevoir est de toucher moins de 2000€ de revenus. Cette prime est individuelle et ne tient pas compte des revenus du conjoint.

Les évolutions de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH)

Pour connaître les évolutions de la PCH en 2022, vous pouvez vous référez à notre précédent article qui reprend en détail ces changements annoncés. Pour résumer, la PCH sera désormais attribuée pour une durée de 10 ans ou à vie si le handicap n’est pas susceptible d’évoluer favorablement. Les montants octroyés ont également été revus à la hausse.

Consultez notre article consacré à la PCH.

La rémunération des proches aidants

En France, près de 10 millions de personnes sont considérées comme des « proches aidants ». Ces personnes s’occupent donc d’un proche en situation de handicap ou en perte d’autonomie. Elles peuvent aussi être amenées à cesser leurs activités professionnelles pour se consacrer à leurs proches. A ce titre, elles peuvent bénéficier d’un congé rémunéré.

Cette allocation s’appelle l’AJPA (Allocation journalière de proche aidant). Depuis le 1er janvier, cette allocation a été revalorisée, passant de 52€ par jours pour une personne seule et 44€ pour une personne en couple à 58.59€ par jour pour tous !

Autre nouveauté, puisque les conjoints collaborateurs peuvent également bénéficier de l’AJPA avec un congé qui s’ouvrent également aux aidants de personnes en perte d’autonomie débutante.

L’Allocation Adulte Handicapé (AAH) change aussi !

En fin d’année dernière, les députes avaient refusé de voter une proposition de loi visant à ne plus prendre en compte les revenus du conjoint.

Le gouvernement qui était aussi contre cette mesure pourtant si logique, a finalement fait voter un abattement forfaitaire de 5000€ sur les revenus du conjoint. Concrètement les revenus du conjoint seront donc imputés de 5000€ pour le calcul de l’AAH, rendant toujours dépendants du conjoint, certains bénéficiaires !

Un autre petit changement logistique cette fois… Si le 5 du mois tombe un weekend, l’AAH sera versé avant cette date et non après comme c’était le cas en 2021….

L’Allocation journalière de présence parentale (AJPP) revalorisée

Cette allocation peut être accordée pour 3 ans, aux parents dont l’enfant est gravement malade, handicap, ou victime d’un accident.  

Depuis le 1er janvier 2022, alignée sur l’allocation aux proches aidants, elle passe de 29.30€ par demi-journée ou 58.59€ par jour.

Ce sont évidemment plutôt de bonnes nouvelles, mais il reste encore à faire pour que les personnes handicapées soit considérées individuellement… L’AAH ne sera pas juste tant qu’elle ne sera pas individualisé… Espérons que les différents appels de associations soient enfin entendus bientôt !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Handicap : Crédit d’impôts pour adapter un logement comment faire ?

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Lorsque le handicap survient dans la vie d’une personne, il est souvent nécessaire d’adapter son logement. Vous pouvez pour cela consulter notre Guide Pratique pour Adapter Votre Logement, cela vous donnera quelques pistes pour l’aménagement. Mais, en matière de financement, c’est parfois très onéreux que d’adapter son logement à son handicap. Saviez-vous qu’il existait des crédits d’impôts pour l’adaptation au logement ? Quels sont-ils ? Comment les obtenir ? On va tout vous expliquer !

Le crédit d’impôt ne réduit pas les impôts

Avant toute chose, il faut savoir qu’un « crédit d’impôts » n’est pas une « réduction d’impôts ». Nous connaissons le crédit d’impôt pour la transition énergétique qui vise à réduire les passoires thermiques que sont certains appartements. Mais il existe aussi le crédit d’impôts service à la personne, et il est beaucoup moins connu, et pourtant essentiel. Le dispositif a été prolongé par la loi de finances 2021 jusqu’au 31 décembre 2023.

Une réduction d’impôt s’adresse uniquement aux personnes imposables et se limite à l’impôt dû. En revanche, le crédit d’impôt s’adresse à tous, imposables ou non imposables. Ce crédit d’impôt donne lieu à un remboursement complet jusqu’à 5000€ pour une personne seule ou 10 000€ pour un couple ayant une déclaration d’impôts commune. A ces montants s’ajoutent 400€ par enfant à charge, ou 200€ par enfant en cas de garde alternée.

Mais alors c’est quoi exactement ce crédit d’impôt ?

Ce crédit d’impôt existe depuis le 1er janvier 2005 et concerne les travaux réalisés dans une résidence principale. Ces travaux doivent permettre l’accessibilité des personnes handicapées ou âgées. Certaines dépenses peuvent également entrer dans le cadre du crédit d’impôt service à la personne comme l’équipement du logement avec des matériels d’adaptation pour une personne en perte d’autonomie ou de handicap. Ce crédit d’impôt peut être accordé au propriétaire, locataire ou hébergé à titre gratuit.

Les travaux doivent être réalisés au nom de la personne qui bénéficiera des travaux. Pour se faire, elle doit être titulaire d’une pension d’invalidité de 40% minimum ou souffrir d’une perte d’autonomie la classant dans les catégories 1 à 4 de la grille Aggir.

Enfin les personnes titulaires d’une carte de mobilité inclusion ou de priorité peuvent également bénéficier de ce crédit d’impôt.

Pour quels travaux ?

Avant de déposer une demande de crédit d’impôt pour des travaux réalisés, mieux vaut savoir quels travaux sont éligibles.

  • Travaux d’accessibilité comme rampes d’accès fixes, lavabos ou éviers adaptés, siège de toilette réglables en hauteur, élévateurs, système de douche adaptée, poignées de portes, barres d’appui, de maintien etc…
  • Travaux d’adaptation comme l’installation de volets électriques, portes coulissantes, fenêtres adaptées, receveur de douche plat, système domotique de commande des installations d’eau, de gaz, d’électricité ou de chauffage

L’intégralité des travaux pris en compte dans ce crédit d’impôt est disponible sur l’Arrêté du 30 décembre 2017.

Comment obtenir ce crédit d’impôt ?

Pour toutes les dépenses réalisées dans les cinq années qui précédent la demande, le crédit d’impôt peut être obtenu. Il peut donc s’appliquer en 2022 pour les travaux réalisés dans les cinq années précédentes.  

Le montant des dépenses doit être indiqué dans la case 7WJ de votre déclaration 2042. Les travaux doivent être réalisés par un professionnel qui doit vous avoir remis une facture détaillé qu’il vous faudra fournir à l’administration fiscale. Cette facture doit obligatoirement contenir les éléments suivants :

  • Adresse de réalisation des travaux (celle du demandeur)
  • Nature des travaux
  • Prix des équipements
  • Date de paiement intégral de la facture

Il faudra bientôt faire vos déclarations de revenus, c’est peut-être le moment de penser à ressortir vos factures, pour bénéficier de ce coup de pouce non négligeable !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Theia, une application qui lit les médicaments !

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Lorsque l’on est aveugle ou déficient visuel, il est une tâche très compliquée : celles de connaître les notices des médicaments… Pourtant lorsque l’on prend un médicament, il semble important de connaître la posologie ou les éventuels effets secondaires. Souvent écrite en tous petits caractères, elles ne peuvent pas être déchiffrées par une personne même malvoyante. Ce qui implique l’aide d’une tierce personne pour connaître ces éléments essentiels… Mais grâce à Theia, tout pourrait changer !

Theia c’est quoi exactement ?

Theia est une petite application conçue en collaboration avec l’association Valentin Haüy et permet à l’aide d’un smartphone de déchiffrer environ 13000 médicaments différents. Il faut savoir qu’un peu plus de 10% des déficients visuels maîtrisent le braille… Mais seul le nom du médicament est inscrit en braille sur les boîtes, ce qui sert à l’identifier, mais ne permet pas d’en connaître les éléments de la notice.  

A l’initiative de Sanofi, cette application gratuite a été lancée en décembre dernier et devrait permettre à près de 2 millions de déficients visuels de retrouver de l’autonomie.

Theia comment ça marche ?

Cette application fonctionne le plus simplement du monde puisqu’il suffit de l’ouvrir sur son téléphone, puis de scanner le code barre ou le code DataMatrix, directement sur la boîte.

L’application affichera alors le médicament puis le lira par synthèse vocale. Grâce au code barre, l’utilisateur pourra connaître le nom du médicament, le dosage, sa date d’expiration ainsi que certaines informations essentielles sur le médicament.  

Theia ne remplacera pas un avis médical, mais permettra aux malvoyants de conserver leur autonomie dans la prise de médicaments.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, l’application Theia est déjà disponible sur Apple Store. Dès ce mois-ci, elle devrait également l’être sur le Play Store pour les smartphones sous Android.

Une application conçue par des utilisateurs

Theia a été conçue par Sanofi, en collaboration avec Manuel Pereira, responsable du pôle accessibilité numérique, aveugle lui-même. C’est en partant des suggestions de Mr Pereira que Sanofi a conçu cette application.

Il précise d’ailleurs qu’un lien a été fait avec le Vidal, la bible des médicaments… Et que l’application accède donc à la posologie recommandée, aux effets indésirables ou encore aux contre-indications…

Dans un futur proche, Theia va encore s’améliorer, et proposer l’application en plusieurs langues, mais également la possibilité de scanner le code via le système de QR Code de son smartphone. Voilà une application intelligente, utile et gratuite…

Nous l’avons essayé, et cela fonctionne vraiment… Avec une personne voyante mais qui possède de gros problèmes de vue, tout devient plus facile avec Theia. D’ailleurs, Theia peut aussi être utile à tous, car qui lit vraiment les notices des médicaments ? Elle le fait pour vous, et cela peut parfois s’avérer bien utile à tous !

Retrouvez la vidéo d'explication du fonctionnement de Theia 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Sortie Ciné : Rosy de Marine Barnérias, à ne manquer sous aucun prétexte !

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Avec cette nouvelle année qui vient de débuter, vous avez peut-être envie de vous « faire une toile », enfin d’aller au cinéma quoi ! Hier le 5 janvier est sorti en salles, le superbe documentaire autobiographique « Rosy » signé par Marine Barnérias… Cette réalisatrice, atteinte de sclérose en plaques nous raconte son voyage initiatique qui lui permettra de se reconquérir face à la maladie… Une ode à l’espoir et à la résilience à ne manquer sous aucun prétexte !

Un voyage initiatique…

Dans son film autobiographique, Marine nous transporte de la Nouvelle-Zélande à la Birmanie à travers des paysages grandioses.

Auteure du livre « Le voyage interdit qui a donné du sens à ma vie », Marine Barnérias a 27 ans, en 2017 quand elle sort ce livre qui a inspiré le film.

Cette jeune étudiant découvre à 21 ans, en 2015, qu’elle est atteinte de sclérose en plaques (SEP)… Marine prend alors une décision hors traitements médicaux, pour le moins absents… Elle décide de réaliser le rêve de sa vie malgré sa maladie : partir en voyage vers la Nouvelle-Zélande, la Birmanie et la Mongolie… Elle souhaite y partir pour renouer avec son âme, méditer et faire le bilan de sa vie… Entre amour de la vie, résilience et optimisme, ce roman est un bijou d’espoir !

Le voyage de Marine

Dans ce film documentaire, Marine nous apprend la raison pour laquelle elle a choisi ces trois pays :

  • La Nouvelle-Zélande pour redécouvrir son corps, le ressentir mieux et le défendre.
  • La Birmanie et la Mongolie, hauts-lieux de la méditation pour secouer son esprit… Elle estime d’ailleurs que la méditation a été sa meilleure arme contre la maladie !

Un film absolument bouleversant, où l’on découvre des paysages grandioses et où Marine nous partage ses rencontres inoubliables. Ce film, tourné uniquement avec un smartphone a été mis en musique par le grand Mathieu Chédid, M pour les intimes !

Marine Barnérias veut donner aux autres l’envie de s’envoler et prouve que même avec une maladie tout est possible, qu’il suffit de le vouloir et d’y croire !

Comment va Marine aujourd’hui ?

Six années après le diagnostic, Marine cohabite avec Rosy, surnom qu’elle a donné à sa SEP… Elle va bien mais ne se projette pas dans l’avenir… Elle s’estime juste chanceuse de vivre et prend chaque jour ce que la vie lui offre… La vie est un cadeau et elle compte bien en profiter le plus longtemps possible !

Ce film est une lueur d’espoir pour tous, et en ces temps un peu maussades, il est une véritable bouffée d’oxygène et d’espoir.

Retrouvez toutes les projections du documentaire « Rosy » sur Allociné !

La Bande Annonce du film : https://www.youtube.com/watch?v=QQBm_851jek 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Prestation de compensation du handicap (PCH) quels changements en 2022 ?

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Les démarches visant à aider les personnes en situation de handicap sont souvent fastidieuses, longues et répétitives. C’était le cas de la PCH qu’il fallait avant 2022 renouveler tous les 5 ans auprès des MDPH.

Pour simplifier les démarches, un décret daté du 27 octobre 2021 fixe désormais l’attribution de la PCH pour une durée maximale de 10 ans. Mais elle peut également être attribuée à vie si le handicap n’est pas susceptible d’évoluer favorablement.

Cette nouvelle mesure a pris effet le 1er janvier 2022, et c’est une excellente chose pour tous les bénéficiaires. Les montants des différentes aides de la PCH ont également été revus à la hausse… Et c’est encore une bonne nouvelle ! On vous explique tout !

La Prestation de Compensation du Handicap c’est quoi ?

La PCH est une aide qui permet de rembourser certaines dépenses liées à la perte d’autonomie des personnes handicapées.

Cela se décline en six grands principes :

  • L’aide humaine 
  • L’aide technique
  • L’aide à l’aménagement du logement
  • L’aide au transport
  • Les aides spécifiques ou exceptionnelles
  • L’aide animalière

Elle devient donc attribuée pour 10 ans ou à vie en fonction de l’évolution potentielle du handicap. Avant cela, les aides techniques et exceptionnelles étaient octroyées pour 3 ans, 5 ans pour les aides animalières et de transport. Les aides valables 10 ans étaient réservées à l’aide humaine et à l’aménagement des logements ou à des aides spécifiques. 

Pour quels montants désormais ?

Excepté pour l’aide humaine qui se calcule en fonction de la base du SMIC net, les autres aides voient leurs plafonds réhaussés comme suit : 

  • 13 200 € pour les aides techniques
  • 10 000 € pour l’aménagement du véhicule ou les surcoûts dus aux transports
  • 6 000 € pour les aides exceptionnelles ou les aides animalières

Comment obtenir la PCH ?

Pour constituer un dossier, il vous faudra remplir un formulaire cerfa n°15692*01 et fournir les justificatifs suivants :

  • Un certificat médical et les éventuels documents complémentaires
  • Un compte rendu du bilan auditif de l’assuré
  • Un compte rendu du bilan ophtalmologique de l’assuré

En fonction de la nature du handicap, certaines autres pièces justificatives peuvent être demandées… Pour vous aider à remplir les différents documents, il existe un guide d’aide aux démarches disponible ici.

La PCH est une aide départementale, il faudra donc vous adresser à votre MDPH pour faire la demande.

Retrouvez la MDPH dont vous dépendez sur cette liste de l’annuaire action sociale.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Oui, on peut skier même s'il on est handicapé avec Go To Ski !

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Vous pensiez que la pratique du ski était impossible parce que vous n’aviez plus l’usage de vos jambes ? C’était peut-être vrai jusqu’à maintenant, mais cette époque est désormais révolue…

A la Plagne, dans les Hautes-Alpes, vous allez pouvoir profiter de votre séjour à la montagne pour faire du ski… Une invention géniale que l’on pourrait qualifier de trottinette des neiges, mais qui porte le nom de « Go To Ski » ! Présentation.

Une invention française !

Marc Gostoli, moniteur de ski et fondateur d’Antenne Handicap a imaginé ce concept pour réconcilier le handicap avec le ski ! Debout ou en fauteuil, seul ou accompagné d’un aidant valide, le Go To Ski permet à toutes les personnes en situation de handicap de profiter des joies de la glisse !

Antenne Handicap est aujourd’hui la seule structure en Europe qui permet la pratique du ski pour toutes les pathologies.

Pour le prix d’une leçon de ski, les personnes désireuses de tester la Go To Ski ou trotti-ski, peuvent s’offrir un plaisir qu’ils avaient peut-être oublié. Et qu’ils considéraient peut-être comme inaccessible !

Comment fonctionne le Go to Ski ?

L’appareil utilisé depuis quelques années déjà sur certaines stations de ski, fait cette année, son arrivée à la Plagne. D’ailleurs en Italie, le système est déjà reconnu comme une pratique sportive thérapeutique.

Le Go To Ski dispose d’un guidon télescopique et d’un mécanisme comportant deux skis. Le Go To Ski permet de récréer huit mouvement qu’un skieur de haut niveau pourrait effectuer. En fait, le guidon permet de contrôler les pieds, pour ceux qui n’en n’ont plus l’usage.

Thierry Zoratti, moniteur et président de l’association Antenne Handicap explique qu’il n’y a pas besoin de pouvoir marcher pour pratiquer le go to ski ! Pour profiter de cet engin révolutionnaire, il faut seulement que la personne handicapée puisse avoir un appui plantaire et se soutenir environ 30 secondes appuyée sur une table… Rien de plus pour pouvoir descendre les magnifiques pistes de la Plagne ou d’ailleurs !

Une belle manière de tordre le cou aux idées reçues et de prouver que les personnes handicapées peuvent encore profiter des joies des sports d’hiver !

Retrouvez toutes les activités « ski » adaptées aux handicaps sur le site de la Plagne !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

2022

Aide inflation, AAH et Impôts, comment faire ?

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Vous avez probablement entendu parler de l’indemnité inflation proposée par le gouvernement français, pour aider celles et ceux qui perçoivent moins de 2000€ de salaire mensuel.

Mais qu’en est-il de cette prime d’inflation pour ceux qui perçoivent une pension d’invalidité ou l’Allocation Adulte Handicapé (AAH) ? Quand vont-ils la percevoir ? Faut-il la déclarer lors de la déclaration des revenus ? On vous explique tout.

Quand sera versée la prime inflation ?

Pour certains, comme les autoentrepreneurs la prime inflation a déjà été versée par l’URSSAF aux alentours du 20 décembre. D’ailleurs si vous êtes autoentrepreneurs, et que vous ne l’avez pas perçue, vérifiez que vos coordonnées bancaires ont bien été transmises à l’URSSAF.

Si vous êtes titulaires d’une pension d’invalidité et percevez moins de 2000€ par mois, elle sera versée avec votre pension aux alentours du 4 janvier 2022.

Si vous percevez l’AAH, elle devrait vous être versée à partir du 20 janvier 2022.

Les retraités devraient, eux, la percevoir au début du mois de février… D’ici cette date, toutes les catégories socio-professionnelles, mais également demandeurs d’emploi ou étudiants devraient l’avoir perçue ?

Faut-il la déclarer aux impôts ?

Non, il ne faudra pas la déclarer aux impôts, et elle ne sera pas non plus prise en compte dans les conditions de ressources demandées pour les différentes aides sociales. En revanche, il ne faudra pas oublier de la déduire de vos revenus lors de vos déclarations en mai ou juin prochain.

L’aide inflation de 100€ est une aide défiscalisée, ce qui veut dire qu’elle n’entrera pas en compte dans le calcul de vos impôts sur le revenu.

Rappelons que l’indemnité inflation de 100 € a été proposé pour compenser la hausse des carburants. Elle s’adresse à toute personne gagnant moins de 2000€ par mois y compris les bénéficiaires de l’AAH, même s’ils ne possèdent pas de véhicules. C’est donc une aide de 100€ nette d’impôts, qu’il en faudra pas ajouter à vos revenus, au risque de voir vos plafonds remonter et vos allocations chuter !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Amazon Alexa veut soutenir tous les handicaps !

