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Bancs publics : un atout essentiel pour l’accessibilité

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Lorsqu’on participe à la vie d’une commune, on réalise vite que les besoins des habitants sont très différents. Un trajet qui paraît court à une personne valide peut devenir une épreuve pour une personne âgée, quelqu’un qui souffre pour marcher ou qui sort d’une opération. Par exemple, dans ma commune, à la demande des habitants, un banc public a été ajouté dans le cimetière ! L’accessibilité ne se limite pas aux rampes et aux trottoirs abaissés : pouvoir s’asseoir quelques minutes fait aussi partie de la liberté de se déplacer. Et les communes ont un vrai rôle à jouer.

Des bancs pour rendre les déplacements moins fatigants

Un banc ne sert pas qu’à embellir une place. Celui qui sait qu’il pourra s’asseoir à mi-chemin ose sortir ; sans point de repos, il renonce parfois à faire ses courses ou à rejoindre l’arrêt de bus. Mieux vaut donc en prévoir près des commerces, des établissements de santé, des arrêts de transport et le long des promenades piétonnes. Côté matériau, les bancs publics en béton ont de sérieux atouts pour une commune : ils résistent aux intempéries, supportent les usages intensifs et durent longtemps sans entretien lourd. Leur stabilité rassure aussi les personnes qui ont besoin de s’appuyer pour s’asseoir ou se relever. [À compléter avec ce que propose réellement le sponsor : dossier, accoudoirs, hauteur d’assise, modèles adaptés.] Reste à choisir le modèle et son emplacement avec soin, car c’est l’ensemble qui rend un banc vraiment accessible.

Hauteur, dossier, accoudoirs : les détails comptent

Un banc trop bas devient un obstacle pour qui a mal aux genoux ou peu de force dans les jambes : se relever demande alors un effort considérable. Une assise située autour de 45 à 50 centimètres sert de repère courant, à ajuster selon les usagers. Le dossier soutient le dos et permet de se reposer plus longtemps, les accoudoirs aident à passer de la position assise à la position debout, et mieux vaut éviter les arêtes agressives. La profondeur de l’assise et la stabilité du mobilier comptent aussi. Le banc ne doit pas non plus gêner la circulation : il faut laisser passer fauteuils roulants, déambulateurs et poussettes, et ne pas créer d’obstacle pour les personnes malvoyantes. L’implantation du mobilier sur la voirie est encadrée par l’arrêté du 15 janvier 2007 relatif à l’accessibilité de la voirie et des espaces publics, l’installation d’un banc, n’est donc pas anodine, elle doit respecter ce pan de la loi.

Des aménagements modestes qui favorisent l’autonomie

Installer des bancs uniquement dans les endroits agréables ne suffit pas. Il faut partir des trajets du quotidien et des endroits où l’on a vraiment besoin de faire une pause. Le cimetière, dont je parlais plus haut, en est un bon exemple : on n’y pense jamais, et pourtant on y vient souvent à un âge où marcher longtemps devient pénible. Pour le reste, il faut un sol stable, de l’espace autour des assises et, lorsque c’est possible, un peu d’ombre pendant les fortes chaleurs. Pourquoi ne pas aussi demander leur avis aux personnes âgées, aux associations et aux habitants concernés avant de choisir les emplacements ? Ce sont eux qui connaissent les trajets où l’on s’arrête, souvent sans oser le dire. Améliorer l’accessibilité n’exige pas toujours de grands travaux : un banc bien placé suffit parfois à redonner à quelqu’un l’envie de sortir seul. Et vous, trouvez-vous suffisamment de bancs publics sur les trajets que vous empruntez au quotidien ?

Méline Kleczinski pour Le Cercle Handitec