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puce UPTIH : UN CHALLENGE AUDACIEUX


L’Union Professionnelle des Travailleurs Indépendants Handicapés a réalisé sa conférence de presse dans un lieu symbolique. Pour l’occasion, l’association avait réservé la salle du restaurant « Dans le noir ? ». Un endroit atypique pour une expérience sensorielle hors du commun. Après avoir posé son sac au vestiaire, des personnes aveugles guident les participants à l’intérieur de la salle noire. Aucune lumière ne filtre, il est impossible de savoir qui sont les personnes assises à côté de nous ni de deviner la disposition de la salle. Après avoir apprivoisé le noir, il est temps de se concentrer sur la conférence de presse. Le président de l’Uptih, Didier Roche, présente les objectifs. Il est parti d’un chiffre, d’un constat simple : il y a en France 58 000 travailleurs indépendants handicapés. Chaque année, plus de 3 000 créateurs d’entreprises sont soutenus par l’AGEFIPH. « Il faut permettre à ces personnes d’exister et de pouvoir peser dans la reconnaissance de leur statut et de leur activités », explique Didier Roche. L’Uptih apporte un soutien en termes d’informations, de contacts, de réseau et de conseils. L’Uptih souhaite démontrer la viabilité des projets présentés par les personnes handicapés face aux clichés de la sous qualification. L’Uptih veut aussi accompagner les entreprises vers une meilleure connaissance de la thématique du handicap, l’autre enjeu est de donner envie à la nouvelle génération d’entreprendre. L’association veut se battre contre l’idée reçue que le handicap entache les compétences. Un autre témoignage vient apporter un aspect encore plus humain à ce projet. C‘est le cas du binôme de Nacira Sedrani et d’Olivier Arnaud-Freaut. Olivier accompagne Nacira dans des taches de trois ordres différents. Il l’aide à effectuer des tâches qui peuvent être fastidieuses pour une personne malvoyante, il l’aide aussi à concevoir son business plan et enfin, l’aide apportée par Nacira est aussi d’ordre sociale. Il reste maintenant à l’Uptih de se faire davantage connaître, mais comme le résume parfaitement Didier Roche « Le 1ère clé de la réussite, c’est de savoir s’entourer, la deuxième c’est la rage de vaincre, la foi en soi et en son projet ».  


Johanna Amselem
06/09/2010

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puce OCIRP 2010: FÉLICITER ET ENCOURAGER

Un mot d'ordre: Encourager.
C'est dans un lieu chargé d'histoire et au décor somptueux qu'a eu lieu la troisième édition du Prix OCIRP "Acteurs Economiques et handicap". L’OCIRP (Organisme Commun des Institutions de Rente et de Prévoyance) est né en 1967, à partir d’un constat simple : alors que le veuvage précoce, le handicap, la dépendance sont pourtant reconnus comme des risques sociaux, ils restent très insuffisamment couverts par les régimes légaux de protection sociale.
Ce prix récompense les efforts de chacun dans le cadre professionnel et collectif concernant l'intégration des personnes en situation de handicap. Le plus important? Mettre en avant les initiatives pour que les personnes handicapés retrouvent une place entière et citoyenne.
Parmi l'ensemble des projets reçus, il y en a 53% issus de l'économie sociale, 1/3 du privé et 13% du public. Il faut noter aussi une prépondérance des projets venant de l'Ile-de-France.