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Le géant américain du e-commerce est souvent décrié, souvent contesté, mais on ne doit pas oublier que certains de ses produits peuvent être d’une grande aide pour les handicapés.

C’est notamment le cas de la petite enceinte connectée, Alexa, qui se met déjà aux services des personnes à mobilité réduite… En connectant cette petite enceinte, vous pouvez lui demander, avec la voix, toutes sortes de choses… Eteindre la lumière, fermer les volets, mettre de la musique, vous donner les dernières actualités etc… Et, ce qui peut sembler un gadget pour les personnes valides, s’avère d’une grande utilité pour ceux qui ne le sont pas, ou plus ! A condition, bien entendu que les accessoires commandés par Alexa (ampoules, stores etc) soient connectés avec l’assistant vocal !

Comment Amazon veut s’adresser à tous les handicaps ?

A l’occasion de la journée mondiale des handicapés qui s’est déroulée le 3 décembre dernier, Amazon a présenté un nouveau mini-site intitulé : Accessibilité, tout simplement. Outre la possibilité d’acheter l’assistant vocal Alexa, on y découvre pléthore d’informations pratiques pour l’utiliser si l’on est handicapés.

Un site qui s’adresse à tous !

Que l’on soit aveugle, malentendant, muet ou en mobilité réduite, la technologie peut nous être d’une grande utilité ! Communiquer est l’un des principaux problèmes liés au handicap tout comme évoluer dans sa vie quotidienne… L’aide vocale peut alors prendre diverses formes détaillées sur le mini-site.

En fonction de son handicap, il est donc possible de choisir parmi quatre catégories :

  • Audition
  • Mobilité
  • Parole
  • Vision

Prenons l’exemple de la rubrique Vision, où l’on découvre des fonctionnalités que l’on ne connaissait pas forcément.

Saviez-vous par exemple qu’Alexa proposait la fonctionnalité VoiceView ? Cette application est en fait un lecteur d’écran qui permet d’utiliser des gestes pour naviguer sur l’appareil, ces gestes vous sont indiqués vocalement… On peut aussi utiliser la loupe pour grossir les caractères…

Chaque catégorie recense ainsi des fonctionnalités pratiques qui se mettront au service des personnes en situation de handicap. Quel que soit leur handicap !

C’est un formidable outil qu’offre Amazon aux personnes en situation de handicap… Et ce serait dommage de ne pas en profiter ! Pour une centaine d’euro, le prix de l’Echo Show (avec écran), c’est la vie de tous les jours qui est facilitée… Et c’est une excellente nouvelle non ?

Retrouvez toutes les informations concernant cette innovation sur le mini-site Accessibilité d'Amazon

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Le Muséum d'Histoire Naturelle de La Rochelle propose des visites pour les non-voyants !

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Peut-être que pour cette fin d’année 2021, vous ferez un petit détour par la jolie ville de La Rochelle en Charente-Maritime. Si vous êtes malvoyants, sachez que le muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle vient de concevoir des visites réservées aux personnes déficientes visuelles.

Normalement dans un musée, on ne touche pas, on ne fait que regarder… Mais quand on ne voit pas ou plus, il est difficile de profiter des œuvres d’art exposées sauf par l’intermédiaire d’une tierce personne qui décrit l’œuvre… Et l’art, personne ne l’interprète de la même manière…

Au Muséum d’histoire naturelle de La Rochelle, c’est tout le contraire que l’on propose aux malvoyants ! Le musée organise très régulièrement des visites adaptées aux malvoyants.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Dans le musée de la Rochelle, on peut découvrir un immense squelette de cachalot qui mesure trois fois la taille d’un humain ! Mais comment le savoir quand on ne peut le voir !

Le muséum d’histoire naturelle de La Rochelle a la solution ! La personne malvoyante, va pouvoir toucher le squelette avec des gants en latex… Elle va pouvoir se rendre compte de sa taille grâce aux côtes qu’elle pourra toucher par exemple.

En touchant le squelette, la personne malvoyante peut sentir la moindre aspérité de l’ossature du cétacé… Ce qu’un voyant ne pourrait finalement pas déceler.

L’inclusion sociale au cœur des visites du musée !

Selon Serge Lacotte, président de l’association locale Valentin Haüy, qui organise régulièrement des sorties, c’est un plus inouï ! Et cela fait partie de l’inclusion sociale… Il résume par le fait que toucher les objets du musée, c’est un peu comme avoir les yeux au bout des doigts !

D’ailleurs le Muséum d’Histoire Naturelle de la Rochelle s’adapte à tous les handicaps…. Toutes les expositions sont accessibles aux personnes à mobilité réduite ou en fauteuils roulants. La direction du musée propose aussi des visites pour les malentendants et d’autres adaptées aux déficients intellectuels.

La Charente-Maritime est le département français qui compte le plus de sites labellisés Tourisme et Handicap, et cette accessibilité en est une nouvelle preuve !

Si seulement tous les musées du monde pouvaient prendre exemple sur La Rochelle, la culture est ouverte à tous et se doit d’être accessible à tous également !

Pour tous renseignements voici comment contacter le musée :

https://museum.larochelle.fr/

Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle

28 rue Albert 1er

17 000 LA ROCHELLE

Téléphone : 05.46.41.18.25.

@Crédit Photo Julien Chauvet pour le Muséum d'Histoire Naturelle de La Rochelle 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

La Nature au Bout des Doigts, un livre tactile à découvrir !

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Le livre « La Nature au bout des doigts » est sorti en novembre dernier aux éditions « Les Grandes Personnes ». Une jolie promenade tactile sur un chemin poétique qui permet un pont entre les voyants et les non-voyants. Ce livre offre un voyage tactile avec de jolies formes en relief qui permet de découvrir les différentes saisons du bout des doigts… Mais c’est aussi un livre visuel, peut-être pour que ceux qui voient puissent raconter à ceux qui ne voient pas ?

Habituellement les déficients visuels, qui lisent en braille ne peuvent pas profiter d’un livre « classique » ! Et, l’inverse se vérifie aussi, puisqu’un voyant qui ne lit pas le braille ne pourra pas profiter d’une histoire écrite dans cette langue…  Ce livre très esthétique et très innovant permet de relier les deux mondes : celui des voyants et celui des non-voyants et c’est un petit bijou !

Qui est Pénélope, auteure et illustratrice du livre ?

Pénélope est une auteure et illustratrice engagée qui travaille sur l’insertion, son sujet de prédilection. Depuis 9 ans déjà, elle travaille avec l’Institut National des Jeunes Sourds, de enseignants, et interprète la langue des signes. Elle participe souvent à l’élaboration d’ouvrages qui permettent de réunir les sourds et les entendants… Ou de réunir les voyants et les non-voyants !   

D’autres ouvrages de Pénélope à découvrir :

Faire connaître la langue des signes en 2022

Dans un périple entamé en 2021, Pénélope sillonnera la France au travers de rencontres, ou d’interventions visant à faire connaître la langue des signes à tous les publics.

Retrouvez la tournée de « Poèmes en Langue des Signes » :

  • Du 4 au 29 janvier à la médiathèque Max Pol Fouchet de Douchy-les-Mines (59) : Rencontre auteure lors de la Fête de l’Imaginaire le vendredi 4 et samedi 5 février. Intervention scolaire, en crèche et à la médiathèque du lundi 31 janvier au jeudi 3 février 2022
  • Le samedi 15 janvier 2022 à 15 h : Rencontre auteure et atelier en lecture tactile à la librairie Atout livre (Paris 12)
  • Le samedi 29 janvier 2022 à 10h30 : Rencontre auteure et atelier en lecture tactile à la librairie Les Mots retrouvés (Vitry-sur-Seine- 94)
  • Exposition du 3 février au 2 mars 2022 à la médiathèque La Source à Saint-Lô (50) et ateliers scolaire et tout public du mardi 22 au vendredi 25 février 2022. Rencontre auteure le mercredi 23 février à la médiathèque
  • Le mercredi 16 février après-midi : Rencontre auteure et atelier en lecture tactile à la librairie L’Arbre à lettres (Paris 12)
  • Exposition du 8 au 19 mars 2022 à la médiathèque André Labarrère à Pau (64) et interventions scolaire et tout public la semaine du mardi 8 au vendredi 11 mars 2022. Rencontre auteure le mercredi 9 mars à la médiathèque
  • Le samedi 2 avril à 15h 30 : Rencontre auteure et atelier en lecture tactile à la librairie Au fil des pages (Villecresnes - 92)
  • Médiation auprès des professionnels de la petite enfance et ateliers en lecture tactile du 4 au 10 avril 2022 lors du Festival « Au creux de tes mains », Bibliothèque départementale du Cantal (15)
  • Exposition du 3 au 28 mai 2022 et ateliers en lecture tactile en mai 2022 à la médiathèque Louis Aragon à Martigues (49)
  • Exposition itinérante dans le département du Cantal du 3 juin au 9 juillet 2022 et Médiation le 8 juin, ateliers en lecture tactile le 9 juin et rencontre auteur le 10 juin 2022 lors du  Festival « Au creux de tes mains »  Cantal(15)
  • Ateliers d’expérimentation tactile et sensorielle en mai 2023 : Festival de la Petite Enfance à Nevers (58)

Le livre de Pénélope, La Nature au bout des doigts (20€) a été soutenu par le Centre National du Livre et vous offrira un magnifique voyage dans un univers féérique. Il vous permettra également de partager un moment avec l’un de vos proches voyant ou à l’inverse non voyant… Une belle histoire à découvrir absolument !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Le ministère de la santé publie un guide l'aidant familial

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En France, comme dans de nombreux pays, il existe un statut appelé « aidants familiaux » et ce statut est, il faut bien l’avouer, assez peu reconnu dans notre pays. Les choses commencent à évoluer mais aider un proche handicapé ou malade, même si c’est quelque chose de normal, peut demander une charge mentale énorme ainsi que certaines conditions physiques.

Le 9 décembre dernier, le ministère de la Santé et des Solidarités a publié un nouveau Guide des Aidants Familiaux, qui tentent de répondre aux besoins et aux questions de ces personnes qui se donnent corps et âme pour aider leurs proches.

Comment prendre un peu de répit lorsque l’on aide un proche ? Où trouver de l’aide ou des réponses à vos questions ? Le Guide de l’Aidant familial tente d’y répondre. On vous explique !

Qu’est-ce qu’un aidant familial ?

En matière sociale en France, une personne est considérée comme aidant familial lorsqu'elle s'occupe quotidiennement d'un proche dépendant, handicapé ou malade et quel que soit son âge. Il peut s'agir d'un membre de la famille, d'un ami, d'un voisin… Le terme d'aidant « caractérise une personne aidante, mais qui se différencie des professionnels de l'aide et du soin. (Source Wikipédia)

Présentation du Guide du répit

Ce guide à destination des aidants familiaux se compose de 17 fiches-repère qui tentent de trouver des solutions aux problèmes que peuvent rencontrer les aidants.

Aujourd’hui, en France, nous comptons entre 8 et 11 millions de personnes qui aident quotidiennement un proche en situation de handicap. Ce peut être un enfant, un parent, une personne âgée, un ami, ou un voisin ! Le statut d’aidant n’est pas vraiment valorisé, mais ce guide pourra déjà les aider.

Quelles sont les rubriques de ce guide ?

Les 7 rubriques correspondent aux besoins de l’aidant, et elles s’adressent aussi bien aux bénévoles qu’aux professionnels de l’aide à domicile.

  • J'ai besoin d'informations et de ressources et je trouve des dispositifs d'information à destination des proches aidants, mais également des plateformes d'accompagnement et de répit ainsi que des pistes pour des aides financières à destination des aidants et des aidés.
  • J'ai besoin de relai et de soutien à domicile et je trouve comment me faire remplacer en cas de besoin de suppléance à domicile ou de relayage et temps libéré. Je découvre le forfait temps libre, le répit parental sur la passerelle Assist'Aidant.
  • J'ai besoin de relai et de soutien la nuit pour une garde itinérante et des soins à domicile la nuit ou un accueil de nuit temporaire.
  • J'ai besoin de relai et de soutien à l'extérieur du domicile pour un accueil familial, un accueil de jour, un hébergement temporaire ou encore une maison de répit, je trouve des solutions et adresses qui pourront m’aider à souffler un peu.
  • J'ai besoin d'échanger et de partager, je découvre des lieux et réseaux de partage et d'expression entre pairs mais également des ateliers artistiques pour les jeunes aidants.
  • J’ai besoin de vacances, je découvre les séjours vacances répit.
  • Il existe d’autres dispositifs présentés sur le guide, comme la téléassistance à domicile ou les foyers restaurants.

Toutes ces aides existent, et désormais elles se concentrent dans un seul et même guide.

Ce guide a été réalisé avec la collaboration de la Direction générale de la cohésion sociale, l’association française des aidants, a fondation France répit, le collectif Je t’aide, l’association France Alzheimer & Maladies apparentées, l’association APF France Handicap, l’Union nationale des Associations Familiales et la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie.

Retrouvez toutes les informations sur le site du ministère de la Santé et des Solidarités

Téléchargez le guide en format PDF è Cliquez ici

Téléchargez le guide en format Word (version accessibilité) Cliquez ici et rendez-vous en bas de la page pour accéder au document word.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Mon Parcours Handicap accompagne désormais les lycéens et les étudiants

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Il y a quelques mois, alors que la crise sanitaire fragilisait l’économie général, mais encore plus l’emploi des personnes en situation de handicap, le gouvernement lançait une plateforme numérique intitulée « Mon Parcours Handicap ».

Cette plateforme permet de donner de l’aide et des informations à toutes les personnes en situation de handicap dans le domaine professionnel. La plateforme conçue en collaboration avec des personnes handicapées devait s’agrémenter de nouveaux services jusqu’en 2022…

Une nouvelle rubrique sur Mon Parcours Handicap

Ouverte en mai 2020, la plateforme numérique se dote aujourd’hui d’une aide à destination des lycées et étudiants en situation de handicap.

Depuis le 6 décembre dernier, une nouvelle rubrique a fait son apparition : Etudes supérieures et handicap.

Cette nouvelle rubrique propose aux lycéens et étudiants, des clés pour les encourages dans la poursuite de leurs études. Pour cela, la plateforme leur apporte des réponses sur les accompagnements possibles et les aides existantes.

A la rentrée 2020, les étudiants en situation de handicap ne représentaient que 1.82% des étudiants… Un chiffre très bas qui montrent les difficultés de poursuivre des études supérieures lorsque l’on est handicapé.

Quelles informations pourrez-vous retrouver ?

La rubrique destinée aux lycéens et étudiants proposent également des solutions aux parents et aux aidants.

Dans cette rubrique, les différentes questions autour des études sont abordées… Comment obtenir des aides, un appui, un accompagnement ? Mais également pour connaître les démarches à effectuer et identifier les bons interlocuteurs le plus rapidement possible.

Six thématiques destinées aux étudiants :

  • M'orienter dans l'enseignement supérieur : avant et après le bac, des outils en ligne pour vous orienter ; les équivalences au bac ; formations en alternance accessibles aux jeunes en situation de handicap ; les clés pour étudier à l'étranger et à distance ; les interlocuteurs pour vous orienter.
  • M'informer sur les démarches : s'inscrire en première année d'études : Quelles procédures pour Parcoursup et hors Parcoursup ? Quelles démarches au-delà de la première année d'études supérieures ? Comment anticiper et préparer votre rentrée ? Première inscription d'un étudiant en situation de handicap : qui peut m'aider ?
  • Compenser mon handicap : aides humaines, aides techniques et financières ; aménagements des concours et examens ; les structures pour vous accompagner lors de vos études supérieures.
  • Vie étudiante : aides financières ; trouver et financer un logement adapté ; aides aux déplacements pour gagner en autonomie ; les professionnels de santé à votre écoute ; l'entraide étudiante ; pratiquer des activités sportives, de loisirs et culturelles ; participer à la vie citoyenne et associative de votre campus.
  • Me préparer à la vie professionnelle : quels dispositifs pour une insertion professionnelle réussie ? La reconnaissance de la qualité de travailleurs handicapés (RQTH) : modalités et avantages ? Comment vos besoins sont-ils pris en compte au travail ? Comment trouver un emploi dans la fonction publique ? Quels accompagnements pour se lancer dans votre vie professionnelle ?
  • Découvrir mes interlocuteurs : les professionnels qui peuvent vous accompagner et vous aider à vous orienter, à entrer dans la vie active et lors de vos études.

Retrouvez la rubrique destinée aux étudiants et lycées sur la plateforme Mon Parcours Handicap.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

AVISTIM, un nouveau programme sport et handicap

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Depuis 1992, la Journée internationale des personnes handicapées est célébrée chaque année le 3 décembre à travers le monde. Elle vise à promouvoir les droits et le bien-être des personnes handicapées dans toutes les sphères de la société.

Malgré les progrès faits ces dernières années pour rendre le sport plus inclusif, les possibilités de pratiques sportives adaptées pour les personnes en situation de handicap restent encore trop restreintes. Si 22% des Français pratiquent une activité physique régulière, en situation de handicap ce taux chute à 5%.

Pour développer cette pratique, la Fédération Française d'Aviron, APF France handicap et l'association Stimule ton handicap ont mis en place le programme Avistim.

Avistim est un programme sportif adapté et inclusif qui utilise une technologie innovante d'électrostimulation fonctionnelle pour permettre à des personnes en situation de handicap de retrouver les sensations et les bienfaits physiques et psychologiques de la pratique sportive.

Lancé au Cercle de l'Aviron de Lyon en septembre, bientôt disponible à Strasbourg et Marseille, le programme Avistim va se mettre en place progressivement dans les régions françaises avec l'objectif de couvrir le territoire national d'ici les Jeux Olympiques et Paralymiques de Paris 2024.

Avistim est lauréat de l'appel à projet « Impact 2024 » lancé dans le cadre des JO de Paris 2024 dans la catégorie « Inclusion, solidarité et égalité par le sport ».

Avistim : une solution innovante

Pour offrir des nouvelles opportunités, la Fédération Française d'Aviron, APF France handicap et l'association Stimule ton handicap ont développé le projet Avistim.

Ce programme sportif adapté et inclusif utilise

une technologie innovante brevetée par Kurage qui mobilise les membres inférieurs paralysés. Avistim s'appuie sur l'utilisation des ergomètres de type Concept 2 (rameurs en salle utilisés par tous

les clubs) équipés d’un boîtier et de capteurs utilisant l’électrostimulation fonctionnelle.

L'ambition d'Avistim est donc de proposer une activité physique innovante à des personnes en situation de handicap et des personnes ayant une maladie dégénérative.

En offrant la possibilité de retrouver les sensations et les bienfaits physiques de la pratique sportive, Avistim permet également de renouer avec la convivialité et les bienfaits psychologiques, améliorant ainsi grandement leur qualité de vie.

La stimulation neuromusculaire c’est quoi ?

La stimulation neuromusculaire fonctionnelle L’électrostimulation fonctionnelle désigne la technologie de microstimulation des muscles par l’envoi de signaux électriques, à partir d’électrodes placées sur la peau. Ces ondes légères vont auto-stimuler et contracter le muscle, sans que le cerveau n’ait besoin d’envoyer l’information par lui-même. Elles permettent notamment aux personnes en situation de handicap (PSH) de mobiliser leurs membres paralysés pour reproduire certains mouvements.

Appel à projet IMPACT 2024

Kurage et Stimule ton handicap se sont associés avec APF France handicap et la FFAviron pour déployer le programme sur l’ensemble du territoire français métropolitain.

L'objectif est de déployer largement cette méthode partout sur le territoire français d'ici les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris

2024, avec une première étape au Cercle de l'Aviron de Lyon.

Ainsi un maximum de personnes en situation de handicap pourra profiter des bienfaits d'une pratique sportive régulière et adaptée partout en France.

Le projet Avistim vise à être développé en s'appUyant sur ces acteurs locaux :

- au sein des structures réseau de l’APF France handicap

- des clubs affiliés à la Fédération Française d'Aviron

Deux sites d’accueil seront donc identifiés dans chaque région, pour bénéficier du programme.

 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

À la veille de Noël, aidez-nous à leur offrir un meilleur avenir !

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Depuis 60 ans, la Fondation des Amis de l’Atelier accompagne plus de 3000 personnes en situation de handicap psychique, mental ou avec autisme au sein de ses 90 établissements et services. En 2021, plus de 400 enfants et adolescents porteurs de Troubles du Spectre Autistique (TSA) et autres Troubles Envahissants du Développement (TED) sont suivis par les équipes de la Fondation.

 
Notre mission : répondre aux besoins singuliers de chaque enfant ou jeune afin de faciliter son insertion sociale et/ou professionnelle et co-construire avec lui et sa famille un projet de vie.


Pour cela, la Fondation développe des solutions innovantes pour aider toujours au mieux les familles et leurs enfants :

 

  • Ouverture du Pôle enfance 95 dans le Val d’Oise avec un Institut Médico-Éducatif (IME) et un Service d’Éducation Spécialisée et de Soins À Domicile (SESSAD).

 

  • Ouverture d’une Unité d’Enseignement en Maternelle Autisme (UEMA) en septembre 2022 qui sera implantée au sein de l’école Michel de Montaigne, à Villiers-le-Bel.

 

  • Mise à disposition des locaux du Pôle enfance 77, habituellement fermés lors des vacances scolaires, pour des séjours de répit. Des enfants, âgés de 6 à 20 ans et porteurs de TSA, y sont accueillis avec ou sans hébergement.

 
Nous avons besoin de votre aide pour continuer à développer nos projets tournés vers l’épanouissement de ces enfants et jeunes, ainsi que l’ensemble de nos projets d’accompagnement des personnes en situation de handicap.

 

En cette période de Noël, votre soutien est indispensable et, quel que soit le don que vous pourrez apporter, il sera d’une aide inestimable.


Nous vous souhaitons d’excellentes fêtes de fin d’année !

Faire un don 

Engagez-vous à nos côtés pour nous aider 

 

À accompagner plus de 3000 personnes en situation de handicap,
À leur permettre une meilleure inclusion,
À ouvrir de nouveaux établissements,
À créer de nouveaux services,
Et à mieux vivre ensemble !

 

Merci pour votre soutien !


L’équipe de la Fondation des Amis de l’Atelier

Arma des dons : 2ème édition du streaming caritatif pour lutter contre le cancer le 27 novembre sur

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Des streameurs et streameuses du monde entier s'engagent aux côtés de la Ligue contre le cancer !


Après une première édition réussie en novembre 2020, le collectif de streameurs Arma des dons revient le 27 novembre prochain sur Twitch avec l'ambition de faire encore plus fort que les 25 600 € collectés l'an dernier ! Le principe ? Pendant 24h, 42 streameurs et streameuses francophones du monde entier, accompagnés par 18 partenaires, seront en live sur la plateforme Twitch et proposeront à leurs communautés des parties de jeux vidéo, des animations, des défis et plein d'autres surprises. Evénement solidaire, un objectif de collecte évoluera en direct pour soutenir les actions de la Ligue contre le cancer. L'association est fière des nouvelles initiatives portées par les jeunes générations engagées et généreuses !

« Comme l'année dernière, l'édition 2021 de l'Arma des dons promet d'être une expérience unique, dans l'euphorie et la bienveillance, animée par une communauté hors-norme liée par leur générosité et leur passion, qu'ils dédient à cette occasion à la Ligue. Nous sommes fiers d'être associés à cet évènement qui fédère pour lutter contre le cancer » déclare Bilel Ben Hassine, Délégué-Adjoint au Développement Marketing et Partenariats Entreprises de la Ligue contre le cancer

 

Pour rejoindre et participer à l'évènement, rendez-vous le 27 novembre à 12h sur Twitch, sur l'une des chaines des streameurs qui nous soutiennent :


Un événement inédit pour lutter contre le cancer

 

Ce projet, porté par Florent Pechereau, est né d'histoires personnelles, de rencontres et de l'envie de faire de la passion des jeux vidéo une action engagée.

 

Programme de l'événement en ligne le samedi 27/11 :

12h : début de l'événement

14h30 : Tournoi d'échecs

16h : Interview avec la Ligue contre le cancer

17h30 : Tournoi Multi-gaming

20h : Grand quizz

23h : Tournoi Trackmania - Armacup

Dimanche 12h : fin de l'événement

Source : Communiqué de Presse 

 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

James Dyson Awards 2021 : HOPES, un dispositif de dépistage du glaucome récompensé !

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Vous ne le savez peut-être pas, mais le 17 novembre dernier, les prix du James Dyson Award ont été décernés à trois lauréats… L’un a récompensé le PLASTIC SCANNER, un petit appareil qui permet d’identifier les plastiques d’un déchet, REACT, un dispositif d’urgence qui permet de contenir une hémorragie due à une blessure par lame… Et le dernier qui nous intéresse plus particulièrement nous vient de Singapour ! Il se nomme HOPES et va permettre de réaliser à domicile un dépistage du glaucome… Une petite révolution dans le domaine quand on sait que 400 000 personnes souffrent de glaucome en France, mais qu’elles ne sont pas diagnostiquées…

Sans dépistage précoce, le glaucome provoque à termes, la cécité du malade. Si le glaucome ne peut pas être endigué par un traitement thérapeutique, le dépistage précoce évite la plupart du temps d’en arriver à une cécité totale. Kelu Yu, Si Li et David Lee, trois jeunes ingénieurs singapouriens ont développé un système peu couteux, qui permet de détecter le glaucome à domicile en mesurant la pression intraoculaire.

HOPES en détail

Ce dispositif de dépistage du glaucome à domicile se présente sous la forme d’un gant muni d’un capteur au bout de l’index. En exerçant une pression sur la paupière centrale, le capteur mesure la pression intraoculaire et envoie les données sur une application. Cette application analyse les données, et les transmets à des cliniciens capables d’interpréter les mesures relevées.

Il sera donc bientôt possible de détecter le glaucome chez soi, grâce à cette innovation qui pourrait sauver bien des personnes de la cécité.

Qu’est-ce que le glaucome ?

Sur le site Retina.fr, nous apprenons que le glaucome se caractérise par une dégénérescence progressive du nerf optique. Même s’il existe plusieurs types de glaucome, la plupart créent une mauvaise évacuation de l’humeur aqueuse, entraînant une augmentation de la PIO (Pression Intra Oculaire). Il est recommandé de pratiquer un dépistage du glaucome régulier, dès l’âge de 40 ans.

Comment effectuer un dépistage du glaucome ?

Le site Ameli.fr rappelle les facteurs de risques du glaucome et comment le dépister le plus vite possible :

Je dois consulter un ophtalmologiste si je présente des facteurs de risque pour le glaucome :

  • J’ai plus de 40 ans
  • Un membre de ma famille souffre d’un glaucome
  • Je suis myope
  • J’ai une hypertension artérielle, un diabète ou des apnées du sommeil
  • Je prends des corticoïdes de façon prolongée

Plus largement, à partir de 40 ans, il est conseillé de faire contrôler ses yeux régulièrement. Ceci permet de dépister deux maladies oculaires fréquentes : le glaucome et la DMLA.

Depuis quelques années, les examens de la vue peuvent être réalisés gratuitement chez un opticien conseil, cela évite les délais d’attente d’un rendez-vous ophtalmologique, qui peut parfois prendre plusieurs mois !

Quels sont les symptômes du glaucome ?

Nous ne sommes pas tous égaux devant les symptômes du glaucome, mais en règle générale mieux vaut consulter en cas de :

  • Douleurs au niveau des yeux
  • Brouillard visuel intermittent
  • Baisse de la vision, notamment sur les côtés. La vision centrale est normale, mais elle est perturbée tout autour, comme si on regardait dans un tunnel.

Et si vous constatez certains des symptômes suivants chez un proche, c’est peut-être un glaucome… Parfois on pose un diagnostic de dépression ou d’Alzheimer, alors que les causes sont oculaires.

  • Baisse ou abandon des activités favorites
  • Besoin d’être de plus en plus près d’un écran pour voir les images
  • Regarde en tournant la tête de côté
  • Abandon de la lecture
  • Irritabilité
  • Ne sort plus et ne conduit plus la nuit
  • Maladresse continuelle ou port de vêtements tâchés sans que la personne ne s’en rende compte
  • Eblouissement à la lumière et besoin de vivre dans l’obscurité ou la pénombre.

Tous ces symptômes ressemblent à des troubles dépressifs ou neurologiques, pourtant ils peuvent être causés par un glaucome sous-jacent… Le dépistage précoce, comme pour toute maladie, est tout simplement primordial !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

La recherche sur le diabète a besoin du vous

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Le 14 novembre dernier se déroulait la Journée Mondiale contre le Diabète. Avec 1 adulte sur 11 touché par le diabète, cette maladie est un enjeu majeur de santé publique.

Véritable épidémie silencieuse et pourtant très meurtrière, le diabète tue plus que le sida, la tuberculose et la malaria réunis. En France, 5 millions de personnes sont atteintes d’un diabète. Plus alarmant, au moins 700 000 personnes sont diabétiques et ne le savent pas. Grâce au soutien de donateurs, testateurs et entreprises mécènes, nos chercheurs travaillent sans relâche contre ce fléau sur 3 grands axes de recherche.

Le diabète a des conséquences bien plus graves qu’on ne pourrait le penser. Que ce soit au niveau du cœur, des reins, des nerfs, des yeux et même des pieds… Il empêche de bien vieillir et représente l’une des cinq premières causes de mortalité dans le monde.

Reconnus mondialement aussi bien sur le diabète de type 1 que de type 2, les chercheurs de l'Institut Pasteur de Lille luttent au quotidien main dans la main afin d’aider les millions de diabétiques à travers le monde.

Pour continuer les recherches, les équipes ont besoin de vous.

Vous pouvez continuer à faire vos dons en cliquant ici !

Qu’est-ce que le diabète ?

Le diabète est caractérisé par une élévation anormale du taux de glucose (sucre) dans le sang. Le glucose apporte l’énergie aux différents tissus de l’organisme. Si le taux de glucose dans le sang reste stable après un repas ou après un effort physique, c’est qu’il existe un système régulateur complexe dans lequel l’insuline joue un rôle primordial puisque c’est elle qui assure l’entrée et/ou l’utilisation du glucose par les cellules. Quand l’organisme fonctionne normalement, ce taux reste relativement stable autour de 1g/litre. Selon les critères de l’Organisation mondiale de la Santé, le diabète s’installe quand la glycémie à jeun est supérieure ou égale, à au moins deux reprises, soit à 1,26 g/l. L’hémoglobine glyquée est le meilleur indice de surveillance du diabète et de l’efficacité des traitements anti-diabétiques. Il permet d’estimer la glycémie moyenne des 2 mois précédents et indique le risque de complications à long terme. Une hémoglobine glyquée normale est inférieure à 6,5%.

Le diabète de type 1 se manifeste généralement dès l’enfance ou l’adolescence, et conduit à une destruction des cellules bêta synthétisant l’insuline dans les îlots de Langerhans du pancréas. Il s’agit d’une maladie auto-immune.

Dans le diabète de type 2, l’organisme ne réagit plus normalement à l’insuline qui est, en outre, sécrétée insuffisamment par le pancréas. Le glucose est alors mal utilisé par les cellules, ce qui explique l’élévation de la glycémie au-dessus des valeurs normales. Ce diabète se manifeste généralement après l’âge de 40 ans mais parfois plus tôt chez les personnes en situation d’obésité ou dans des familles présentant plusieurs cas de personnes diabétiques Il peut également  se manifester chez des femmes présentant un diabète gestationnel, diabète le plus souvent temporaire qui survient chez 6 % des femmes enceintes (et plus dans certains groupes ethniques).

Il existe aussi d’autres formes plus rares de diabète comme le diabète MODY (Maturity Onset Diabetes Of the Young. Il s’agit d’un diabète très familial à début généralement précoce, lié à la mutation d’un des gènes clé de la sécrétion de l’insuline, mais qui peut survenir plus tardivement. Il est alors confondu avec le diabète de type 2 commun. Entre 2 % et 3 % des diabètes de type 2 ont une cause monogénique dont la découverte peut permettre la mise en route d’un traitement personnalisé plus efficace et moins contraignant (par exemple arrêt de l’insuline ou même de tout traitement médicamenteux) : on parle alors de gènes activables, car l’identification de mutations conduit à une prise en charge spécifique dite « de précision ».

Au-delà de ces formes monogéniques de diabète, l’hérédité joue un grand rôle dans le développement du diabète de type 2 commun : on estime à 70 % le poids des gènes dans ce type de diabète et environ 250 gènes ont été identifiés ces dernières années, en particulier grâce aux travaux des équipes de l’Institut Pasteur de Lille. 

Le diabète a des conséquences bien plus graves qu’on ne pourrait le penser. Que ce soit au niveau du cœur, des reins, des nerfs, des yeux, et même des pieds… Il empêche de bien vieillir et représente l’une des cinq premières causes de mortalité dans le monde. Grâce au soutien des donateurs et testateurs, les chercheurs de l’Institut Pasteur de Lille, qui ont été pionniers de recherches sur le diabète en France depuis 25 ans, œuvrent au quotidien pour améliorer la prise en charge et la vie de milliers de patients diabétiques.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Signature d'une convention Fagerh – AFPA

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5 axes pour transformer les modes de collaboration en vue d’une société plus inclusive pour les personnes en situation de handicap

Bernard Laferrière, Président de la Fagerh et Claire Khecha, Directrice générale déléguée en charge de l’offre de service de l'AFPA, visiteront lors de la SEEPH le mercredi 17 novembre, les dispositifs de réadaptation professionnelle de Ladapt à Evreux (formations, aides à l'orientation, accompagnement vers et dans l'emploi pour les personnes en situation de handicap). A cette occasion, la Fagerh et l'AFPA annoncent renforcer leurs coopérations.

L’AFPA et la Fagerh se mobilisent autour de valeurs et missions communes : la formation des adultes en vue de leur insertion professionnelle. Les deux réseaux collaborent depuis de nombreuses années notamment dans le cadre de la certification des titres mais aussi à l’occasion d’actions plus locales pour partager des ressources et coopérer en synergie.

Dans un contexte d’évolution des deux réseaux, une convention a été signée pour dynamiser cette coopération et apporter de nouvelles réponses aux personnes en situation de handicap. Le partenariat vise ainsi à susciter le développement d’expérimentations locales conjointes, à favoriser des parcours de proximité et l’accès à la qualification et à l’emploi sans rupture, notamment par de nouvelles ingénieries pédagogiques souples et modulables.

La convention se structure autour de 5 axes concrets

  • 1- Le développement des coopérations pour l’innovation pédagogique. Cet axe concerne par exemple l’utilisation d’outils numériques pour favoriser l’accès à de nouvelles compétences, ou encore des démarches visant la valorisation des acquis de l’expérience ou même des actions de formation en situation de travail (AFEST).
  • 2- Le développement des coopérations en faveur de la professionnalisation des acteurs. Des actions de formation des professionnels des réseaux de la Fagerh ou de l’Afpa seront encouragées.
  • 3- Le développement des mutualisations inter-établissements pour favoriser la construction de réponses de proximité. Les réseaux pourront ainsi mettre en commun des plateaux techniques, des solutions d’hébergement, des services en ressources humaines …
  • 4- Le développement de coopérations opérationnelles pour favoriser les parcours « sans rupture » des publics en situation de handicap. Il s’agit par exemple de permettre à des personnes accueillies par l’Afpa de poursuivre leur parcours de formation qualifiante dans un ESRP ou à des stagiaires en ESPO ou en ESRP de trouver une solution de formation dans un centre Afpa de proximité tout en bénéficiant de l’accompagnement des équipes de l’établissement.
  • 5- Le développement d’actions partagées au service des politiques territoriales pour l’inclusion des personnes en situation de handicap. Mise en œuvre de la convention pour développer des coopérations opérationnelles.

Dans chaque région, l’accord national fera l’objet d’une présentation par les représentants de la Fagerh et de l’Afpa auprès de l’ensemble des directeurs des établissements des deux réseaux.

Les projets locaux seront déclinés en conventions d’actions coconstruites par les directeurs des établissements concernés qui seront adossées à l’accord cadre national.

Plus d’informations sur la FAGERH ici : https://www.fagerh.fr/

Source : Communiqué de Presse

AAH : Stop à la dépendance financière dans le couple ! Lettre ouverte...


Monsieur le président du Sénat, Monsieur le président de l’Assemblée nationale,

            Le 12 octobre dernier, le Sénat adoptait en seconde lecture la proposition de loi portant diverses mesures de justice sociale, dont une des dispositions vise à la suppression de la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l’allocation aux adultes en situation de handicap (AAH). Il est indispensable que le processus parlementaire aille à son terme et que les députés, les sénatrices et les sénateurs s’accordent définitivement sur le texte. C’est pourquoi nous nous adressons aujourd’hui conjointement à vous pour solliciter la convocation d’une commission mixte paritaire.

Comme vous le savez, la déconjugalisation de l’AAH a été adoptée en première lecture par les deux chambres du Parlement après qu’une large mobilisation des personnes concernées et des associations a conduit à ce qu’une pétition de la plateforme du Sénat atteigne pour la première fois les 100 000 signatures nécessaires pour imposer la mise à l’ordre du jour du sujet.

Les sénatrices et sénateurs ont entendu le consensus de la société civile sur la question de l’autonomie financière des personnes éligibles à l’AAH. Leur volonté, que nous partageons, d’éviter que des foyers soient perdants, les a toutefois amenés à amender le texte pour que les personnes concernées puissent choisir le mode de calcul le plus favorable à leur foyer durant une période transitoire de dix ans.

En seconde lecture, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a cependant vidé la proposition de loi de sa substance, remplaçant la mesure de déconjugalisation par un abattement fixe sur les revenus du conjoint.

Or, l’abattement forfaitaire ne permet pas de répondre à l’enjeu d’indépendance financière des personnes éligibles à l’AAHA titre d’exemple, une personne sans enfant, en couple et ne travaillant pas, dont les revenus du conjoint s’élèvent à 2 270 Euros, verra le montant de son AAH passer de 0 Euro à 7,5 Euros. Pourtant, le gouvernement est passé en force en imposant  un vote bloqué sur le texte, empêchant ainsi les députés de débattre de la nécessité d’y réintégrer le principe de déconjugalisation de l’AAH.

 Le 12 octobre dernier, les sénatrices et sénateurs ont donc rétabli en deuxième lecture la suppression de la prise en compte des revenus du conjoint dans le mode de calcul de l’AAH, à 320 voix contre 23, sans que les deux chambres parlementaires ne se soient accordées.

La question de la désolidarisation des revenus du conjoint dans le calcul de l’AAH rencontre aujourd’hui un large consensus qui dépasse les clivages politiques traditionnels et s’inscrit aussi dans un soutien large de la société civile, des personnes concernées et de leurs proches. Et pour cause, il s’agit d’une avancée sociale d’ampleur, dont dépend le respect des droits, de la santé, et de la dignité des personnes concernées.

Cette revendication est par ailleurs largement partagée par des institutions indépendantes telles que la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, le Défenseur des Droits ou encore le Comité des droits des personnes handicapées des Nations-Unies. Parmi ses recommandations publiées le 14 septembre dernier à la suite de l’examen du rapport initial de la France sur la mise en œuvre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, on retrouve le principe de désolidarisation des revenus du conjoint dans le calcul de l’AAH : « réformer la réglementation de l'allocation adulte handicapée afin de séparer les revenus des personnes handicapées de ceux de leurs conjoints, et prendre des mesures pour assurer et promouvoir l'autonomie et l'indépendance des femmes handicapées vivant en couple ».