Une cérémonie convoitée
Dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, de nombreuses personnes se sont pressées pour applaudir les lauréats 2010. Et cette année encore, de belles idées et des projets intéressants. Au total huit prix ont été décernés dans le domaine de l'éducation et de la formation, un domaine primordial car l'intégration dépend avant tout de la formation.
Dans la catégorie Education et Formation, parmi les trois candidats en lice, le prix a été décerné à l'Institut en Masso-Kinésithérapie pour Déficients Visuels. Une formation accessible et adapté aux personnes déficientes visuelles.
Dans la catégorie Acteurs publics, deux prix ont été décernés parmi les quatre candidats. Le Bureau de la Recherche géologique et Minières a été récompensé pour son intégration des personnes handicapées, ces derniers réparent les vélos mis à disposition sur le centre. L'autre prix a été attribué à la Mairie d'Eslourenties Daban pour la création d'un pôle Handipêche accessible et conçu pour les personnes handicapées.
Pour les acteurs privés côtés, parmi les deux candidats, le prix a été décerné à Thales pour sa sensibilisation sur l'autisme et son envie de faciliter l'insertion et la formation des personnes autistes.
Chez les acteurs privés non côtés, Prime heure l'a emporté avec son horloge conçue pour appréhender le temps différemment.
Deux autres prix ont été remis chez les acteurs de l'économie sociale. Quatre candidats espéraient cette récompense, c'est finalement l'Association Abej Solidarité et l'Association La Rencontre qui ont été récompensées. La première vient en aide aux personnes handicapées sans domicile fixe, la seconde propose une crèche mixte accessible aux enfants handicapées.
Et enfin, comme dans tous les concours, il fallait un coup de cœur du jury. Pour cette édition 2010, il a été décerné à Radio Coteaux, une radio locale du Gers et de Haute Dordogne. La particularité de cette radio est l'émission "Sous les Coteaux, la plage" animée par des traumatisés crâniens.  


Johanna Amselem
01/08/2010

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puce SOIRÉE PARTENAIRES FFSA 2010

Soirée partenaires FFSA 2010« Essentiel » est une exposition collective d’artistes en situation de handicap mental ou psychique. Des artistes qui travaillent au Centre d’Aide par le Travail (CAT) de Ménilmontant, dans le 20ème arrondissement de Paris. Le Carré Baudouin accueille un panel de 40 ans d’art brut et singulier, parmi les artistes mis à l’honneur, il était possible d’y admirer les créations de Joseph Tibi. Cette exposition permet d’amener les néophytes et les initiés à apprécier cet art.
Dans ce lieu, plusieurs salles et plusieurs artistes se côtoient. A chaque salle son ambiance et ses couleurs. Philippe Lefresme a choisi de faire des peintures colorées, des commodes et des objets. Joseph Tibi présente plus de 20 toiles, le bleu prédomine. Tous les artistes ont un age, un vécu différent et donc chacun a son expérience artistique. L’exposition peut être défini en trois mots : éclectisme, liberté et perfectionnisme.
Dans l’art brut, l’artiste peut peindre ce qu’il veut, ce qu’il voit, il n’y a aucune autocensure. Cet art ne met jamais l’artiste dans l’incapacité, il y a toujours une pureté dans la création. D’ailleurs, l’œil est souvent présent dans les représentations, il peut être interprété comme l’envie d’être vu ou comme l’œil du spectateur. La dernière salle de l’exposition regroupe une diversité des pratiques et des matières.


Jean-Louis Vaez-Olivera, Directeur général du groupe UGECAM et Sophie Roznowski-Leignel Rencontre avec Jean-Louis Vaez-Olivera, Directeur général du groupe UGECAM et Sophie Roznowski-Leignel
« Les établissements du groupe UGECAM ont signé un partenariat avec la FFSA et Handisport. Ce texte vise à développer le sport dans l’ensemble des établissements du territoire national. Le Groupe UGECAM s’engage à ouvrir ses établissements aux associations et à promouvoir la pratique d’activités physiques auprès de ses patients. Cette pratique sportive pourra prendre plusieurs formes : des journées découvertes ou encore des compétitions. C’est d’ailleurs un projet de vie pour nous, nous développons ce qui existe déjà au niveau local. C’est essentiel de développer la pratique du sport dans nos 220 structures, c’est une partie importante de la prise en charge de nos patients. Nous sommes convaincus que la pratique du sport peut participer au retour à l’autonomie des patients. Que cela soit dans les établissements de soin ou dans les structures de vie, le sport fait du bien au quotidien. Le sport a une réelle importance dans nos structures. Par cette convention, le groupe s’engage aussi dans une prise en charge des personnes qui va plus loin que les soins».
Comme le rappelle la FFSA, de son côté l’engagement porte sur l’animation et l’encadrement des activités découvertes et/ou des challenges en direction des patients et du personnel. IL s’agit aussi d’offrir aux patients non affiliés une assurance « passeport à la carte » leur permettant de participer aux rencontres sportives.