Monsieur le président du Sénat, Monsieur le président de l’Assemblée nationale, vous avez aujourd’hui l’opportunité de convoquer une commission mixte paritaire afin que la proposition de loi portant diverses mesures de justice sociale introduisant le principe de déconjugalisation de l’AAH soit débattue conjointement par les sénatrices, les sénateurs et les députés dans le respect de notre Etat de droit et des principes issus de la démocratie représentative. Par la présente lettre, nous tenions à vous signifier solenellement l’importance de vous saisir de cette opportunité. Il en va des droits fondamentaux des personnes éligibles à l’AAH.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le président du Sénat, Monsieur le président de l’Assemblée nationale, l’expression de notre plus haute considération.

 

Associations signataires : Aides, APF France Handicap, ASEI, CFPSAA, Collectif Handicaps, FFDys, Fisaf, FNATH, France Assos Santé, Ligue des droits de l’Homme,  Santé Mentale France, Sidaction, Solidarité Sida, Unafam, Unanimes, Unapei, Uniopss, Voir Ensemble.

 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

La dépression périnatale enfin prise en charge dès 2022 !

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La dépression périnatale est une dépression qui touche chaque année 12% des femmes, soit plus de 100 000 en France. Chaque mois, une femme met fin à ses jours dans l’année qui suit le début de sa grossesse. Cette dépression méconnue du grand public représente pourtant un véritable enjeu de santé publique !

Pour tenter de sauver la vie de ces femmes, la Fondation FondaMental soutient le développement de LENA, une application qui vient en aide aux femmes qui souffrent de dépression périnatale.

La dépression périnatale c’est quoi ?

La dépression périnatale provoque évidemment de graves conséquences sur la cellule familiale. Et ces femmes sont souvent peu prises en charge ou écoutées.  

Souvent ces femmes ne sont pas écoutées, ou leur dépression est sous-estimée ! On entend souvent dire qu’elles viennent d’avoir un enfant et qu’elles ont donc « tout pour être heureuses » ! Et c’est cette stigmatisation qui provoque parfois des conséquences dramatiques pouvant les amener au suicide !

Pourtant cette dépression pourrait être relativement simple à traiter avec une prise en charge adaptée. Mais, le manque de formation des professionnels et le manque de relation entre les services obstétriques et psychiatriques mettent à mal cette prise en charge !

LENA pour venir en aide à ces femmes !

Lors des Assises de la psychiatrie (septembre 2021), le Secrétaire d'Etat à l'Enfance, Adrien Taquet, a annoncé la mise en place d'un dépistage systématique de la dépression post natale, dès le début de l'année 2022. Ainsi chaque femme bénéficiera d’un entretien systématique dès la 5ème semaine après l’accouchement. Cet entretien se déroulera avec des professionnels de santé formés à cette question.

Si la mère est estimée à risque, un second entretien sera effectué à la 12ème semaine. Si les symptômes sont confirmés, alors les mères seront mises en relation avec un psychiatre ou un psychologue.  

LENA est une application qui vise à mettre à disposition des femmes, un suivi et une prise en charge personnalisée à distance.  

Aujourd’hui, l’application recense les besoins des futurs utilisateurs et recueillent les connaissances et aptitudes des soignants sur la dépression périnatale.

Il faut encore développer l’application pour que le parcours soit interactif et la tester auprès d’utilisateurs. C’est le seul moyen de prouver son importance et son efficacité.

Dès 2022, les femmes ayant récemment accouché bénéficieront enfin d’un suivi psychologique, et c’est une excellente nouvelle !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

« Voyons les personnes avant le handicap »

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Depuis le 18 octobre 2021, une campagne nationale de sensibilisation « Voyons les personnes avant le handicap » a été lancée, avec l'objectif de faire évoluer le regard sur le handicap et de lutter contre les préjugés. Trois films et dix portraits mettent en scène des personnes handicapées partageant avec tout un chacun, leurs passions, des goûts communs ou des situations de la vie quotidienne.

La campagne nationale de sensibilisation sur le handicap est diffusée à la télévision, dans la presse, par affichage, au cinéma, sur internet, afin de faire changer le regard de la société sur les personnes handicapées. Elle s'adresse à toutes les générations, et notamment aux jeunes qui ont un rôle important à jouer.

Cette campagne s'appuie sur 3 films sur des situations de la vie quotidienne, réalisés par le comédien et cinéaste Yvan Attal : la cantine, le rencard, et la robe, illustrent une société dans laquelle la relation à la personne se concentre sur la personnalité (ce qu'elle est, aime ou fait) et non sur le handicap.

L'autre aspect de la campagne se décline autour de 10 portraits réalisés par la photographe Sylvie Lancrenon en collaboration avec les personnes en situation de handicap partageant la même vie que tout le monde. Ces portraits mettent en avant leurs points communs avec tous les citoyens plutôt que le handicap.

En France, 12 millions de personnes sont touchées par un handicap. 80 % de ces handicaps sont invisibles et 85 % surviennent au cours de la vie.

Chaque jour, sur notre page Facebook, à partir du 27 octobre 2021, un film ou un portrait pour que la vision du handicap change enfin !

Visite à l'école des chiens guides d'aveugles de Coubert (77)

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En France, il existe une école qui allie l’aide aux déficients visuels, et le bien être animal. Nous parlons évidemment de l’école des chiens guides d’aveugles, et plus particulièrement de celle située à Coubert , dont notre président, Pascal Charpentier, fût maire de 2001 à 2008.

Nous avons eu la chance de visiter cette école en vue d’un partenariat entre la commune où je vis : Réau, l’association que je préside : Réau Jeunes et l’école des chiens guides d’aveugles de Coubert. Pour cette visite, j’étais accompagné de Monsieur Auzet Alain, maire de Réau et de Mesdames Kleczinski et Padua, conseillères municipales en charge du partenariat.

Mais savez-vous comment sont formés les chiens guides d’aveugles ?

L’école de Coubert en détail :

Cette école accueille 49 chiens qu’elle éduque pendant un an… Les chiots arrivent à deux mois, puis apprennent tous les gestes qui leur permettront de devenir « les yeux » de ceux qui ne voient plus, ou ne voient pas bien.

Pendant cette année d’éducation, les chiens vivent en famille d’accueil, soit pour être éduqués (famille de travail) soit pour se détendre (famille de weekend).

Après un an d’éducation, les chiens sont remis gratuitement aux malvoyants ou non-voyants qui auront la chance de le recevoir.

Entre 8 et 10 ans, le chien guide d’aveugle prendra sa retraite et sera proposé à l’adoption. Généralement les chiens retraités sont adoptés par celui ou celle qui a passé 9 ans à ses côtés ou par leurs proches.

Le bien-être animal au cœur de l’école

Certains assimilent l’éducation des chiens guides d’aveugles à du « travail animal » voire à de la « maltraitance » ! Sachez qu’à Coubert, le bien-être animal est au cœur des préoccupations de la direction. Les chiens disposent d’une salle de jeux et même d’une salle de balnéothérapie… Ils y apprennent tous les gestes indispensables à ceux qu’ils aideront dans toutes les tâches quotidiennes.

Un chien guide d’aveugles doit être capable de guider son maître, mais également de le prévenir des dangers qu’il peut rencontrer sur ses trajets. Ils sont des compagnons indispensables à l’autonomie des malvoyants ou des non-voyants.

D’ailleurs, si vous rencontrez un chien guide et son maître, ne le caressez pas, vous pourriez perturber son comportement… Et angoisser son maître qui ne comprendrait pas ce soudain intérêt pour quelque chose qu’il ne peut pas voir !

L’association fonctionne avec des dons !

Pour pouvoir continuer à aider les aveugles ou malvoyants, l’association fonctionne avec des dons.

Vous pouvez faire un don ici, il sera possible de le déduire de vos impôts.

Dans cet ordre d’idée, nous organiserons le SAMEDI 11 DÉCEMBRE 2021, une grande collecte à Réau, avec notre association Réau Jeunes, au profit de l’école des chiens guides d’aveugles de Coubert.

Si vous êtes en Seine-et-Marne, venez nous voir, nous vendrons également des bijoux fantaisie et des objets à l’effigie de l’école des chiens guides d’aveugle.

Si vous ne pouvez pas vous déplacez et que vous souhaitez envoyer quelques objets, contactez-nous sur reaujeunes@gmail.com, nous vous transmettrons une adresse postale.

Merci de nous avoir lu, cette cause est importante, elle permet une autonomie primordiale aux déficients visuels, et évidemment, une compagnie et un soutien indéfectible du chien pour son maître !

 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Connaissez-vous SAUV Life, l’application mobile qui sauve des vies ?

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SAUV Life existe depuis 3 ans déjà, et cette application peine à se faire connaître ! Pourtant elle peut sauver des vies grâce à une communauté de citoyens lambdas, formés aux gestes de premiers secours… Que vous soyez pompiers, infirmiers, secrétaire, ouvriers, étudiant ou tout autre, vous pouvez sauver une ou plusieurs vies !

En France, chaque année 40 000 personnes sont victimes d’un arrêt cardiaque et grossissent donc la liste des décès ! Quand un malaise cardiaque survient, les chances de survie dépendent du temps d’intervention. Et chaque minute perdue implique 10% de chance de survie en moins… Quand on reporte ce chiffre au temps moyen de l’arrivée des secours (13 minutes), les chances de survie sont donc de 4% !

Et c’est à ce moment-là que SAUV Life intervient ! Concrètement, si vous disposez d’un Brevet National de Secourisme, d’une formation aux premiers secours (PSC 1 / PSC 2), vous pouvez vous inscrire gratuitement sur l’application. Sans oublier d’activer la géolocalisation, puisque c’est à partir du lieu où vous vous trouver que tout pourra se dérouler !

Concrètement, si une personne fait un malaise cardiaque et que le SAMU a été appelé, le régulateur va vérifier si un utilisateur de SAUV Life se trouve à proximité de la victime… Si vous êtes le plus proche, vous recevrez une notification d’urgence vous indiquant le lieu exact de la victime…

Imaginez que vous soyez à deux minutes de victime, vous pouvez commencer le massage cardiaque 9 minutes avant l’arrivée des secours… Augmentant les chances de survie de 90% !!!! Il vous suffira de pratiquer un massage cardiaque jusqu’à l’arrivée des secours qui prendront le relais !

Cette application est gratuite, et disponible sur Android et iOs ! Téléchargez-la si vous pensez répondre aux critères de connaissances de gestes de premiers secours… C’est une question de VIE ou de MORT littéralement !

Et cela fonctionne !

Chloé, 16 ans, n’est qu’un exemple parmi tant d’autres ! Comme elle le confiait au journal Ouest France, elle a pu sauver une vie grâce à SAUV Life ! Le 13 juillet 2020, elle reçoit une alerte sur l’application lui indiquant que l’une de ses voisines (à 300 m) de chez elle est victime d’un malaise cardiaque…

Elle accepte « la mission » et se rend chez sa voisine où elle trouve la dame étendue au sol et le voisin entrain de pratiquer un massage cardiaque… Voyant le voisin à bout de souffle, Chloé prend le relais du massage cardiaque. Une ambulancière, prévenue aussi par SAUV Life est arrivée quelques minutes après… Et les forces communes ont permis de sauver la victime en attendant une prise en charge médicale… Quelles auraient été ses chances de survies sans SAUV Life ? Certainement très faibles puisque le village de Château-Gontier-sur-Mayenne ne se situant pas à proximité immédiate d’un pôle de secours !

Téléchargez SAUV Life, c’est donner un peu de soi, pour sauver les autres, et ce n’est finalement pas grand-chose non ?

Championnats du monde de judo des sourds et malentendants à Versailles

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Championnats du monde de judo des sourds et malentendants du jeudi 28 au samedi 30 octobre 2021 

Plus de 200 judokas sourds et malentendants venus de 28 pays s'affrontent du 28 au 30 octobre 2021 à Versailles. Un événement inédit et gratuit dont la Région, soutien du handisport, est partenaire.

Les premiers Championnats du monde de judo des sourds et malentendants ont lieu au stade Montbauron de Versailles (78) du 28 au 30 octobre 2021.

La Région, soutien du handisport, est partenaire de cet événement dont le lancement avait été initialement prévu en avril 2020, soit au tout début de la pandémie.

28 délégations étrangères sont représentées. Le tout, à travers plus de 200 athlètes dont une dizaine de Français.

En amont de la compétition, une journée portes ouvertes invite, le 20 octobre 2021, successivement les enfants, les entreprises et tous les publics (en soirée) à venir pratiquer les arts martiaux dont le judo au stade Montbauron. Une journée qui se clôturera par un gala de démonstration d’arts martiaux et de sports de combat organisé par les associations sportives versaillaises.

Outre l'appui de la Région, les Championnats du monde de judo pour les sourds et malentendants sont soutenus par le Judo Ju-Jitsu Karaté Club de Versailles (JKCV) en partenariat avec la Ville, le Comité des Yvelines de judo, la Fédération française de Judo et l’Omnisport des sourds de Versailles.

INFORMATIONS PRATIQUES

Adresse

Gymnase Montbauron I & II

17-18, rue Jacques-Boyceau
78000 Versailles
France

Accès

RER C (Versailles-Château Rive gauche)

Site

Championnats du monde de judo des sourds

Tarification

Gratuit

Retrouvez l'article original, sur le site de la région Île-de-France.

 

Découverte Littéraire : le livre L’inclusion sociale par Kévin Kanor

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En septembre dernier, Kévin Kanor a publié un livre intitulé « L’inclusion sociale ». L’auteur exerce depuis plus de vingt ans dans le milieu social. Animateur, puis éducateur, chef de service ainsi que directeur à titre d'intérim, il a eu l'occasion de rencontrer de nombreuses situations parfois délicates, mais aussi agréables.

Selon la définition du CNLE (Conseil National des Politiques de Lutte contre la pauvreté et l’Exclusion sociale), « L’inclusion est l’action d’inclure quelque chose dans un tout ainsi que le résultat de cette action (…).

La notion d’inclusion sociale a été utilisée par le sociologue allemand Niklas Luhmann (1927-1998) pour caractériser les rapports entre les individus et les systèmes sociaux. L’inclusion sociale est considérée comme le contraire de l’exclusion sociale. Elle concerne les secteurs économiques, sociaux, culturels et politiques de la société »

Voici le résumé du livre tel que paru chez l’éditeur (Editions Harmattan) :

Depuis toujours nous observons des souffrances qui persistent dans nos sociétés. Aujourd'hui, le travailleur social, quel qu'il soit, est confronté à cette misère sociale. Est-il réellement en mesure d'aider l'individu à trouver "son plein potentiel" ? Peut-on penser que l'inégalité soit facilement identifiable ? Comment l'Etat se positionne-t-il ? Actuellement, le mot "inclusion" est régulièrement utilisé.

Mais quel est son enjeu politique, philosophique ? Est-ce le nouveau paradigme pour le monde social ? L'idée de l'inclusion est intéressante, car nous pouvons l'entendre comme l'acceptation et l'intégration des difficultés et des souffrances.

Dans son livre, l’auteur s’arrête plus particulièrement sur l’inclusion des enfants autistes en milieu scolaire. Réalité ou utopie ? De nombreux exemples nous montrent combien il est difficile de trouver des solutions à la scolarisation des enfants atteints de troubles autistiques. Mais il parle également de l’inclusion sociale en général.

Dans ce livre, il cherche à répondre à certaines questions fondamentales.

  • Est-ce que l’inclusion sociale tient ses promesses ?
  • Est-elle une utopie ?
  • Et, au contraire, l’inclusion sociale actuelle ne peut-elle pas exclure de la société ?

Pour découvrir la philosophie de l’auteur sur cette question très contemporaine et primordiale, vous pouvez acheter le livre sur le site des Editions Harmattan ou sur Amazon.

"L'inclusion sociale consiste à faire en sorte que tous les enfants et adultes aient les moyens de participer en tant que membres valorisés, respectés et contribuant à leur communauté et à la société... Cinq pierres angulaires ont été identifiées : la reconnaissance valorisée, les opportunités de développement humain, l'implication et l’engagement, la proximité, le bien-être matériel"

Voici quelques leviers possibles à l’inclusion sociale, ce qui laisse dubitatif lorsque l’on connaît la réalité :

  • Un accès aux infrastructures et aux services sociaux
  • Un système redistributif pour réduire la pauvreté dont l'exclusion sociale est l'une des conséquences
  • La reconnaissance du travail non rémunéré
  • La réduction du chômage de longue durée
  • La valorisation de manière égale de toutes les populations et communautés, l’alphabétisation, l’éducation etc…

A méditer peut-être ?

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Enfin ! La PCH bientôt accessible aux personnes atteintes de déficience mentale !

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Jusqu’à ce jour et pour quelques mois encore, la Prestation de Compensation du Handicap était réservée aux personnes atteintes d’un handicap physique. Si tout se passe bien au niveau des décideurs, elle devrait ENFIN être accessible aux personnes souffrant de handicap mental !

Les personnes avec une déficience intellectuelle pourront donc bénéficier la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) en matière d’aide humaine au quotidien… C’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron en 2020 lors de la Conférence Nationale du Handicap.

Le dispositif sera proposé dans trois départements tests, avant d’être généralisé à tout le pays en 2022…

La prestation de compensation du handicap avant la réforme

Cette aide qui, jusqu’à présent était réservée aux handicapés physiques, s’ouvrira donc aux personnes qui souffrent d’un handicap mental, cognitif, psychique. Mais également à ceux qui possède un trouble du neuro-développement.

Sophie Cluzel, secrétaire d’état chargée du handicap précisait le 5 octobre dernier, que dès février le dispositif sera disponible sur tout le territoire… Mais en attendant, ce sont les départements des Ardennes, de la Gironde et des Vosges qui testeront le projet.

Enfin le handicap mental reconnu ?

Cette réforme est attendu depuis des années par les associations et représentants des familles concernées. Les critères d’attribution portaient sur l’aide aux gestes du quotidien, et excluaient par conséquent ceux qui possèdent un handicap mental.

Pour bénéficier de cette aide, avant la réforme, les bénéficiaires devaient présenter une incapacité à effectuer des gestes quotidiens essentiels comme se laver ou aller aux toilettes… Or, les personnes souffrant de handicap mental peuvent très bien effectuer ces gestes, mais ne peuvent par exemple pas se rendre seuls à un rendez-vous ou effectuer leurs achats. Aucune aide ne leur était alors proposé et la famille était grandement mise à contribution. Une discrimination de plus pour les déficients intellectuels !

Pendant plus d’un an, de nombreuses associations ont établi un rapport pour qu’évoluent les textes obsolètes et discriminatoires !

Et après la réforme ?

Les critères d’attribution vont donc être élargis… Ainsi l’aide pourra être octroyée pour les raisons suivantes :

  • Incapacité à prendre soin de sa santé, ce qui implique l’accompagnement aux rendez-vous médicaux par exemple
  • Gestion du stress face à l’imprévu
  • Soutien à l’autonomie globale

La période test permettra en outre d’évaluer si les critères proposés sont suffisants… En fonction de ce qu’il en ressortira, des ajustements pourront être réalisés pour convenir au plus grand nombre.

Comme l’ont souligné quatre associations à l’unisson :

L’ENGAGEMENT EST PRIS – IL N’Y A PLUS QU’A TRANSFORMER L’ESSAI !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Journée des Jeunes atteints de SEP ou NMSOD le 23 octobre prochain

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Le samedi 23 octobre prochain aura lieu la Journée des Jeunes, organisée par la Fondation ARSEP. Cette journée sera réservée aux jeunes de moins de 21 ans atteints de SEP (Sclérose en Plaque) ou NMOSD (maladies du spectre de la neuromyélite optique) et à leurs proches.

Cette journée se déroulera dans le second arrondissement de Paris à l’espace Cléry. Vous pouvez encore vous inscrire ici. Et vous pouvez retrouvez le programme de cette journée sur ce lien.

Mais quelle est celle maladie auto-immune que l’on appelle la SEP et qui touche, selon le ministère de la Santé environ 100 000 personnes en France dont 700 enfants. Cette maladie touche les jeunes adultes et se trouve diagnostiquée entre 25 et 35 ans. Les malades sont à 75% des femmes.

Définitions de la sclérose en plaques

La SEP est une maladie auto-immune qui touche le système nerveux central (moelle épinière et cerveau). Le système de défense qui permet de lutter contre les virus et bactérie est touché et attaque la myéline, une gaine qui protège les fibres nerveuses.  

Les signes qui permettent de supposer une SEP peuvent varier en fonction de leur emplacement dans le cerveau ou dans la moelle épinière. Ainsi les premiers troubles sont souvent moteurs, d’équilibre, visuels, urinaires… Le malade peut également ressentir des fourmillements.  Dans la plupart des cas, ces symptômes arrivent par poussées, et ce sont justement ces poussées qui font que cette maladie est totalement imprévisible.

La SEP est la première cause de handicap sévère chez le jeune adulte… Elle bouleverse tant sa vie familiale que ses projets personnels ou professionnels.

Un enjeu de santé publique

Jean-Martin Charcot, neurologue à l’hôpital de la Salpêtrière à Paris, contribua à la première synthèse de la pathogénicité de la maladie dans ses célèbres « leçons sur les maladies du système nerveux », encore valable de nos jours.

Depuis 15 ans, la médecine réalise beaucoup de progrès dans la prise en charge de la SEP. A l’heure actuelle de nouveaux traitements permettent non pas de guérir, mais de ralentir l’évolution de la maladie. Mais les professionnels de santé savent aussi que les malades doivent être accompagnés dans leurs vies quotidiennes. La SEP demande une prise en charge médicale évidemment, mais également une prise en charge sur le plan social.

Quels sont les facteurs de risque de la SEP ?

Les scientifiques estiment qu’une trentaine de gènes sont impliqués dans le développement de la SEP, mais que celle-ci n’est pas héréditaire. Même en cas de terrain génétique favorable, des facteurs annexes doivent intervenir pour que la maladie se déclenche.

Un déficit en vitamine D, ou une infection virale pourraient favoriser son développement. La présence plus fréquente de la maladie dans les pays du Nord, laisse présager que le manque de soleil (donc de vitamine D naturelle) peut être un facteur favorable au développement de la SEP.

Certaines hypothèses avaient été émises mettant en relation la SEP et certains vaccins (Hepatite B, papillomavirus). Mais plusieurs études sont venues rassurer la population. Le consensus international réaffirme que les vaccins ne sont pas en cause dans le développement de la SEP.

Comment détecter les premiers signes ?

Les premiers symptômes qui mèneront au diagnostic surviennent entre 20 et 40 ans. Les signes de la maladie peuvent être très variés selon l’endroit où se trouvent les plaques de démyélinisation. Mais voici quand même quelques pistes :

  • Baisse de la vision d’un œil
  • Troubles de la marche
  • Sensations de fourmillement, engourdissement, picotement
  • Contraction ou faiblesse musculaire

Dans la plupart des cas, une fatigue intense sans cause précise, peut alerter également.  Quoi qu’il en soit, en cas de troubles nerveux ou neurologiques anormaux, mais qui se répète, consultez immédiatement votre médecin traitant qui vous redirigera vers un neurologue. Comme la plupart des maladies auto-immunes, plus la SEP est diagnostiquée tôt, plus le malade a de chances de ne pas trop souffrir !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

La déconjugalisation de l'AAH dans une impasse totale !

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Depuis quelques semaines, l’individualisation de l’AAH est au cœur du débat politique… La semaine dernière, tous les groupes politiques, à l’exception des marcheurs ont voté pour l’individualisation de l’AAH.

Mais il reste un problème majeur : en l’état, le texte adopté est tout simplement inapplicable…  Puisqu’aucun accord n’a été trouvé entre l’Assemblée nationale et le Gouvernement !

Et c’est un éternel recommencement qui ne solutionne pas les problèmes que rencontrent les bénéficiaires de l’AAH, en couple. La proposition de loi Dubié-Mouiller vise bien à individualiser l’allocation adulte handicapé, mais garde les mêmes termes que ceux votés en mars dernier…

Une loi transitoire ?

La version du 12 octobre supprime la prise en compte des ressources du conjoint pour le calcul de l’AAH. Et, elle met en place un système qui permet d’atténuer les effets pour les perdants ! Pendant dix ans ils bénéficiaient d’un calcul bien plus favorable.  

Selon Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, c’est une fausse bonne idée ! Elle combat d’ailleurs à chaque occasion, la déconjugalisation de l’AAH ! Même si elle reconnaît qu’elle devrait être en faveur de cette loi, elle persiste à dire que ce n’est pas la meilleure solution.

Pour elle, l’individualisation de l’AAH fait des personnes en situation de handicap des objets de soins et non des sujets de droit. En leur réservant un traitement différent des autres allocataires des minima sociaux. En effet, tous les revenus sociaux, sont calculés avec les ressources du conjoint !

En revanche, Sophie Cluzel continue à défendre le nouveau mode de calcul qui entrera en vigueur en janvier 2022.

Pour parvenir à un accord le Sénat et l’Assemblée nationale devront encore plancher sur le sujet. Pour se faire, une commission mixte paritaire devrait voir le jour… Mais la décision finale reviendra au premier ministre, qui, on le sait, n’est pas en phase avec l’individualisation de l’AAH !

Bref, pour le moment, c’est une impasse totale qui se dessine, et en attendant les allocataires continuent d’en pâtir !

Découvrez Rogervoice, l'application qui retranscrit instantanément les appels téléphoniques

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Lorsque l’on est sourd ou malentendant, passer un coup de fil ou en recevoir un n’est pas toujours évident. Mais une petite application nommée Rogervoice pourrait bien vous simplifier la vie… Et vous permettre de comprendre la totalité d’une conversation téléphonique sur smartphone. Rogervoice permet aux personnes sourdes et malentendantes de converser au téléphone en toute autonomie. Présentation.

Rogervoice est une application de transcription d’appels qui se veut la plus rapide du marché. D’une très grande fiabilité, cette application va sous-titrer en direct tous vos appels, dans plus de 80 langues.  

Comment ça marche ?

Il suffit d’installer l’application pour pouvoir commencer à en profiter… Composez alors le numéro de votre choix, ou appelez l’un de vos contacts. Lorsque votre interlocuteur se met à parler, ses propos sont alors instantanément retranscrits sur votre écran. Vous n’avez plus qu’à lire ce que votre interlocuteur vous dit !

De votre côté, vous pourrez répondre de vive voix ou par écrit… Si vous choisissez d’écrire pour répondre, une voix de synthèse lira votre message à votre interlocuteur.  

Attention l’application Rogervoice ne peut pas traiter certains numéros comme :

  • Les appels d’urgence (15-17-18…)
  • Les numéros courts (3646, 37...)
  • Les numéros surtaxés (0810, 0892 etc…)

Comment l’installer ?

Pour pouvoir installer Rogervoice, il faut simplement disposer d’un smartphone avec carte SIM et d’une connexion 3G, 4G ou d’une connexion Wi-Fi.

Pour pouvoir émettre et recevoir des appels via l’application, il est nécessaire de posséder un abonnement Rogervoice. Cet abonnement couvre l’obtention d’un numéro pour la réception d’appel et le coût de ces appels.

Ces abonnements peuvent être remboursés pour les particuliers par certains organismes de santé et d’insertion professionnelle. Vous pouvez également en demander la prise en charge à votre employeur si vous êtes reconnu travailleur handicapé en raison d’une surdité.

Combien ça coûte ?

Vous avez le choix entre trois options :

  • La formule gratuite qui vous permettra seulement d’appeler vos amis qui disposent eux-mêmes de l’application.
  • La formule à 5.99€ par mois pour appeler en illimité ceux qui ont déjà l’application. Mais également d’appeler 1 heure par mois vers les fixes et mobiles et de recevoir des appels. Vous pourrez également appeler à l’international. Cette option peut faire l’objet d’un remboursement par la MDPH ! (Voir comment obtenir la prise en charge de la MDPH)
  • La formule à 29.99€ par mois qui offre des appels illimités vers les fixes, mobiles et les détenteurs de l’application, ainsi que 2h d’appels à l’international.

De plus les opérateurs Bouygues, CIC Mobile, La Poste Mobile, Orange, SFR, Auchan Telecom, Cdiscount Mobile, Crédit Mutuel Mobile et NRJ Mobile, vous offrent 3h d’appels gratuits grâce à la loi sur le numérique !

Enfin sachez qu’il existe un forfait PRO à 66€ par mois, qui vous sera payé par votre employeur, qui pourra se faire rembourser par l’AGEFIPH.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Carrefour lance l’apprentissage de la langue des signes dans ses magasins

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Communiqué de Presse du groupe Carrefour :

“Oui” à tous nos clients sourds et malentendants :
Carrefour lance l’apprentissage de la langue des signes dans ses magasins

 

Carrefour annonce un plan d’action visant à développer l’apprentissage de la langue des signes française (LSF) dans ses magasins, afin de proposer la meilleure expérience possible à ses Clients sourds et malentendants. La satisfaction client est au cœur de la mission du Groupe. Après le lancement en avril des heures silencieuses en magasin en faveur des personnes présentant un trouble du spectre autistique, la démarche marque une nouvelle étape dans l’ambition d’inclusion de Carrefour.
 

Il est estimé qu’il y a 4 à 5 millions de personnes malentendantes en France, dont 300 000 personnes sourdes, d’après la Fédération nationale des sourds de France. Pour faciliter leur expérience en magasin et proposer l’expérience la plus inclusive possible à tous ses Clients et collaborateurs, Carrefour lance une campagne de sensibilisation et de formation de ses personnels en magasin à la Langue des Signes Française (LSF).

Pour préparer son plan d’inclusion des clients sourds et malentendants, Carrefour est entré en partenariat avec l’Association Régionale pour l'Intégration des Sourds (ARIS).

Le plan d’action consiste en 4 axes :

1/ Une grande campagne de sensibilisation, “Oui” à tous nos clients sourds et malentendants, sera lancée au sein de l’entreprise. L’ensemble des collaborateurs de l’enseigne sera incité à apprendre les 10 signes pour bien accueillir une personne sourde ou malentendante en magasin. Les 10 expressions retenues sont : “bonjour”, “oui”, “merci”, “bienvenue chez Carrefour”, “s’il vous plaît”, “suivez-moi”, “ticket de caisse”, “tout va bien ?”, “carte de fidélité” et “au revoir”.

2/ Le passage en caisse peut parfois s’avérer difficile pour les personnes sourdes et malentendantes. Une fiche mémorielle rappelant les 10 signes clés sera mise à disposition du personnel à chaque caisse.

3/ En partenariat avec l’ARIS, des séances de sensibilisation et de formation seront organisées pour les collaborateurs volontaires afin d’assurer que chaque magasin dispose d’au moins un collaborateur sensibilisé à l’accueil des personnes sourdes et malentendantes en magasin d’ici fin 2022. Les formations comprendront notamment des modules de compréhension de la surdité et des ateliers de pratique de la LSF.

4/ Pour les salariés Carrefour souhaitant aller plus loin, deux formations approfondies de deux fois deux jours, ou 5 jours consécutifs, sont proposées, en partenariat avec l’ARIS, dans le cadre du plan de formation proposé aux collaborateurs.

Une journée de formation « Inclusion collaborateur sourd » peut également être proposée à tout magasin accueillant un nouveau salarié sourd. Elle comprend une session de Sensibilisation à la Surdité, ainsi qu’un atelier découverte des signes de base pour communiquer dans le cadre de situations professionnelles simples.

Ce plan d’action destiné aux Clients de Carrefour vient compléter les nombreux dispositifs accessibles aux collaborateurs sourds ou malentendants en lien avec les missions handicap du Groupe, par exemple l’accès à un logiciel de retranscription en direct (présentation orale, conversation téléphonique,...), mise à disposition d’interprètes LSF lors des formations, entretien de carrière, etc., appareillage auditif financé par la Mission handicap.

À travers cette démarche, Carrefour poursuit ses efforts pour l’inclusion des personnes en situation de handicap, qu’il soit visible ou non.

« Dans la société inclusive que nous voulons construire, les grandes entreprises jouent un rôle essentiel. Avec ce dispositif volontariste pour l’inclusion de ses clients sourds et malentendants, Carrefour montre la voie et j’espère que d’autres enseignes suivront son exemple ».
Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées.

« La diversité, l'inclusion, et notamment l'attention aux personnes en situation de handicap, sont au cœur de l’ADN de Carrefour. Je salue l’engagement du Gouvernement à nos côtés en ce jour qui marque une nouvelle étape dans notre politique en faveur des personnes handicapées. Offrir chaque jour le meilleur accueil possible à tous nos clients, c’est la promesse que nous voulons tenir dans chaque magasin. »
Alexandre Bompard, Président-Directeur Général Carrefour

« Notre partenariat avec Carrefour permettra de développer l'apprentissage de la langue des signes française au service du vivre ensemble ! »
Sébastien Hennequin, Directeur Général de l’ARIS

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

DEPISTAGE GRATUIT DES FACTEURS DE RISQUE DU GLAUCOME LE JEUDI 14 OCTOBRE 2021 DANS 14 VILLES

L’UNADEV ET LE GROUPE POINT VISION PROPOSENT UN DEPISTAGE GRATUIT DES FACTEURS DE RISQUE DU GLAUCOME 
LE JEUDI 14 OCTOBRE 2021 DANS 14 VILLES EN FRANCE

Paris le 4 octobre 2021 -- A l’occasion de la Journée Mondiale de la Vue qui se déroulera jeudi 14 octobre 2021, l’UNADEV (Union Nationale des Aveugles et Déficients Visuels) organise en partenariat avec le groupe Point Vision, un dépistage gratuit des facteurs de risque du glaucome dans 14 centres Point Vision en France.

Le glaucome : une maladie insidieuse et sans symptôme
Première cause de cécité absolue dans le monde et avec plus d’un million de personnes touchées en France, le glaucome est une pathologie oculaire grave que près de la moitié des personnes concernées ignorent. Cette maladie est insidieuse, car elle est sans symptôme jusqu’à un stade avancé ; seuls un suivi régulier chez l’ophtalmologiste, une prise en charge précoce et la mise en place d’un traitement adapté permettent d’éviter d’importantes dégénérescences progressives du nerf optique menant, à terme, à la cécité.

Le dépistage du glaucome : rapide, indolore et incontournable dans la lutte contre cette pathologie
L’UNADEV et le Groupe Point Vision proposent au grand public de réaliser gratuitement, sur rendez-vous, un dépistage des facteurs de risque du glaucome dans 14 centres Point Vision répartis en France.

Ce dépistage d’une dizaine de minutes s’adresse aux personnes à partir de 40 ans. Trois examens indolores seront réalisés : une mesure de la tension intraoculaire et de l’épaisseur de cornée ainsi qu’une photo du fond de l’œil sans dilatation pour vérifier l’état du nerf optique. En fonction du résultat du dépistage, les patients seront rassurés ou orientés vers leur ophtalmologiste pour un bilan plus complet.

Point Vision, le premier réseau d’ophtalmologie de France
Point Vision se compose de 48 centres d’ophtalmologies, 700 collaborateurs, et plus 1,2 million de patients. Après avoir révolutionné tout le système de prise de rendez-vous et de suivi du patient, le groupe favorise l’accès aux soins ophtalmologiques pour tous. La journée de dépistage gratuite du glaucome coorganisée avec l’UNADEV s’inscrit dans cette démarche de généraliser l’accès aux soins, et d’accompagnement du patient dans ses démarches médicales.

L’UNADEV une association engagée

Depuis plus de 10 ans, l’UNADEV mène une campagne nationale de dépistage, de sensibilisation et d’information sur les facteurs de risque du glaucome afin de prévenir la maladie, encore peu connue en France.

De plus, en tant qu’acteur privilégié dans la prévention du handicap visuel, l’UNADEV soutient toutes les initiatives qui permettent de lutter contre les maladies pouvant conduire à la cécité, plus particulièrement le glaucome, et ainsi éviter la non- et malvoyance.

Le projet de dépistage des facteurs de risque du glaucome mis en place avec Point Vision a pour objectif de sensibiliser davantage et de dépister plus.

 

Informations pratiques

Jeudi 14 octobre 2021

Sur rendez-vous, dans la limite des places disponibles

 

ILE-DE-FRANCE                        

Centre Médical Ophtalmologique Point Vision de la Madeleine
13 boulevard de la Madeleine - 75001 Paris
Prise de rendez-vous : par téléphone au 0 805 29 29 30 ou sur internet : https://www.pointvision.com/paris-madeleine/

Centre Médical Ophtalmologique Point Vision de la Défense
77 esplanade du Général de Gaulle - 92800 La Défense

Prise de rendez-vous : par téléphone au 0 805 29 29 30 ou sur internet https://www.pointvision.com/ladefense/

Centre Médical Ophtalmologique Point Vision de Nogent sur Marne
Hôpital Privé Armand Brillard - 3-5 avenue Watteau - 94130 Nogent sur Marne

Prise de rendez-vous : par téléphone au 0 805 29 29 30 ou sur internet : https://www.pointvision.com/nogent-sur-marne/

BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE

Centre Médical Ophtalmologique Point Vision Quetigny
3 TER place centrale Roger Remond - 21800 Quetigny

Prise de rendez-vous : par téléphone au 0 805 29 29 30 ou sur internet : https://www.pointvision.com/dijon-quetigny/

Centre Médical Ophtalmologique Point Vision Chalon-sur-Saône
47 C rue de Thiard Résidence - 71100 Chalon-sur-Saône

Prise de rendez-vous : par téléphone au 0 805 29 29 30 ou sur internet : https://www.pointvision.com/chalon-sur-saone/

CENTRE VAL-DE-LOIRE

Centre Médical Ophtalmologique Point Vision Orléans
11 avenue Jean Zay - 45000 Orléans

Prise de rendez-vous : par téléphone au 0 805 29 29 30 ou sur internet https://www.pointvision.com/orleans/

AUVERGNE RHONE-ALPES     

Centre Médical Ophtalmologique Point Vision Lyon Montrochet
8 rue Paul Montrochet - 69002 Lyon

Prise de rendez-vous : par téléphone au 0 805 29 29 30 ou sur internet https://www.pointvision.com/lyon-montrochet/

Centre Médical Ophtalmologique Point Vision Annecy
6 rue Jean-Louis Grivaz - 74000 Annecy

Prise de rendez-vous : par téléphone au 0 805 29 29 30 ou sur internet https://www.pointvision.com/annecy/

Centre Médical Ophtalmologique Point Vision
123 rue Marcel Reynaud - 38920 Crolles

Prise de rendez-vous : par téléphone au 0 805 29 29 30 ou sur internet https://www.pointvision.com/crolles/

Centre Médical Ophtalmologique Point Vision Oyonnax
31 boulevard Louis Dupuy - 01100 Oyonnax

Prise de rendez-vous : par téléphone au 0 805 29 29 30 ou sur internet https://www.pointvision.com/Oyonnax/

PROVENCE-ALPES-COTE D'AZUR          

Centre Médical Ophtalmologique Point Vision
25 rue Negresko - 13008 Marseille

Prise de rendez-vous : par téléphone au 0 805 29 29 30 ou sur internet : https://www.pointvision.com/marseille-centre/                                                     

Centre Médical Ophtalmologique Point Vision Nice – Saint-Laurent du Var
317 avenue Eugène Donadeï - 06700 Saint-Laurent-du-Var

Prise de rendez-vous : par téléphone au 0 805 29 29 30 ou sur internet : https://www.pointvision.com/nice-slv/

OCCITANIE                                

Centre Médical Ophtalmologique Point Vision de Toulouse
2 allée Paul Feuga - 31400 Toulouse

Prise de rendez-vous : par téléphone au 0 805 29 29 30 ou sur internet : https://www.pointvision.com/toulouse/

NOUVELLE-AQUITAINE                                                     

Centre Médical Ophtalmologique Point Vision
23 rue Edmond Michelet - 33000 Bordeaux

Prise de rendez-vous : par téléphone au 0 805 29 29 30 ou sur internet  https://www.pointvision.com/bordeaux/

À propos de lUNADEV
L’Union Nationale des Aveugles et Déficients Visuels (UNADEV), créée en 1929 à Bordeaux, est une association reconnue d'assistance et de bienfaisance. Depuis plus de 90 ans, l’association s’est développée sur le territoire national grâce à ses huit centres régionaux et de nombreuses associations locales partenaires. Ses actions portent sur trois missions : accompagnement et information ; porter la voix des personnes non- et malvoyantes et l’inclusion, l’accessibilité la recherche et l’innovation. Et ce grâce au soutien de partenaires publics, privés, des donateurs et de nos ressources humaines. www.unadev.com

A propos du Groupe Point Vision
Les 48 centres Point Vision permettent de proposer des rendez-vous rapides, que ce soit pour un bilan de la vue, une ordonnance de lunettes ou de lentilles ou pour le suivi de pathologies ophtalmologiques ou la chirurgie, notamment de la cataracte et réfractive. Tous les centres fonctionnent selon un mode identique et novateur de travail grâce à la délégation de tâches de l’ophtalmologiste auprès des orthoptistes et l’aide des assistantes médicales.  Tous les centres sont certifiés ISO 9001. Grâce à cette organisation efficiente et à une prise de rendez-vous principalement sur internet, les délais de prise de RDV sont réduits en moyenne à une semaine contre environ 3 mois dans la profession. Plus de 300 ophtalmologistes et 220 orthoptistes travaillent pour le groupe en 2021 pour prendre en charge près de 1,2 millions de patients. www.groupe.vision.com

Sanofi recherche des volontaires pour une journée solidaire le 7 octobre prochain

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A l’occasion de la journée solidaire de l’entreprise SANOFI, le Purpose Day 2021, l’association JACCEDE proposera des ateliers collaboratifs à ces salariés.