Rencontre avec Charles MyaraRencontre avec Charles Myara, Commissaire de l’Exposition
« L’histoire entre le CAT et moi est plutôt singulière. Depuis deux ans, je suis impliqué dans la vie du CAT à travers des opérations d’exposition, et de vente d’œuvres. Pour le FFSA, j’ai organisé deux évènements. Quand on m’a parlé d’organiser cet évènement pour que les oeuvres puissent être exposées, je me suis empressé de trouver un lieu emblématique du patrimoine. De là est venu ce quartier populaire et artistique. A partir des collections existantes, nous avons fait une sélection des œuvres et avec les 2500 créations existantes il y avait de nombreuses réserves ! Une première sélection de 200 œuvres a été faite. Les artistes présents ont un travail représentatif de l’art brut et singulier. C’est une véritable prise de parole sociale, politique et artistique. Cette exposition est caractérisée par une énergie dans la création, un talent, une obsession créative et une absence de culture artistique. On peut remarquer une multitude de symbole dans les œuvres de ces artistes. Le portrait est un genre courant mais cette salle des portraits est époustouflante. Pour l’avenir, cet évènement est l’acte fondateur d’un projet important. Il est question de mettre en place un centre d’art brut et singulier pour accueillir les collections du centre et celles de tous les autres centres. Nous sommes actuellement en discussion avec les acteurs publics et nous recherchons des mécènes. Dans mon agence, je souhaite adopter une position culturelle et éthique ainsi qu’engager la responsabilité sociale. »


Johanna Amselem
18/06/2010

VOIR LE SITE DE LA FFSA
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puce L'INNOVATION AU SERVICE DU HANDICAP

Ils sont douze candidats attendant, derrière leurs innovations, que les membres du jury viennent les voir. Autant de personnes que de projets qui veulent promouvoir des produits novateurs destinés à aider les personnes handicapés et dépendantes dans leurs vies quotidiennes. 

Pour sa quatorzième édition, le Concours à l'innovation HANDITEC est véritablement dans l’esprit des fondateurs. La volonté de ce concours était de rassembler autour de la problématique du handicap des professionnels du handicap, des scientifiques, des survivants, des universitaires et des personnes handicapées.
L’idée de ce concours est de rassembler autour de projet innovant des futurs professionnels du design et de l’architecture et de les sensibiliser à la problématique du handicap. 




Pour cette nouvelle édition, les douze projets retenus étaient aussi variés qu’intéressants.


- Les 30m2 adapté pour un étudiant paraplégique ont séduit le public

- Le module d’habitation provisoire adapté au handicap

- Une remorque pour fauteuils électriques

- Un aide-mémoire pour personnes atteintes de trouble de la mémoire

- Un bac de jardin pour personnes à mobilité réduite

- Un système ingénieux pour libérer ses mains des béquilles quand on en a besoin

- Un déambulateur pliable
- Un pied de lit à extension variable

- Un set de voyage pour personnes âgées ou ayant des déficiences musculaires

- Un vélo couché à assistance électrique
- Les codes barres, un accès à l’information pour personnes empêchées de lire

- Une protection de pluie se fixant au fauteuil roulant


A l'annonce des résultats, ce fût la surprise pour certains et la déception pour d'autres. Les membres du jury ont surtout voulu encourager les innovations et féliciter les étudiants de leurs implications.


Johanna Amselem
15/6/2010


Retrouvez le palmarès complet du concours sur ce lien:
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puce SANS INTERDIT:UN PROJET POUR TOUS