JACCEDE est une plateforme collaborative qui regroupe un site internet et une application smartphone. L’objectif de cette plateforme étant pour chacun, de détailler l’accessibilité des personnes à mobilité réduite dans des lieux qui accueillent du public.

L’atelier prévu par JACCEDE et SANOFI aura pour but de mettre situation de mobilité les collaborateurs de l’entreprise accompagnés de personnes en situation de mobilité réduite.  

L’objectif final étant bien entendu d’améliorer l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap mais également de faire prendre conscience aux collaborateurs des difficultés rencontrées.

A ce titre, l’entreprise KCO qui organise cet événement recherche des personnes en situation de mobilité réduite qui seraient prêtes à venir partager leurs expériences et leurs besoins.

Cette journée de sensibilisation se déroulera le Jeudi 7 Octobre 2021 de 9h à 12 h et de 14 h à 17h dans le 14ème arrondissement de Paris.

KCO précise que le transport et le repas seront pris en charge.

Si vous êtes intéressés, vous pouvez contacter KCO sur guillaume@kco.fr ou par téléphone. Si vous souhaitez obtenir le téléphone, merci de nous contacter directement via notre site.

 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Maladie d'Alzheimer : les signes qui peuvent indiquer sa présence !

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Le 21 septembre dernier avait lieu la « Journée Mondiale de Lutte contre la Maladie d’Alzheimer » … A cette occasion, la Fondation pour la recherche médicale rappelle que 600 nouveaux cas de malades sont déclarés chaque jour… Mais également que cette maladie neurodégénérative touche plus de 15% des plus de 80 ans. Si les traitements proposés restaient en l’état, alors plus de 2.1 millions de personnes de plus de 65 ans pourraient être atteints d’ici 2040. Aujourd’hui, ce sont environ 900 000 personnes qui souffrent de cette maladie.

Mais comment savoir si vous, ou un proche, présentez des symptômes de cette maladie pour laquelle aucun traitement curatif n’existe actuellement… Seuls des traitements permettant de stabiliser certains symptômes existent aujourd’hui, mais pour pouvoir en bénéficier encore faut-il savoir reconnaître les symptômes annonciateurs de la maladie d’Alzheimer.

Des difficultés à accomplir les tâches quotidiennes

Oublier où l’on range ses clefs, ou ce que l’on vient faire dans une pièce peut être un signe précurseur… Quelqu’un qui ne se souvient plus comment faire une recette alors qu’elle était sa favorite peut aussi alerter.

Les pertes de mémoire et les troubles du langage

C’est le plus évident des signes précurseurs de la maladie d’Alzheimer… Une personne atteinte de cette maladie ne se souviendra pas des événements récents, mais des souvenirs ancrés dans sa mémoire. Si le contenu du repas du midi est oublié le soir même, il faudra s’inquiéter.

Inversion de mots, difficultés à trouver les mots adaptés à des choses simples sont également des signes qui trompent rarement.

 

 

Une désorientation et un raisonnement aléatoire

Lorsque la personne ne se souvient plus de la date du jour, de l’année ou qu’elle se perd dans un lieu connu, il faut s’inquiéter.  L’apparition de la maladie d’Alzheimer peut aussi être détectable par des oublis de règles de jeu, ne plus savoir comment rédiger un chèque ou dépenser trop d’argent.

La perte d’objets et de motivation

Ranger le chéquier dans le frigo, ou le parapluie dans l’armoire de la chambre… Ce peut-être un signe, la personne range les objets dans des endroits inappropriés et ne les retrouvent plus ensuite.

Une personne qui présente une perte de motivation, une certaine apathie, ou des symptômes qui pourraient laisser penser à une dépression, peut également débuter une maladie d’Alzheimer.

Des sautes d’humeur

Le problème de la maladie d’Alzheimer réside dans le fait que ce sont les proches qui doivent la « détecter » car le malade ne s’en rendra pas compte… Ainsi, il peut vite devenir irascible, s’emporter, voire être agressif avec son entourage, et être sujet à des hallucinations. Un malade d’Alzheimer peut également fuguer et parcourir des kilomètres si son état physique le permet.

Au moindre doute, consultez un médecin traitant qui vous dirigera vers un neurologue ou gériatre, pour détecter la présence ou non de cette maladie neurodégénérative.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Octobre Rose : L'Institut National du Cancer lance une campagne de dépistage du cancer du sein

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Nous sommes bientôt en octobre… Octobre Rose ! Et ce mois est celui consacré au cancer du sein ! Ce cancer qui touche près de 59 000 femmes chaque année et qui cause toujours la mort de 12 000 d’entre elles.

Pourtant, ce cancer dévastateur peut être déposer en adoptant les bons gestes au quotidien, et en effectuant une mammographie annuelle dès l’âge de 50 ans.

A l’occasion d’Octobre Rose, l’Institut National du Cancer propose une nouvelle campagne expliquant les bénéfices de la prévention et du dépistage.

Le dépistage du cancer du sein, comment cela se passe ?

Si vous avez plus de 25 ans et moins de 50 ans, une palpation des seins par un médecin est recommandée une fois par an. Différentes études ont montré qu’il n’était pas nécessaire de réaliser des mammographies avant 50 ans, sauf cas particulier.

En revanche, et quelque soit votre âge, il faut consulter un médecin ou gynécologue si vous avez l’un des symptômes suivants :

  • Apparition d’une boule (ou grosseur) dans le sein ou à l’aisselle
  • Modification de la couleur de la peau du sein
  • Modification du mamelon ou de l’aréole (suintement, écoulement, changement de couleur)
  • Changement de la forme des seins

N’hésitez jamais à palper vous-même vos seins et soyez vigilantes au moindre changement !

Cependant, si vous avez un risque élevé de développer un cancer du sein, comme des cas dans votre ascendance ou descendance, votre médecin pourra vous prescrire des mammographies de contrôle.

 

 

Le dépistage à partir de 50 ans c’est comment ?

Le dépistage du cancer du sein pour les femmes de plus de 50 ans (et jusqu’à 74 ans) mis en place par l’Assurance Maladie. Et vous n’aurez rien à faire si ce n’est que de vous rendre chez un radiologue dans la liste que vous fournira l’Assurance Maladie 

Simple : si vous avez entre 50 et 74 ans, tous les 2 ans vous recevrez un courrier d'invitation pour effectuer une mammographie de dépistage, accompagné d'un bon de prise en charge et de la liste des radiologues de votre département agréés dans le cadre du programme de prévention national.

Ne vous dites JAMAIS que cela peut attendre… Attendre cela veut parfois dire, ne PAS dépister ou dépister TROP TARD !

Les liens des vidéos de la campagne de dépistage :

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Handicapés et Youtubeurs : Découvrez 3 chaînes YouTube qui démystifient le handicap

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Que l’on soit handicapé ou valide, il existe un réseau social qui peut être une mine d’or pour tous : YouTube ! On le connaît surtout pour écouter de la musique ou rechercher des tutoriels de bricolage. Mais saviez-vous que certaines chaînes spécialisées sur le handicap pouvaient être d’une grande aide aux 12 millions de personnes porteuses d’un handicap en France. Il suffit parfois de taper les bons mots clés pour dénicher de petites pépites qui vous donnent quelques conseils pour appréhender certaines situations.  Le réseau social YouTube est devenu un formidable terrain de jeu pour celles et ceux qui souhaitent faire entendre leurs voix ! Une voix qui n’est souvent que très peu entendue en passant par les réseaux normaux !

Parler de son handicap c’est souvent le dédramatiser, mais aussi le faire accepter à celui qui ne l’a pas encore fait ! Découvrez 3 chaînes Youtube qui démystifient le handicap et redonne la pêche à ceux qui doutent de leurs capacités.

Zaroule : un fauteuil roulant comme allié !

Zaroule c’est la chaîne d’Isabelle, qui se présente ainsi :

« Bienvenue sur ma page !! Je suis une femme en fauteuil roulant avec le Spina-Bifida. Je vous partagerai mon quotidien, des vidéos de différentes expériences, activités et autres tout en humour ! Un vidéo à chaque dimanche ! »

Sur sa chaîne, Isabelle nous redonne le sourire et nous prouve qu’on peut partir vers de nouvelles aventures même en fauteuil roulant… Toujours de bonne humeur, cette femme apprend à relativiser, et surtout à prouver qu’à l’impossible, nul n’est tenu ! Une chaîne drôle et joyeuse à découvrir sans tarder !

Mélanie Deaf ou comment tordre le cou à la surdité !

Positivité, c’est le maître mot de la chaîne de Mélanie Deaf… Un sourire définitivement accroché au visage, elle tord le cou aux clichés et sous-entendu qui entourent la surdité ! Sourde de naissance, elle apprend la LSF à 16 ans et devient même professeur de LSF !

Et son objectif principal est de crier haut et fort qu’une personne sourde n’est pas forcément muette ! Un humour décapant mais également des tranches de vies que Mélanie partage avec plus de 65000 abonnés.

La vie ordinaire d’une personne de petite taille : un condensé de bonne humeur !

Sur cette chaîne nommée Globuls Vlog, ce sont près de 300 000 abonnés qui s’amusent des facéties de Bernard ! Cet homme de petite taille est né avec une malformation génétique, l’achondroplasie et mesure 1.30m ! Il se fiche pas mal de sa petite taille et s’autorise tout ce qu’il souhaite… Mais surtout il répond avec un humour inégalable à des questions que tout le monde se pose sans jamais oser les poser finalement ! Est-ce qu’une personne de petite taille s’habille au rayon enfant ? Ou encore comment faire pour attraper un produit dans un rayon de supermarché ?

A travers sa chaîne, Bernard de moque de son handicap mais finalement frappe là où ça fait mal pour les décideurs ! Il nous rappelle combien la normalité est un mythe et qu’il peut s’adapter à toutes les circonstances ! Une chaîne YouTube désopilante !

Nous avons choisi ces trois chaînes YouTube, mais il en existe des dizaines d’autres à découvrir… Cette liste n’est donc pas exhaustive évidemment ! Mais sachez tout simplement que ces chaînes existent et qu’elles font un bien fou au moral !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Un étudiant invente un système pour une jeune violoniste handicapée.

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Adia Cardona est une petite fille de 10 ans, qui vit dans l’Utah aux Etats-Unis. Cette petite fille vit comme toutes celles de son âge… Elle aime la musique et surtout le violon depuis qu’elle est petite. Cependant, elle possède une différence par rapport aux autres enfants : Adia est née sans avant-bras droit. Ce qui l’empêche de jouer de son instrument préféré.

Un étudiant de l’Université Brigham Young (BYU), touché par son histoire, décide de lui fabriquer un accessoire sur mesure pour qu’elle puisse réaliser son rêve. 

Un rêve qu’elle pensait inaccessible

Adia est suivie à l’hôpital pour enfants de Salt Lake City. Les médecins lui ont posé une prothèse pour l’aider à jouer du violon ou faire du vélo, ses deux souhaits les plus chers.

Cependant, cela ne lui permet pas vraiment de jouer de manière confortable…  Le président du 2ft Prosthetics Club va lui venir en aide grâce à l’impression 3D.

Le 2ft Prosthetics Club est une organisation à but non lucratif, qui aide les personnes en situation de handicap à retrouver une certaine autonomie. Mais surtout à réaliser leurs rêves et à améliorer leur confort quotidien.

Une prothèse qui ne coûte presque rien !

L’étudiant, touché par cette jeune violoniste qui ne joue qu’à une main, décide de lui fabriquer un accessoire qui lui permettrait d’exercer une vraie pression sur les cordes du violon.

Pour réaliser l’accessoire indispensable, il a fallu une imprimante 3D et une cheville…. Le tout pour moins de 10€ !

L’accessoire forme comme une antenne sur le violon sur lequel il vient s’accrocher pour qu’elle puisse exercer une pression et faire sonner son joli violon.

La petite fille a trouvé cela très facile à utiliser, même s’il lui reste encore quelques heures de travail pour parvenir à le maîtriser.

Parfois il suffit de quelques euros et d’une idée géniale pour accomplir les rêves d’une enfant et c’est une jolie histoire que celle d’Adia !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Le Collectif Handicaps appelle l’Etat français à rattraper son retard pour garantir une société non-

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Lorsque l’on est en situation de handicap, et bien que les autorités s’en défendent, nous n’avons pas accès à tous les emplois, toutes les fonctions ou pire encore tous les soins…

Pour en finir avec les discriminations des personnes handicapées, le Collectif Handicaps appelle l’Etat français à rattraper son retard pour garantir une société non-discriminante

Le Comité des Droits des Personnes Handicapées des Nations unies a interrogé la France les 18, 20 et 23 août dernier quant aux mesures prises pour respecter Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) de 2010. Le Collectif Handicaps souhaite que la France s’engage dans des réformes de fond pour supprimer les discriminations vécues au quotidien par les personnes en situation de handicap…

Les engagements de l’Etat Français

Depuis cette convention de 2010, l’Etat Français s’engageait à garantir et à promouvoir le plein exercice de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales de toutes les personnes handicapées sans discrimination d’aucune sorte fondée sur le handicap

 

L’Etat s’engageait donc sur l’accessibilité de la Cité et le droit à compensation pour permettre à chacun de réaliser son projet de vie, par choix, et non par défaut ! Cela implique de pouvoir participer à la vie de la société, à s’investir dans toute entreprise que la personne en situation de handicap choisirait.

Au quotidien, les enfants en situation de handicap n’obtiennent pas de place en classe ULIS, comme Maël, cet enfant autiste du Finistère dont la maman se bat chaque jour pour qu’il soit scolarisé ! Une pétition a même été lancée par un collectif de parents pour que leurs enfants puissent suivre une scolarité normale, près de chez eux !

Quant aux adultes en situation de handicap, ils ne sont évidemment pas mieux lotis… Impossibilité d’accès à certains lieux publics, manque d’accompagnement quotidien, logements totalement inadaptés ne leur permettant aucune vie sociale.

Les indispensables à retenir !

Le Collectif Handicaps rappelle les mesures à prendre pour une société inclusive et ils sont finalement logiques :

  • Rendre accessibles les services y compris numériques, les équipements, l’information, les bâtiments publics à tous les types de handicap selon les principes de la conception universelle (Article 2 de la Convention)
  • Permettre aux personnes en situation de handicap et à leur famille de disposer de ressources et de moyens de compensation suffisants pour vivre de manière indépendante au-dessus du seuil de pauvreté (Article 28 de la Convention)
  • Offrir un choix effectif et une gamme de services d’accompagnement et d’appui de qualité en nombre suffisant, pour les personnes en situation de handicap, leur famille et proches aidants (Article 19 de la Convention).

Ces droits sont évidemment FONDAMENTAUX et il devient urgent de les appliquer !

Le saviez-vous ?

Une discrimination peu connue, mais qui entrave complètement l’investissement local d’une personne en situation de handicap : les fonctions d’élus ! En effet, une personne reconnue invalide et percevant une pension de la Sécurité Sociale ne peut cumuler sa pension et une indemnité d’élu… (Question au Sénat n°18371)

Des personnes sans handicap peuvent cumuler tous les mandats possibles avec leur salaire, mais si l’indemnité d’élu est supérieure à la pension d’invalidité, alors celle-ci sera dégrévée voire suspendue ! Concernant la fonction d’élu et l’AAH, c’est un peu différent puisque l’article 821-3 du code de la sécurité sociale permet aux élus de cumuler leurs indemnités avec une allocation aux adultes handicapés (AAH) pendant six mois, puis de bénéficier d'un abattement.

Et cet exemple n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui discriminent les personnes en situation de handicap…

Attendons les engagements et les réformes en réponse à la demande du Collectif Handicaps, et souhaitons que l’inclusion soit au centre des réformes, il serait temps !

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Inceste et Handicap, une enquête de la FDFA pour le signaler !

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L’association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir, lance une grande enquête en ligne avec pour objectif de recueillir des témoignages de femmes et de filles en situation de handicap, subissant l’inceste. Le but de cette enquête est de donner la parole aux victimes. Cette enquête se destine plutôt aux femmes ou jeunes filles, mais les hommes qui en seraient victimes peuvent aussi y répondre.

Une enquête anonyme

La FDFA précise qu’il s’agit d’une enquête totalement anonyme pour alerter sur les situations d’inceste vécues par les femmes en situation de handicap.

L’enquête intitulée « #IncesteHandicap : l’enquête » aborde dans un questionnaire de 10 minutes, le thème des violences incestueuses. Il n’existe actuellement que peu de chiffres recensant les problèmes d’inceste que subissent les personnes handicapées. Pourtant, leur vulnérabilité fait d’elles des victimes faciles pour les proches familiaux incestueux. Rappelons que l’inceste est une relation sexuelle (ou des attouchements) entre une personne et un proche avec qui le mariage est impossible. Les parents bien entendu, mais également les frères et sœurs, oncles, cousins…

Des chiffres difficiles à connaître

Dans la mesure où la plupart des victimes subissent des sévices dans le plus grand secret, il est très difficile d’estimer le nombre de relations incestueuses.

Selon l’association Face à L’Inceste, 1 français sur 10 se dit victime d’inceste… Une fille sur 5 et un garçon sur 13. Un enfant handicapé présenterait 2.9 fois plus de risque de subir l’inceste, qu’un enfant sans handicap.  Et dans le cas d’un handicap mental, le risque devient encore plus alarmant : 4.6 fois plus élevé.

Comment répondre à cette enquête ?

Vos réponses resteront anonymes, il suffit de vous connecter sur ce lien : https://fdfa.fr/incestehandicap-lenquete/ et de prévoir 10 minutes environ.

Si vous êtes victimes d’autres violences ou maltraitances, mais aussi d’inceste, vous pouvez contactez l’association au 01 40 47 06 06.

Le meilleur moyen de sortir d’une relation incestueuse ou violente est d’en parler… Plus facile à dire qu’à faire probablement, mais il n’existe aucun autre moyen pour mettre hors d’état de nuire ces pervers. La FDFA est là pour vous aider, n’hésitez pas à décrocher votre téléphone pour leur confier votre situation.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Kangouroo Girl, faire de son handicap, une force !

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Parfois les événements de la vie fait que l’on devient handicapé, à la suite d’un accident, d’une erreur médicale ou d’une intervention chirurgicale… Et parfois, avec un moral d’acier et beaucoup de persévérance, on fait de ce handicap, une force… C’est le cas de Charlène, une jeune française, qui, à la suite d’une opération et de 9 jours de coma, se retrouve avec une poche stomie.

A la suite d’une ablation partielle de son intestin grêle, la jeune femme devra porter sa poche toute sa vie…

Mais cette poche va devenir sa force, et également sa manière de dire au monde qu’il faut s’accepter tel que l’on est et continuer à profiter de la vie… Même en ressemblant à un kangourou !

 

Kangouroo Girl, le projet d’une nouvelle vie !
Après quelques années pour accepter sa situation, la jeune femme décide d’aider celles et ceux qui comme elle, doivent porter une poche stomie en toutes circonstances… Elle crée sa page Facebook et un compte Instagram et commence à personnaliser sa poche… Tantôt à fleurs, tantôt à motif géométrique, la jeune femme se photographie et n’hésite pas à montrer ce que les autres ne veulent pas voir… 
En Juin 2018, c’est un peu la « renaissance » de Charlène… Sa page Facebook Kangouroo Girl connaît un joli succès et les demandes affluent… 
Après quelques longs mois de travail, c’est au tour de Kangouroo Shop de voir le jour. Et de rendre accessible, les poches décorées à tous.

Le concept de Kangouroo Shop
Le leitmotiv de Charlène « Des housses pour tous, sur mesure et à la carte » parce que chaque personne doit pouvoir habiller sa poche quel que soit sa forme ou sa marque ! 
Toutes les housses sont uniques et confectionnées à la main pour chaque type de poche (iléostomie, jéjunostomie et colostomie).
Pour tous renseignements vous pouvez contacter le site MaJolieStomie.
En France, 80 000 personnes sont stomisées, ce sont donc de nombreuses personnes qui vivent avec ce « sentiment de honte » de porter cette poche… Avec l’idée de Charlène, cela permet de mieux accepter sa poche, voire de la montrer sans complexe…

Pour prouver à tous que l’on continue à vivre, à se mettre en maillot de bain ou en haut court et ce, même avec une poche ! Une jolie leçon de vie de la part de Charlène non ?
Son rêve désormais : écrire un livre pour raconter son histoire… Nous lui souhaitons toute la réussite possible.
 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Molllii Suit, une combinaison révolutionnaire qui réduit les tremblements.

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Selon l’Inserm, la Maladie de Parkinson touche 100 000 personnes en France. Elle fait partie de ces maladies neurodégénératives qui amenuisent le malade. La maladie de Parkinson se caractérise par la destruction de neurones spécifiques. Elle affecte le système nerveux central et provoque progressivement des troubles du mouvements : ralentissements, tremblements, rigidité… C’est, après la Maladie d’Alzheimer, la maladie neurodégénérative la plus présente en France.
A ce jour, il n’existe aucun traitement pour guérir de la maladie de Parkinson, mais on sait que stimuler les muscles atrophiés peut aider les malades. Une entreprise suédoise Exopulse propose une combinaison médicale de neuromodulation… Son nom Mollii Suit, et elle pourrait changer la vie des malades.

 

 

Mollii Suit c’est quoi ?

Exopulse propose une combinaison thérapeutique que l’on enfile comme un vêtement classique. A l’intérieur de la combinaison se trouvent 58 électrodes qui vont stimuler 40 muscles de corps du malade. Grâce aux stimuli musculaires, les malades peuvent marcher à nouveau et retrouver une certaine autonomie.
On sait que l’électrostimulation fait diminuer les spasmes qui peuvent être douloureux. Chaque effort provoque des douleurs, et les basses fréquences de l’électrostimulation viennent remplacer l’effort fourni par le malade.
La combinaison permettrait de faire disparaître les tremblements et de soulager les douleurs liées à cette maladie.
Comme il est possible de régler les fréquences de stimulation, le malade, peut en fonction de sa douleur, ajuster la combinaison pour atteindre le soulagement et l’arrêt des tremblements.

Mollii Suit comment ça fonctionne ?

Comme elle se destine à des malades qui ne sont pas toujours maîtres de leurs mouvements, la combinaison fonctionne simplement avec un bouton marche-arrêt… Puis il suffit de régler la fréquence de stimulation qui se lancera pour 60 minutes. Une séance d’une heure avec cette combinaison permettrait au patient d’en tirer des bénéfices pendant 48 heures environ.

 

 

Comment agit la Mollii Suit ?

La combinaison va stimuler l’antagoniste du muscle spastique. Par exemple, elle stimuler le triceps pour que le biceps soit soulagé. Cette technique s’appelle l’inhibition réciproque et permet d’assouplir un muscle en stimulant celui qui se trouve juste à côté !

Ensuite, elle va permettre au cerveau du malade de diminuer la force du signal qu’il doit envoyer pour contracter un muscle. Ce qui permettra au muscle de se détendre plus facilement.

Mollii Suit à qui s’adresse-t-elle ?

Nous avons vu que la combinaison électro stimulante se destinait principalement aux malades de Parkinson. Mais elle peut aussi être utilisée par toutes les personnes victimes d’un accident vasculaire cérébrale et qui présente une paralysie cérébrale. Dans le cas de la sclérose en plaque ou d’une hémiplégie, la combinaison peut également apporter de nombreux bénéfices aux malades. Qui plus est, elle est disponible de la taille enfant à la taille XXL !
Bien sûr cette combinaison à un prix certain. Elle coûte en effet 5400€ mais peut être prise en charge par la MDPH et par la Sécurité Sociale. Certains organismes comme Enfance Handicap Moteur l’utilisent déjà. Pour tout renseignement ou pour une séance d’essai, rendez-vous sur le site Exopulse.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

RedBubble, recycler des savons usagés et donner un emploi aux personnes handicapées !

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Lors d’un séjour à l’hôtel, vous trouverez presque à chaque fois, des petits savons dans votre salle de bain. En général, deux options s’offrent ensuite à vous. Soit, les emporter avec vous en souvenir de votre séjour, soit les laisser à demi-utilisés lors de votre départ.

Mais vous êtes-vous déjà demandé ce que devenaient ces millions de savons à peine entamés, après le départ des clients ? Ils sont évidemment mis au rebut et donc gaspillés. 

Pour tenter d’y remédier, une jeune société allemande baptisée RedBubble propose un étonnant service de recyclage… Et de solidarité. Présentation du concept et de son impact sur les personnes en situation de handicap. 

Vous êtes-vous déjà demandé ce qu'il advenait de ce petit savon glissé dans votre chambre d'hôtel et que vous avez utilisé deux fois à tout casser après l'avoir déballé ? Sachant que les hôtels du monde entier jettent 1.800 savonnettes par minute, il y a de fortes chances pour que le vôtre ait également fini à la poubelle.

Des savons par millions jetés à la poubelle !

Les chiffres sont tout simplement astronomiques. Dans le monde, 300 savons seraient jetés chaque seconde… Ce qui représentent tout de même 950 millions de savonnettes incinérées chaque année… On a du mal à imaginer 950 millions de petits savons non ? Pourtant cet énorme gaspillage est bel et bien la réalité. 

 

L’idée des étudiants allemands

Dans la ville de Charlemagne, à Aix-La-Chapelle (Allemagne), des étudiants décident d’agir pour le recyclage et pour les personnes en situation de handicap. ReBubble est le nom de leur start-up et ils ont mis en place un système de collecte dans les hôtels des alentours pour récupérer les savons laissés par les clients. Les étudiants récupèrent donc bénévolement les savonnettes de quatre grands groupes hôteliers partenaires du projet ReBubble.

Les savons récoltés sont ensuite acheminés vers un Centre d’Aide par le Travail (ou ESAT en France). La totalité des savons récoltés sont ensuite travaillés, fondus, puis reconditionnés par des personnes en situation de handicap. 

Le procédé de recyclage a été pensé exclusivement pour des personnes handicapées, qui ont des problèmes de motricité ou mentaux. Tous les gestes sont étudiés pour redonner un espoir et une vie sociale aux personnes handicapées. 

Un vrai projet écologique et solidaire

Les petits savons ainsi récoltés, reconditionnés puis revendus localement permettent donc un geste écologique ! Mais également un geste solidaire, un emploi qui permet à de nombreuses personnes exclues du monde du travail, de retrouver une situation sociale et un salaire décent !

Si cette idée pouvait passer la frontière du Rhin, ce ne serait pas mal ! En France, nous avons aussi des hôtels qui jettent des savons, et des personnes handicapées qui pourraient les travailler. Nous souhaitons longue vie à ReBubble, une très belle idée, qu’il faut désormais faire voyager à travers le monde !

 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Des étudiants américains créent une poussette adaptable à un fauteuil roulant.

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Parfois, les belles inventions naissent à la suite de belles rencontres ! C’est probablement le cas de la rencontre entre dix lycéens de la Bullis School de Potomac, Maryland et leur enseignante, Chelsie King. Le mari de celle-ci, en fauteuil roulant à la suite d’une opération du cerveau, ne pouvait plus parler correctement. Mais surtout, il ne pouvait plus promener leur petit garçon dans sa poussette.Les étudiants se serrent les coudes et imaginent une poussette pour fauteuil roulant : La Wheestroll. Depuis leur invention, la poussette a déjà reçu deux prix internationaux… Et Mr King peut désormais pousser son bébé sans l’aide de personne. Présentation.

La Wheelstroll, une poussette révolutionnaire ?

Dans un entretien accordé à la NBC, Mr King explique que la seule chose qu’il n’ait pas pu faire après son opération était de promener leur fils. Chelsie King, contacte alors Matt Zigler, le directeur du laboratoire d'innovation et de technologie de l'école dans laquelle elle enseigne. Après avoir compris les réels besoins de la Famille King, une équipe de lycéens se met au travail.
Il existe dans le commerce quelques modèles de poussettes qui s’adaptent sur les fauteuils roulants, mais elles sont rares. La Wheelstroll est formée de deux bras qui viennent se fixer sur le fauteuil. Sur l’assise, il suffit d’installer un siège bébé pour pouvoir l’utiliser. Les étudiants ont également pensé à la sécurité du bébé en incluant une ceinture permettant de l’attacher dans le siège comme on le ferait dans une poussette ou un siège-auto.

Regardez la vidéo pour mieux comprendre le système :
https://www.youtube.com/watch?v=080dCx_M2tA

Plusieurs prix reçus déjà !

Les élèves inventeurs ont participé au Make Able Challenge 2021 où ils ont reçu le prix de l’innovation la plus inspirante ainsi que celui de la meilleure vitrine de conception.
Grâce à cette invention conçue par de très jeunes gens, Jeremy King peut désormais promener son fils Phoenix, sans l’aide de personne.
Ce n’est cependant pas une première dans ce domaine, en 2015, une autre étudiante de Detroit, Alden Kane avait aussi proposé son modèle de poussette adapté aux fauteuils roulants.

Nous n’y pensons pas toujours mais quand on est un parent handicapé, on aimerait pouvoir faire tous ce que les autres parents font… Et la promenade en forêt ou autour d’un lac en fait partie.
Il ne reste plus à ses ingénieux étudiants de trouver un industriel prêt à commercialiser leur invention.
Plus de renseignements sur le site officiel : Bullis School, il est possible de les contacter si vous êtes intéressés.

 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Découvrez EMOFACE, une application pour apprendre aux autistes les émotions complexes.

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En France, selon l’INSERM, environ 700 000 personnes sont atteintes d’un trouble du spectre autistique. Parmi elles 60 000 sont autistes. Et ce sont 8 000 enfants autistes qui naissent chaque année, donc environ 1 naissance pour 100.

L’autisme ou TSA (Trouble du Spectre Autistique) empêche souvent les enfants de communiquer, ou plutôt d’exprimer des émotions complexes. Ainsi, il pourra exprimer la tristesse, la colère, la joie, la peur, le dégoût ou la surprise qui sont les six émotions de base. En revanche, les émotions complexes, qui sont un nuancier des émotions de base seront difficiles à exprimer.

Gérard Bailly, directeur de recherche au Laboratoire Grenoble estime qu’il existe environ 412 émotions complexes. Pour aider ces enfants à exprimer leurs émotions de manière plus adaptée, il a mis au point avec les chercheurs du Gipsa-Lab de Grenoble, une application baptisée Emoface… On vous la présente tout de suite.

Emoface, c’est quoi exactement ?

Emoface est une application pour tablette développée par le Gipsa-Lab de Grenoble et l’Institut national de recherche dédié aux sciences du numérique (Inria). Ce petit logiciel intuitif permet aux enfants autistes d’apprendre à décoder les émotions des autres grâce à de petits pictogrammes. Mais également d’exprimer eux-mêmes ces émotions dites complexes. Puisque c’est une application, elle est donc, par définition, dépourvue de jugement humain. Les enfants autistes peuvent craindre d’être jugés. Or, avec Emoface, ils apprennent à leur rythme et sans aucune remontrance.

Emoface, comment ça marche ?

L’application propose des activités ludiques réalisées grâce à des avatars en 3D qui sont capables de reproduire des émotions complexes. Par exemple, la tendresse, la séduction ou l’ironie sont des émotions complexes, quasiment impossibles à exprimer pour un enfant autiste. L’animation de l’avatar repose sur « une technologie innovante de génération d’animations émotionnelles ».

A partir de données pré-enregistrées, l’algorithme génère plusieurs avatars émotionnels.  Ainsi, un avatar pourra avoir un regard orienté différemment, ou un mouvement de tête qui aidera l’enfant à « copier » l’avatar, pour exprimer ce qu’il ressent. Mais l’application va encore plus loin en modifiant la gestuelle ou l’intonation de voix en fonction d’une situation précise. 

Quatre activités ludiques proposées

Grâce à l’application que l’on peut télécharger pour Android ou iOs, quatre activités ludiques sont proposées.

  • Apprendre les expressions par le contrôle de l’avatar
  • Reconnaître les émotions par interaction avec les avatars
  • Stimuler une situation réelle par le biais des avatars
  • Produire des expressions faciales.

Cette application peut être testée gratuitement, puis il faudra s’abonner pour pouvoir en profiter. Mais lorsque l’on sait combien il est difficile d’apprendre les émotions à un enfant autiste, on se dit que cela vaut forcément le coup d’essayer. Qui plus est, même si les écrans sont à utiliser avec parcimonie chez les enfants, ils peuvent aussi être source d’apprentissage et d’apaisement pour certains enfants. Alors pourquoi s’en priver ?

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Wyes, des lunettes connectées pour communiquer en clignant des yeux

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Lorsque que l’on perd la faculté de parler, communiquer devient alors un véritable parcours du combattant. Vous vous souvenez peut-être de Stephen Hawkins, ce physicien et théoricien britannique atteint d’une forme sévère de de sclérose latérale amyotrophique (SLA). Il communiquait avec ses proches uniquement en clignant des yeux. Pour terminer ses travaux scientifiques, il devait communiquer… Et cligner des yeux était alors son seul moyen.

Des ingénieurs de l’école centrale d’électronique (ECE) de Paris, ont conçu un système appelé WYES qui reprend le principe du clignement des yeux. Découvrons ensemble ces lunettes connectées, lauréate, entre autres du programme Pépite Île-de-France de la Région.

Que sont les lunettes Wyes ?

Wyes est l’acronyme de When Your Eyes Speak, ou en français, quand vos yeux parlent. Ces lunettes se connectent via une application qui permet de parler en clignant des yeux. L’objectif des lunettes étant évidemment de faciliter la communication pour les personnes incapables de parler. Dans certaines maladies comme la maladie de Charcot, une infirmité motrice cérébrale en résulte et empêche les malades de communiquer.

Grâce aux lunettes Wyes, ils peuvent donc échanger avec leurs proches, mais également avec le personnel cérébral. Une avancée considérable qui permet de les aider à se sortir de l’isolement dans lequel leurs maladies les enferment.

Comment ça marche ?

Les lunettes WYES détectent les clignements volontaires des paupières du malade. Elles sont munies de capteurs à infrarouges, eux-mêmes reliés à une interface de communication. Grâce à l’application dédiée, l’utilisateur peut choisir en clignant des yeux, ce qu’il veut dire lorsque cela défile sur son écran. Mais il peut aussi informer les autres de ce qu’il veut faire comme aller dormir, ou aller aux toilettes. L’application permet aussi via une intelligence artificielle de prévoir ce que le malade veut exprimer. 

Un projet mené par des étudiants français

Maxime Loubar, Sarah Mougharbel et Pierre Jankowiez sont tous trois issus de l’Ecole Centrale d’Electronique de Paris. Ils ont conçu ces lunettes connectées en collaboration avec des personnes en situation de handicap, mais également des acteurs majeurs du secteur médical. Et ce, afin de répondre au mieux au besoin de ceux qui utiliseront les lunettes Wyes. 

Les lunettes Wyes devraient être bientôt commercialisées, et il est possible d’aider la start-up en les testant dès maintenant. Wyes fait partie de la promotion 2021 de l'Incubateur Paris-Dauphine. Nul doute que ces lunettes connectées vont changer la vie des personnes privées de parole…

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Dot Watch, la première montre connectée en braille

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Quand on ne voit pas ou plus, se repérer dans le temps relève parfois de l’impossible. La montre, symbole du temps qui passe implique forcément (ou presque) de pouvoir lire le cadran. Actuellement, il existe quelques modèles de montres parlantes destinées aux aveugles, mais elles ne sont pas connectées… Ce qui veut dire, qu’à part vous donner l’heure, elles n’indiquent aucune notification de messages par exemple.

DOT, une entreprise coréenne propose désormais la « Dot Watch », une montre connectée capable de transcrire les informations en braille. Une petite révolution pour les non-voyants. Présentation. 

Une montre intelligente

Cette montre en braille va permettre aux non-voyants de recouvrer une certaine autonomie. Il ne leur sera plus nécessaire de demander l’heure à quelqu’un ou de programmer son réveil. Avec un accès direct à toutes les fonctions telles qu’heure et date, minuterie, chronomètre ou réveil, elle sera l’alliée quotidienne d’un non-voyant. Et elle va aussi permettre à ceux qui ne voient pas de recevoir des messages, sans que tout le monde soit au courant… Un peu d’intimité est toujours bienvenu même quand il s’agit de recevoir un appel téléphonique.

Un braille éphémère

La cellule qui retranscrit en braille se compose de 4 cellules et de 24 capteurs sensitifs contrôlés magnétiquement. Ainsi, une fois les contacts entrés avec l’aide d’une tierce personne, le propriétaire de la montre saura qui l’appelle sur son smartphone. Le nom de l’appelant s’affichant en braille sur le cadran… Libre à lui ensuite de décrocher ou non, comme le ferait un voyant d’ailleurs !

Une application optimisée pour tous les smartphones.

Que vous soyez propriétaires d’un smartphone Android ou iOs, la Dot Watch s’adapte aux deux systèmes d’exploitation. Une fois connectée à votre smartphone, vous allez également pouvoir recevoir vos messages, directement transcrits en braille. Grâce aux commandes tactiles et intuitives, vous pourrez faire défiler avec le doigt, le message dans toute sa longueur. Elle se connecte également en Bluetooth. Bien entendu, la Dot Watch vous rappellera également un rendez-vous galant ou tout autre rendez-vous d’ailleurs.