Il est d’usage de penser que tous les monuments, les bâtiments et les lieux publics doivent être rendus accessibles aux personnes handicapées. C’est déjà une chose nécessaire mais pas la seule solution. Mais pourquoi ne pas concevoir des constructions, des jardins, autour du handicap ? Cette réflexion Marie-Mercedes et Christophe Ghénassia l’ont aussi eu. De cette façon est né le projet, « Pas de sens interdit ». Ce jardin a été conçu avec l’appui de bénévoles et de paysagistes suivant une formation à l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles. Au total, cinq objectifs ont été retenus pour cette création. Un espace accessible pour une personne en fauteuil roulant, pas d’obstacle pour une personne malvoyante, solliciter les sens, s’appuyer sur une technologie novatrice et respectueuse de l’environnement, réserver des espaces pour des animations, des expositions temporaires et des séminaires de formation pour les collaborateurs des entreprises. Dans le « moulin de la Bellassière », situé dans un écrin de verdure à un moins d’une heure de Paris, ils ont décidé de concevoir un jardin autour du handicap. Un espace ludique et pédagogique pour appréhender le handicap et l’appréhender en se focalisant sur les ressources développées par les personnes en situation de handicap. Une notion importante pour Marie-Mercedes qui espère apporter à chaque personne une réflexion autour du handicap en partant des animations proposées. Ce lieu amènera les visiteurs à exploiter au maximum leurs cinq sens. En fauteuil roulant ou à l’aveugle, ils devront réaliser un parcours prévu dans le jardin. Sols adaptés, plantes odorantes, balises explicatives, braille, tout a été pensé autour et pour les différents handicaps. Les aménagements prévus utilisent des produits et des idées destinés à améliorer le quotidien de tous. L’important est que la sensibilisation soit utile, que les visiteurs puissent également se mettre à la place des personnes en situation de handicap. Etant privé de l’un de leur sens, les visiteurs valides feront davantage appel au toucher et à l’ouïe. Cette mise en situation permet de mieux comprendre et de faire tomber les préjugés pour trouver le comportement adapté face au handicap car, comme ils le rappellent, « quand on n’y est pas confronté on ne sait pas ». Voila la vraie ambition de ce jardin, permettre aux personnes de savoir quoi faire et à quel moment l’aide est nécessaire ou quand il faut laisser l’autre autonome. Ici, chaque personne partira avec les mêmes chances et les mêmes informations, un moyen de mettre tout le monde sur un pied d’égalité. Ce projet a mûri pendant deux ans et le jardin devrait ouvrir ses portes courant mai-juin 2011. Les visiteurs sont tous les bienvenus. Les entreprises sont également sollicitées pour des partenariats et sont invitées à y former leurs collaborateurs. Marie Mercedes Ghénassia est très claire sur cette participation : « il ne s’agit pas seulement d’une opération de communication pour se donner bonne conscience mais une réelle réflexion doit être faite notamment en entreprise, autour de l’intégration des personnes handicapées ». Avant de penser à d’autres projets, ils veulent déjà exploiter et faire le maximum dans ce jardin. Ils aimeraient que d’autres projets fleurissent car, pour eux, « la dynamique fonctionne sur des exemples ». Au cours de nombreux voyages dans des pays d’Europe du Nord, ils ont pu se rendre compte du retard français et attendent maintenant que des projets personnels se développent. « Le jour on nous n’entendrons plus parler du handicap, notre combat sera gagné ».


Pour les contacter par mail : mercedes@ghenassia.com

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puce LE 'TOP-BRAILLE' RÉCOMPENSÉ À LÉPINE

Après le stylo à bille, le fer à repasser à vapeur, le four électrique ou encore le cœur artificiel, c'est le Le "Top-Braille" récompensé à Lépine Après le stylo à bille, le fer à repasser à vapeur, le four électrique ou encore le cœur artificiel, c'est le "Top-Braille" qui remporte le Concours Lépine 2010. Mais, qu'est ce que c'est? C'est un appareil de poche permettant la lecture instantanée en braille ou en vocal de n'importe quel texte imprimé en sept langues différentes. En partant de tout document écrit le boîtier à lecture optique retranscrit un texte en braille pour les aveugles et mal voyants, grâce à des picots qui surgissent au fur et à mesure de la lecture. Une innovation qui a conquit les 47 membres du jury puisque le "Top-Braille" a été élu à l'unanimité. L'inventeur, Raoul Parienti, est un ancien professeur de mathématiques élu ingénieur de l'année 2007 sous l'égide du président de la République. Il a pensé à cette invention car sa sœur malvoyante se demandait l'utilité d'apprendre le braille alors que très peu de documents sont écrits en braille. Avec cette récompense, il espère que le prix de l'objet baissera. Actuellement, il est commercialisé à 1.680 euros, il n'est donc pas accessible à un grand nombre. Je peux vous dire qu'il y a 60.000 personnes aveugles, près de 2 millions malvoyantes en France et pas moins de 135 millions de personnes malvoyantes dans le monde mais la nécessité de ce "Top-Braille" n'est-elle pas flagrante quand on sait qu'il a été élu parmi plus de 500 inventions…alors si ça ce n'est pas la preuve que c'est utile!   Johanna Amselem qui remporte le Concours Lépine 2010. Mais, qu'est ce que c'est? C'est un appareil de poche permettant la lecture instantanée en braille ou en vocal de n'importe quel texte imprimé en sept langues différentes. En partant de tout document écrit le boîtier à lecture optique retranscrit un texte en braille pour les aveugles et mal voyants, grâce à des picots qui surgissent au fur et à mesure de la lecture. Une innovation qui a conquit les 47 membres du jury puisque le "Top-Braille" a été élu à l'unanimité. L'inventeur, Raoul Parienti, est un ancien professeur de mathématiques élu ingénieur de l'année 2007 sous l'égide du président de la République. Il a pensé à cette invention car sa sœur malvoyante se demandait l'utilité d'apprendre le braille alors que très peu de documents sont écrits en braille. Avec cette récompense, il espère que le prix de l'objet baissera. Actuellement, il est commercialisé à 1.680 euros, il n'est donc pas accessible à un grand nombre. Je peux vous dire qu'il y a 60.000 personnes aveugles, près de 2 millions malvoyantes en France et pas moins de 135 millions de personnes malvoyantes dans le monde mais la nécessité de ce "Top-Braille" n'est-elle pas flagrante quand on sait qu'il a été élu parmi plus de 500 inventions…alors si ça ce n'est pas la preuve que c'est utile!  


Johanna Amselem

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puce LA CHAINE QU'ILS ATTENDAIENT

Au début il y a deux femmes, deux sœurs nées de parents sourds qui sont à l'origine de ce projet. Et une réflexion simple. Regarder les programmes sous-titrés c'est une solution mais pourquoi ne pas regarder la télévision comme tout le monde : voir les informations à n'importe quelle heure, des jeux, des émissions sportives, de mode, de cuisine et tout se qui compose les chaînes généralistes. Ce qu’elles ne veulent surtout pas c’est ce qu’elles appellent « une chaîne ghetto » qui ne parlerait que de la vie des personnes sourdes et de leurs difficultés. Gabrielle et Déborah Portnoï ont décidé de cette chaine de télévision et, de cette façon, TVisual est née. Il s'agit de la première chaîne de télévision bilingue langue des signes/français oral avec la totalité des programmes présentée en LSF. Un projet auquel les deux jeunes femmes réfléchissent depuis près de deux ans et qui devrait exister à partir de septembre 2010. Au début, il y aura une diffusion web et, très rapidement une diffusion sur les chaines du câble, et en 2012, elles répondront à l’appel d’offre de la TNT. Mais, rapidement elles ont compris que les demandes de subventions, sponsors, partenariat, etc prendraient du temps. Elles n'ont pas perdu espoir et continuent de mener à bien ce projet avec détermination et réalisme. Et comme elles veulent bien faire les choses, les deux sœurs ne cessent de demander à leurs équipes et à des personnes sourdes un avis sur les pilotes d'émissions, pour être certaines que tout correspond aux attentes du public.


Pour les mauvaises langues qui jugent que la cible est trop précise, voire trop petite, le nombre de personnes sourdes en France est estimé entre quatre et cinq millions. C'est suffisant? Pour leurs parents « c’est un rêve », même si au début ils n’y croyaient pas trop, plus les mois passent et plus ils sont fiers de ce projet. Comme personne n’est oublié dans cette future chaîne, Déborah Portnoï veut pouvoir proposer un dessin animé accessible aux enfants sourds où les images suffiraient à raconter une histoire. En attendant, elle a déjà trouvé une conteuse pour égayer les programmes.


La création des programmes et l'enregistrement des pilotes permettent aussi de créer des emplois et de former des personnes sourdes à différents métiers de l'audiovisuel. Pour valoriser au maximum la coopération et l'entraide, les deux femmes ont mis en place des binômes entre personne sourde et personne entendante. De cette manière, chacun fait progresser l'autre et apporte ainsi sa plus-value. Les personnes sourdes attendent impatiemment le lancement de ce nouveau programme en espérant que tout le monde s'y intéressera.

Leur Blog: http://www.t1sch.com/

Johanna Amselem

Lien vers le site de la chaine:
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puce UNE ENTREPRISE SOLIDAIRE
Avec des personnes handicapées dans leurs familles et une bonne dose dfesprit solidaire, il n'a pas fallu longtemps à M et Mme Petigas pour mettre au point le Handy protect place. Pourquoi eux arrivent-ils trempé jusqu'aux os le matin au bureau? Pourquoi doivent-ils subir un soleil tenace le temps de sortir de leur voiture? Un jour, Evelyne Petigas s'est posée ses questions. Et pour y répondre, elle a imaginé le Handy protect place. Le concept est pourtant simple mais il est unique. Installer un auvent au dessus des places réservées aux personnes handicapées pour leur permettre de sortir de leur voiture et de prendre le temps d'installer leur fauteuil roulant sans être mouillé ou souffrir de la chaleur. En moyenne, une personne handicapée met 5 à 7 minutes pour sortir de sa voiture et il est normal qu'elle puisse le faire dans de bonnes conditions. Le premier abri a été inauguré dans une commune européenne le 6 décembre 2008. De nombreuses entreprises ont fait confiance à cette PME et ont doté leurs parkings de cette innovation. E Leclerc, Hyper U, Carrefour les grandes surfaces ont été séduites par l'idée. Comme le raconte avec humour son mari, Christian, cette nouveauté attire même la clientèle, c'est le cas de ces deux femmes âgées: «maintenant que le parking de ce supermarché s'est doté de cet aménagement c'est ici que nous allons venir faire nos courses». Jusqu'à maintenant tout était couvert sur les parkings; les caddies et les poubelles, tout sauf les personnes. Et plus que les hypermarchés, les entreprises se sont aussi tournées vers ce produit. C'est par exemple le cas d'Orange et HP France. Les entreprises qui investissent dans ces aménagements peuvent apposer leur logo sur l'auvent, un bon moyen de faire du marketing intelligent. Et cette PME ne compte pas s'arrêter là. Un autre projet est en cours, il s'agit de créer des emplacements réservés aux femmes enceintes ou avec des poussettes. Elles seront aussi destinées aux personnes qui connaissent un handicap temporaire. Mais, alors que certaines entreprises sont séduites pas ce projet, l'entreprise a plus de mal à convaincre les politiques. Pour faire bouger les choses, Christian Petigas ne compte plus les allers-retours dans toute la France et le nombre de dossiers envoyés. «Il faut trouver un deal avec les conseillers de Nadine Morano. "Sans réglementation, la France ne fera rien".

Johanna Amselem

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puce ANNE, DE L’OMBRE À LA LUMIÈRE

Un phénomène de société, peut-être. L’amour d’un père pour sa fille, certainement.


L’affaire a été reprise par de nombreux médias français. Emission de radio, une des journaux, reportage télévisé, tous ne semblent parler que de cette fameuse webcam. Une caméra qui devrait être installée dans la chambre d’une jeune femme handicapée et qui devrait la filmer 24h/24. Touché par l’explosion médiatique inattendue de cet événement, Didier Lamic, reconnaît avoir appuyé par mégarde sur le « bouton » des médias. A l’origine, une initiative qui lui semble anodine. Il est allé présenter son site internet dans un journal local, présentation qui s’est retrouvé en Une. Mais, derrière ce buzz médiatique se cache un site internet. Désuet au premier abord, le site se révèle riche en informations sur le handicap. Philosophie, photos, chansons, livre d’or ; c’est une visite dans la vie d’Anne, 32 ans. Cette jeune trentenaire est handicapée moteur cérébral depuis sa naissance. Elle ne peut ni marcher ni parler.


Interrogé, son père, Didier Lamic, exprime avec franchise ce qui le motive à mettre en place cette webcam : « C’est une idée personnelle, je veux faire sortir Anne de l’ombre et du silence. C’est une personne de 32 ans que je veux faire reconnaître comme une personne humaine. » Selon lui, Anne est sortie du silence en ayant reçu des lettres de la France entière et du monde. Sortir de l’ombre, lui rendra sa dignité et ne fera plus d’elle une personne cachée. « Je ne veux pas la mettre en pâture et je n’ai aucun intérêt financier dans cette affaire. Je ne recherche ni le pathétique ni le sensationnel ». Au total, ce sont plus de 1200 messages qui ont été laissés pour lui et l’ensemble de sa famille sur le livre d’or, le forum ou les boites mail. « 95% des mots sont touchants et favorables à notre démarche » explique Didier Lamic. Au milieu de ces marques de sympathie, certaines personnes ont laissé aussi des messages blessants. Les messages peuvent être virulents et agressifs, modérés et critiques ou seulement s’interroger sur l’utilité de la démarche. Certaines de ces réactions atroces ont été laissées sur le site comme un symbole des réactions négatives. « J’ai essayé de communiquer avec chacune des personnes qui m’a écris mais il est vrai que, la plupart du temps, ceux qui m’ont critiqué ne laissent pas de coordonnées pour les joindre ».


Entouré de sa femme et de ses enfants, Didier Lamic affirme avoir une vie « équilibrée ». Entre randonnées en montagne et moments en famille, il estime ne pas avoir fait de sacrifice dans son épanouissement. « Même si nous ne partons pas à plus d’une heure de la maison pour pouvoir revenir si il y a un problème, nous prenons des périodes pour nous ressourcer », dans ces moments de repos, Anne est admise dans un service spécialisé. Dans cet établissement elle est prise en charge dans des locaux adaptés et un bilan de santé peut aussi être réalisé. Pour lui, les vacances idéales sont celles qu’il passe avec sa femme et qu’il organise seul en Inde ou au Népal: « je trouve que les voyages organisés ressemblent à des tunnels où l’on ne parle à personne ». C’est certainement cet esprit d’aventure et ces voyages à l’autre bout du monde qui lui ont donné cette tolérance et cette ouverture d’esprit.


« Stade de réflexion »


Didier Lamic a déjà annoncé se donner une période de réflexion concernant la caméra dans la chambre de sa fille. S’il a décidé de rencontrer des représentants de certaines associations de personnes handicapées, c’est parce que Didier Lamic voulait leurs avis. « J’en suis à un stade de réflexion, je ne veux causer de tort à personne ». Les réactions qui s’enchaînent suscitent une période de réflexion chez ce père. « Des personnes handicapées m’ont confié avoir peur que cette retransmission vidéo ne porte atteinte à leur image ». Affecté par cette couverture médiatique excessive, Didier Lamic a conscience de certains aspects positifs de cette aventure. Il retiendra des contacts à travers le monde et toujours plus d’informations sur le handicap.  


Johanna Amselem

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puce SPORTIFS À L’HONNEUR

« Je n’aime pas qu’on me regarde car j’ai peur du jugement des autres et de leur regard ». Voila l’un des courtes phrases qui décorent les affiches du 95 avenue de France dans le 13ème arrondissement de Paris.
Du 22 avril au 14 mai 2009, l’exposition « Les sportifs, les artistes »
a lieu dans le hall de réception du secrétariat d’Etat aux Sports.
Sur plus de cinq panneaux différents, de magnifiques clichés pris par Eva Michaud montrent aux visiteurs des sportifs handicapés épanouis. Depuis de nombreuses années, il est prouvé que le sport permet une meilleure intégration des personnes handicapées. Pour aller dans ce sens la FFSA, Fédération française de sport adapté, propose dans toute la France des cours de sports conçus tout particulièrement pour les personnes handicapées. Participer à de telles activités permet un épanouissement réel.
Natation, course à pied, ping-pong et judo beaucoup de sports sont dans cette exposition mis en valeur. Que le handicap soit physique ou mental ce qu’on retient de tous ces clichés c’est l’envie et le plaisir que ces personnes semblent éprouver.
Plus que des sportifs, ce sont aussi de véritables artistes qui sont mis en valeur. En effet, des passionnés de cirque sont aussi cités par de petites phrases. Toutes les maximes qui agrémentent les images veulent retranscrire l’état d’esprit des personnes handicapées.
Des sourires, des gens heureux, ces photographies immortalisent simplement des êtres humains.


Johanna Amselem

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