Et bien plus encore !

Grâce à elle, vous ne mettrez plus jamais un t-shirt lorsqu’il fait froid ou un pull quand il fait trop chaud… La montre peut vous indiquer la météo en temps réel et ainsi vous permettre d’ajuster votre garde-robe et donc de gagner du temps avant de partir travailler. Vous pourrez également y inclure les notifications de votre ligne de métro, et savoir quand le prochain arrivera. Ou encore enregistrer votre prochain vol et savoir si la porte d’embarquement reste la même que prévue au départ. Une sérénité supplémentaire, car ce n’est pas toujours évident lorsque l’on ne voit pas de traverser un aéroport parce que la porte a subitement changé.

La montre Dot Watch est vendue sur le site Dot au prix de 249 CHF soit environ 230€.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

La flaneuse E-Hé

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Errare Humanum Est, perseverare diabolicum… L’erreur est humaine, persévérer est diabolique ! Cette locution latine est devenue le nom d’une start-up toulousaine, qui innove dans le monde du handicap. Elle s’appelle E-Hé et teste depuis quelques mois déjà un dispositif appelé « Flâneuse ». Cette flâneuse pourrait permettre d’améliorer grandement le confort des personnes à mobilité réduite désireux de visiter expositions, musées. Ou encore de se rendre à la médiathèque ou dans des lieux culturels. Nous n’y pensons pas toujours, mais ces lieux où il faut rester debout, se lever pour attraper un livre, ne sont pas forcément adaptés à certains handicaps. Présentation de la flâneuse E-Hé.

Qu’est-ce que la flâneuse ?
A mi-chemin entre le fauteuil roulant et le déambulateur, la flâneuse permet d’améliorer le confort des visiteurs dans les Etablissements Recevant du Public (ERP). Testée dans plusieurs musées de la région Occitanie, la flâneuse pourrait bientôt être disponible dans de nombreux autres lieux en France. Pour Thérése Donnet, co-fondatrice de la start-up, la flâneuse est un objet ludique et simple, mais surtout intuitif et fonctionnel.

 

 

Comment ça marche ?
Depuis l’année dernière, on peut retrouver des flâneuses à la Cité de l’Espace de Toulouse, ou encore à la Halle de la Machine, toujours dans la ville rose ! Concrètement, on peut s’asseoir sur la flâneuse, la pousser comme un déambulateur, ou la faire rouler comme un fauteuil. Avec un petit siège sur le devant, elle peut aussi permettre à un parent en situation de handicap, de visiter le musée avec son enfant. Elle fait donc également office de poussette ! S’asseoir cinq minutes pour se reposer, ou pour choisir un livre. Déambuler dans les allées parfois étroites d’une bibliothèque, tout cela devient possible grâce à la flâneuse.

Un outil à destination des collectivités
La flâneuse ne sera pas commercialisée pour les particuliers, elle se destine avant tout à rendre accessible certains lieux qui ne le sont pas aujourd’hui. D’ailleurs, toujours selon Thérèse Dionnet, les commandes s’enchaînent et de nombreux départements semblent intéressés (Alsace, Haute-Garonne, Loire-Atlantique). La start-up compte également embaucher une vingtaine de personnes d’ici la fin de l’année 2022. La Flâneuse d’E-Hé a remporté la bourse Charles Foix de la Silver Valley… Mais également le Challenge Innovation de Toulouse.

D’autres innovations au service du handicap
Le site Internet E-Hé est réservé aux professionnels, mais il est possible d’y trouver quelques trésors qui faciliteront la vie du public accueilli.

Ainsi le siège de douche inventé par la start-up équipe désormais certaines chambres des hôtels Novotel du Touquet, de Lille ou de Monte Carlo… Une start-up française, qui innove pour le confort des personnes en situation de handicap, cela valait bien un petit coup de projecteur non ?

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

EyeHarp, un logiciel de musique contrôlé par le regard

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La technologie vient souvent en aide aux personnes en situation de handicap. Que l’on naisse handicapé ou qu’on le devienne à la suite d’un accident ou d’une maladie, il y a parfois des choses qui deviennent impossibles… Ou que l’on pense impossibles ! C’est le cas pour un musicien par exemple, qui ne pourrait plus se servir de ses mains.

Le 17 juin dernier, pourtant, une jeune harpiste, Alexandra Kerlidou, joue de la harpe, malgré son fauteuil roulant. Et malgré le fait qu’elle ne puisse se servir de ses mains, ni même parler. Cette prouesse a été rendue possible grâce à EyeHarp, un logiciel perfectionné qui permet de jouer de la musique avec ses yeux. On vous explique comment cela fonctionne.

EyeHarp, un logiciel contrôlé par le regard
La technologie aide une étudiante handicapée à jouer de la harpe avec ses yeux. Un écran situé non loin d’Alexandra, lui permet de « regarder » les notes. Cette méthode de suivi oculaire est déjà utilisée pour des jeux ou en médecine. En fait l’appareil surveille tous les mouvements oculaires, puis les retranscrit sur une partition. Finalement, c’est bien Alexandra qui joue, mais avec ses yeux ! Cette méthode ne demande donc pas de mouvement physique si ce n’est que celui des yeux. En revanche, elle demande une très grande concentration. EyeHarp est capable de jouer environ quatre notes par seconde. Et ce sont 25 instruments qui peuvent être joué grâce à ce suivi oculaire.

Une invention libératrice
Le créateur de cette innovation s’appelle Zacharias Vamvakousis. L’idée lui est venue quand l’un de ses amis, musicien, avec qui il devait donner un concert a été blessé dans un accident de moto. C’est donc pour permettre à son ami de remonter sur scène qu’il a eu cette ingénieuse idée. La musique pour un musicien, c’est évidemment primordial, un besoin vital pour certains. Comme pour Alexandra, qui pensait ne plus jamais pouvoir jouer de la harpe. Elle explique d’ailleurs dans la revue ScienceTime avoir pleuré de joie quand elle a pu rejouer de la musique. Le logiciel EyeHarp, disponible en téléchargement ici coûte 15€ par mois, ou 589€ pour un abonnement à vie. Et vous pouvez l’essayer gratuitement pendant un mois… Plus de 2000 téléchargements ont déjà été enregistrés selon le créateur, la demande est donc bien présente. Pour conclure Alexandra dit « Quand je suis triste ou heureuse, je mets de la musique » … Impossible de ne pas la croire évidemment ! Lorsque l’on est musicien dans l’âme, finalement on se fiche de jouer avec ses mains ou avec ses yeux, du moment que l’on parvient à faire sortir une mélodie de son instrument favori.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Mister Gaspard, contre les escarres

Même si des lois existent pour rendre la vie des handicapés plus faciles, force est de constater qu’elles ne sont pas toujours respectées… Que le handicap soit moteur, auditif ou visuel, il y a heureusement quelques innovations qui viennent en aide aux personnes. Se déplacer, s’habiller ou téléphoner, ces actions pourtant simples peuvent se révéler compliquées lorsque l’on est en situation de handicap. Découvrez quelques innovations qui pourraient vous faciliter la vie quotidienne.

Mister Gaspard, contre les escarres
Lorsque l’on est dans un fauteuil roulant, les escarres sont parfois inévitables. Ces plaies, provoquées par la compression de la chair entre une surface dure (le fauteuil) et le os, sont douloureuses… Ils peuvent apparaître en 15 minutes mais disparaîtront en plusieurs mois !

Mister Gaspard, c’est l’invention de Morgan Lavaux, lui-même tétraplégique depuis 2013. La seule solution avant le coussin était de changer de position, pas toujours évident. Gaspard est un coussin bardé de capteurs qui se pose sur l’assise du fauteuil. Couplé avec une application mobile, il informe l’utilisateur en temps réel du risque de formation d’escarre. Le coussin Gaspard est lauréat du prix Start-up & Handicaps.

Rendez-vous sur le site Mister Gaspard pour commander le coussin (495€)

Picto Access pour l’accessibilité des lieux
Comment savoir si une porte est suffisamment large pour laisser passer un fauteuil roulant ? Ou si le restaurant choisi présente une ou plusieurs marches à monter ? Ou encore s’il y a un ascenseur ? Toutes ces informations ne sont pas forcément disponibles malgré un accès handicapé indiqué.

C’est en constatant que ces réponses arrivaient parfois trop tard que Justin Marquant a créé Picto Access… Une carte de l’accessibilité en quelques sortes.
Grâce au site internet ou à l’application dédiée, il est possible d’être renseigné instantanément sur plus de 300 000 lieux ! L’application est participative, les utilisateurs sont donc invités à renseigner tout ce qui peut leur sembler important (ou manquant) dans les lieux qu’ils visitent. Rien de plus stressant que de ne pas savoir si l’accessibilité est possible en fauteuil par exemple… Avec Picto Access, tout devient plus facile.

Wheeliz pour louer des véhicules adaptés
Les services de covoiturage ou de transports privés se multiplient depuis quelques années… Mais comment faire lorsque l’on est en fauteuil roulant pour utiliser ce genre de service… La solution ? Wheeliz, une plateforme collaborative qui met en relation des particuliers qui proposent des places pour les personnes à mobilité réduite… Et les personnes ayant besoin de ces services. Grâce au système collaboratif de Wheeliz, les prix des courses restent accessibles au plus grand nombre… Un sentiment de liberté retrouvée, quand on peut s’offrir un petit déplacement sans demander l’aide d’un proche !

FACIL’iti : pour accéder facilement à Internet
Aujourd’hui, tout se fait sur Internet : déclaration de revenus, demandes d’aide à la CAF ou à l’assurance maladie, prise de rendez-vous médicaux… Il est devenu indispensable d’être connecté ! Mais comment faire lorsque l’on est déficient visuel ou moteur ? La navigation sur Internet est, comme de nombreuses actions, pensée pour les valides !

FACIL’iti permet d’adapter le contenu et la présentation d’un site par rapport au handicap. A ce jour, une vingtaine de troubles sont référencés, allant de la dyslexie, à la maladie de Parkinson ou à la DMLA). De grandes entreprises ont rejoint la plateforme comme Carrefour par exemple…

Rogervoice pour sous-titré vos appels téléphoniques !
Comment réserver un billet de train, une table ou restaurant ou appeler son médecin lorsque l’on n’entend pas ou très peu ? Il suffit de connaître RogerVoice !
Inventée par Olivier Jeannel, lui-même sourd profond, l’application disponible sur smartphone va permettre de sous-titrer vos conversations. Dotée d’une reconnaissance vocale, l’application est capable de retranscrire en SMS les paroles de l’interlocuteur… Mais également de faire traduire en LSF ou LPC. Si certains services, d’autres s’avèrent payants mais cette application peut se révéler indispensable dans bien des cas.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

JuanWheel, un fauteuil roulant révolutionnaire

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Vous ne connaissez probablement pas Williann Pangilinan, Allen Siopongco et Iñigo Cruz, étudiants du lycée Angeles City Science High School. Pourtant ils viennent de créer un fauteuil roulant pour le moins innovant. Ces trois étudiants d’origine philippine viennent d’inventer un fauteuil roulant solaire en bambou. Dans un pays pauvre comme les Philippines, les fauteuils roulants ultraperfectionnés ne sont pas accessibles. Ils ne le sont parfois pas en France d’ailleurs. L’idée des étudiants étant donc de pouvoir proposer un fauteuil roulant fabriqué à partir d’une matière première locale, et n’ayant pas besoin d’électricité pour rouler…

JuanWheel, un fauteuil roulant révolutionnaire !
Retenez le nom de « JuanWheel », c’est celui qu’ils ont choisi pour leur invention. Ils souhaitent exploiter la technologie de l’énergie solaire mais également utiliser des matériaux écologiques. La principale différence entre un fauteuil roulant électrique et le JuanWheel réside dans la durée de vie de sa batterie. Elle pourrait en effet permettre une autonomie de 14h environ à faible vitesse ou 7h pour une vitesse un peu plus élevée. Le fauteuil roulant est automatisé via un système à alimentation hybride qui utilisent des entrées et des sorties solaires.

Le bambou, matière première disponible aux Philippines coûte évidemment beaucoup moins cher que les matériaux composites habituels. Les étudiants en 12ème année travaillent depuis 3 ans sur le développement de ce fauteuil. Et ceci, afin qu’il s’adapte à tous les terrains, mais également à tous les budgets même les plus serrés. Mais d’où leur est venue cette idée ? L’idée de ce fauteuil en bambou provient de l’expérience personnelle de l’un des inventeurs. En effet, sa grand-mère, handicapée n’avait pas les moyens d’acheter un fauteuil roulant et luttait chaque jour pour vivre avec son handicap. Mais ils se sont également inspirés du BamBike, un vélo fait de bambou. Un fauteuil roulant pour les plus nécessiteux Ce fauteuil roulant s’adresse bien entendu aux philippins dans un premier temps…

Pour répondre à leurs besoins et à leurs budgets. Cependant au vu des nombreux prix remportés, ce fauteuil roulant mériterait peut-être de s’ouvrir à de nouveaux marchés. Ils sont lauréats du DepEd Science and Technology Fair, aux niveaux division et régional en 2019. Mais également finalistes au National Science Fair 2019. Ils ont également représenté leur pays lors du Global Youth Science and Technology Bowl de Hong Kong en juin dernier. Nous souhaitons un long chemin à cette ingénieuse idée !
 

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Et bien dansez maintenant !

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Et bien dansez maintenant ! C’est avec cette petite phrase que nous allons vous expliquer les bienfaits qu’aurait la pratique de la danse sur la maladie de Parkinson ! La danse est un langage universel, quelque chose qui se vit et qui se transmets…

Une récente étude parue dans la revue Brain Sciences revient sur ce qu’apporterait la pratique hebdomadaire de la danse aux malades de Parkinson.

Cette maladie touche environ 150 000 personnes en France et 8000 nouveaux malades sont diagnostiqués chaque année (source Institut du Cerveau). Cette maladie de Parkinson est également la seconde cause de handicap chez les sujets âgés. Elle est la seconde maladie neurodégénérative la plus répandue après la maladie d’Alzheimer.

La maladie de Parkinson c’est quoi ?


crédit Shutterstock
Cette maladie décrite pour la première fois en 1817 par James Parkinson est une maladie neurodégénérative chronique. La perte progressive des neurones affecte le système nerveux et provoque des troubles du mouvement : ralentis, tremblements, rigidité, puis troubles cognitifs ensuite.

L’étude sur les bienfaits de la danse
L’auteur principal de l’étude, Joseph DeSouza, professeur agrégé au département de psychologie de l’Université d’York nous fait part de ses résultats. Pour réaliser cette étude, le professeur a suivi deux groupes de personnes de 69 ans environ. Le premier groupe composé de 16 malades de Parkinson dansaient chaque jour pendant une heure et demie. Le second groupe, était, lui aussi composé de 16 malades, mais ils ne dansaient pas. Pendant trois ans, les danseurs ont été suivis de près pratiquant leur activité avec assiduité… Puis les danseurs ont été comparés aux non-danseurs… Il en résulte que les troubles du sommeil chez les malades danseurs se seraient atténués par rapport aux non-danseurs. Mais également que les sens comme l’ouïe ou la vue n’aurait pas diminués chez les danseurs. Les malades danseurs auraient une déficience motrice plus lente que les autres. Evidemment, cela ne soigne pas cette maladie, il n’existe actuellement aucun traitement curatif. En revanche, comme avec la maladie d’Alzheimer, on sait que certaines activités corporelles ou cérébrales font ralentir la maladie. Ce serait donc le cas avec la danse pour les malades de Parkinson.

La danse, un art universel
crédit Shutterstock
La thérapie par la danse existe depuis longtemps et est également utilisée dans certains troubles autistiques. S’exprimer et ressentir les choses avec son corps, conserver une vie sociale et des interactions aiderait donc les malades de Parkinson à aller mieux ! Si vous avez dans votre entourage des malades de Parkinson, offrez leur une petite valse… Vous verrez le bonheur sur leurs visages et en même temps les aiderez à ralentir les effets dévastateurs de cette maladie.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec

Santé : découvrez « Y-Brush », une brosse à dents parfaitement adaptée aux personnes en situation de

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Le brossage des dents est un geste quotidien et primordial.
Le site Ameli.fr, nous rappelle que le brossage des dents doit être réalisé deux fois par jours… Et à raison de trois minutes à chaque brossage. Pourtant les Français ne se brosseraient les dents qu’une fois par jour et pendant moins d’une minute. Et ces données concernent les gens valides… Lorsque l’on est victime d’un AVC, ou porteur d’un handicap avec des troubles dys ou autistiques, le brossage des dents peut être tout simplement impossible !

Des brosses à dents classiques inadaptées
Qu’elles soient électriques ou manuelles, les brosses à dents classiques sont difficilement maniables… Lorsque que l’on a des soucis de préhension, le manche est très difficile à garder en main. Une entreprise française, Y-Brush propose une brosse à dents totalement simple à utiliser. Même si, au départ, elle se veut conçue pour gagner du temps, elle s’adapte parfaitement aux personnes en situation de handicap. D’ailleurs cette société produit ses brosses à dents révolutionnaires en France, et emploie de nombreuses personnes en situation de handicap.

Mais quel est ce produit révolutionnaire ?
La brosse à dents Y-Brush, va permettre à tous, y compris aux enfants, de faciliter le brossage des dents. En seulement 10 secondes, le brossage est effectué, et l’insertion en bouche est facilitée par le dispositif ingénieux. La brosse à dents se présente sous la forme d’un Y et se compose de 35000 filaments en nylon. Inclinés à 45° pour un brossage du bas vers le haut, les zones difficiles sont atteintes et la plaque dentaire éliminée.


 

Crédit Photo : Site Y-Brush
Y-Brush existe en deux tailles et s’adapte à toutes les morphologies. Pour les personnes en situation de handicap, il suffit d’insérer la brosse « entière » dans la bouche puis d’appuyer sur le bouton marche/arrêt. Mais il est également possible d’enclencher le processus avant de l’insérer dans la bouche. Les dents sont alors brossées toutes en même temps sans que la personne n’ait aucun geste à réaliser… Sauf celui de mettre le dentifrice, de l’insérer en bouche, puis de l’ôter.

Trois modes de brossages sont proposés :

  • Doux pour une durée de 15 s
  • Normal (10 s)
  • Intensif (5 s)

La brosse à dents en bouche, il suffit alors d’exercer une petite pression de la mâchoire, comme si l’on mangeait un chewing-gum. La brosse à dents Y-Brush est conçue par une société lyonnaise et pensée en collaboration avec des dentistes et des établissements médico-sociaux. Avec une autonomie de batterie de 3 mois, c’est un souci de moins à gérer au quotidien.
Découvrez ici la vidéo d’utilisation de la Y-Brush : https://www.youtube.com/watch?v=MufsKLZ0mCs

Combien coûte-t-elle ?
La brosse à dents Y-Brush est vendue 139.99€ (99.99€) jusqu’au 27 juillet inclus sur le site de l’entreprise.
Promotion et réduction sur le pack été


Crédit Photo : Site Y-Brush


La gamme Y-Brush propose différents accessoires : support pour la brosse, étui de rangement pour les déplacements, applicateurs de dentifrice pour adulte et enfant, etc. Ces différents accessoires sont d’ailleurs actuellement en promotion (jusqu’à – 50 % de réduction). Plusieurs modèles sont disponibles ainsi que les accessoires ou l’applicateur de dentifrice qui facilitera encore plus la vie des utilisateurs. Certes, c’est un budget conséquent, mais sachez que cette brosse à dents s’inscrit dans la durée. Si vous avez le moindre problème d’utilisation, vous pouvez contacter le service client sur customers@y-brush.com qui vous répondra sous 24 h.

Une innovation qui pourrait permettre aux personnes en situation de handicap, de retrouver une certaine autonomie et une certaine intimité également.

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec